lundi 23 septembre 2019

Ce matin..

Cela fait environ trois semaines qu'Elle m'a dit : "Tu aimerais m'accompagner à un RV avec Mme..." ???

Oui j'ai dit oui... et puis j'ai demandé à son père si il voulait venir aussi.. et Oui il a dit oui.

C'était ce matin. Je devais les rejoindre elle et son père sur place.
C'était ce matin et j'ai eu la boule au ventre toute la matinée au bureau avant de partir au RV.
C'était ce matin. J'avais noté dans mon agenda les sujets que je voulais aborder afin de ne rien oublier.

Le RV a duré une heure. D'abord elle toute seule avec Mme...et puis tous ensemble pendant trois-quart d'heures

Et moi de dire mes inquiétudes.. et Mme... de s'étonner... Elle ne lui dirait donc pas tout lors de ses rendez-vous bi-mensuels ?

Et moi au fur-et-à-mesure de l'échange de comprendre que je suis trop "exigeante", que j'attends trop, qu'Elle est stabilisée, qu'Elle fait son maximum, qu'Elle ne peut pas faire plus, qu'Elle est bien entourée par l'équipe médicale...

Patience, confiance, patience.

Une fois de plus confrontée à la gravité de la maladie... J'aurais besoin de bras dans lesquels me reposer, m'abandonner, là, tout de suite.

15 commentaires:

  1. Oui, je comprends, Suzame.
    Je ne peux t'offrir que mes bras virtuels, mais mon amitié est sincère. Je t'embrasse fort.

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    1. Merci douce Françoise pour cette amitié virtuelle et fidèle

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  2. Je suis là.
    Comme Françoise, même chose.
    Bisous du coeur
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    1. Merci Madame la Fée pour tes poussières d'étoiles apaisantes.

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  3. En pensée et sympathie avec toi, chère Suzame.
    je t'embrasse.

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    1. Merci Alainx...toi qui a accompagné des personnes qui souffraient dans leur âme, dans leur psyché, étais tu confronté à la douleurs de familles ?

      Lundi j'ai compris aussi qu'il ne fallait pas que j'espère "trop grand" pour ma fille.
      Acceptation pas facile. On a tellement envie du plus que mieux pour ses enfants.

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    2. J'ai accompagné des personnes individuellement.. Je recevais également des couples (avec mon épouse) en difficulté de diverses natures, y compris avec les enfants.
      Personnellement je ne faisais pas de médiation familiale ou d'accompagnement de familles. Mais celle qui partage ma vie avait cette activité (entre autres). Notamment auprès des enfants.

      Je comprends bien ce que tu dis à propos de ta fille et de ce que tu projettes pour elle. Regarde-la dans ses dynamismes de l'instant. L'avenir n'appartient à personne, ni à elle, ni à toi…

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    3. Merci AlainX d'être revenu me répondre. Et merci pour ta réponse.

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  4. Sans connaitre la situation je devine et comprends votre désarroi. Je sais qu'il faut rester solide. On ne peut aider personne si on n'est pas soi-même serein.

    De mon lointain chez moi, sachez que je vous supporte. La situation est difficile et on se remet ne question, souvent à tort. Ménagez-vous, la priorité sera toujours vous-même.

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    1. Merci Grand-Langue.. pas du désarroi : des moments d'inquiétude qui resurgissent mais aussi un chemin vers la compréhension et l'acceptation.

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    2. Quand j'ai écrit ce texte "ce matin" j'étais très fatiguée émotionnellement par ce rendez-vous et oui j'aurais aimé des bras autour de moi, pouvoir me déposer en douceur et en toute sécurité pour intégrer et me ressourcer.

      Je l'ai fait toute seule : moi avec moi.

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  5. Un jour, je crois vous avoir un peu parlé de ma fille aînée. Je vais poursuivre même si j'aurais préféré le faire par message privé. Elle s'appelle Agnès, est âgée de 32 ans, est reconnue adulte handicapée et perçoit l'AAH si ça s'appelle toujours ainsi. Après avoir voulu faire médecine dans l'idée d'être pédopsychiatre, elle s'est orientée, sans conviction, vers l'économie gestion, est titulaire d'un master autour des risques bancaires (ou quelque chose comme ça). C'est au cours de ces études supérieures qu'elle a été diagnostiquée 'anorexique mentale'. Je pense qu'elle allait mal depuis des années, je me suis souvenue par la suite d'un appel du collège demandant si elle n'était pas anorexique, nous avions pris rv chez notre médecin traitante qui avait conclu par la négative, Agnès ayant toujours ses règles. J'en ai voulu à cette docteure de ne pas avoir mieux fait son travail et un jour où j'en parlais, ma fille m'a dit que c'était bien ainsi car elle avait pu poursuivre une scolarité 'normale'. Lors de ses hospitalisations au centre Abadie à Bordeaux (spécialisé dans le soin des troubles du comportement alimentaire des jeunes) et ailleurs, elle a fait connaissance et noué des liens avec des jeunes ayant beaucoup vécu en hôpital de jour et, pour elle, c'était une sorte de chance d'avoir des ami.e.s partout, certains 'bien-portants' et d'autres 'malades'. Ensuite, elle est revenue à ses premières amours, dont son père l'avait détournée en parlant de l'absence de débouchés, en s'inscrivant et étant prise à l'IUT métiers du livre. Elle est donc libraire et travaille à mi-temps dans une (la) librairie jeunesse de la ville.
    Je me suis beaucoup inquiétée, j'ai tout autant culpabilisé, j'y pensais tout le temps ou, au moins, c'était presque toujours présent dans mon esprit. Je savais depuis longtemps qu'il y avait un problème, qu'elle n'allait pas bien, que notre relation n'allait pas bien ; je ne savais pas quoi faire pour améliorer la situation. Je pense lui en avoir voulu de ne pas être l'enfant dont j'aurais été fière, par ex. à l'aise dans toutes les situations, ce que je n'étais pas moi-même sans en avoir réellement conscience. Sûrement, j'attendais beaucoup d'elle qui me ressemblait probablement un peu trop à mon goût et dont j'imaginais bien les difficultés, les ayant rencontrées.
    Et puis, il y a 13 ans environ, j'ai été suivie par un médecin psychiatre avec qui j'ai commencé une psychothérapie, poursuivie en analyse. Je me souviens avoir souvent parlé d'Agnès lui demandant ce que je pouvais faire. J'ai été très surprise et ébranlée par sa réponse : "Occupez-vous de vous, allez bien vous-même...". Sur le moment, c'était incompréhensible et petit à petit ça a fait son chemin : j'ai beau vouloir le meilleur (à mes yeux) pour ma fille, je ne peux pas grand chose ni influer sur sa vie (tant mieux) alors que j'ai du pouvoir sur la mienne.
    Avec le temps, j'ai arrêté de vouloir pour elle, je l'accompagne comme je peux dans sa vie, je suis en paix avec elle et avec moi, nos relations sont plus fluides, simples, je la comprends plus ou moins, c'est ainsi et ce n'est pas grave, je l'aime comme elle est et sans conditions. Elle c'est elle, moi c'est moi, elle est ma fille, je suis sa mère. J'ai aussi découvert, lors de ce travail, que la seule personne que je peux changer est moi et mon regard sur les autres, le monde...
    Je crois que votre fille vit chez vous et je pense que cela joue, défavorablement, dans votre relation. Ce serait bien si vous pouviez vous voir seulement quand vous le décidez, en avez envie, pour telle ou telle occasion...
    J'espère vous avoir aidé un peu même si je sais que chaque 'cas' est différent.
    Je vous souhaite un bon week-end et vous embrasse.
    Chantal

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    1. Bonjour Chantal
      Oui je me souviens que vous êtes déjà venue écrire ici.

      Ma fille n'est pas financièrement autonome.
      Une démarche est en cours avec l'assistante sociale de l'équipe qui la suit.
      La 1ère étape est franchie : statut invalidité et versement d'une petite aide.
      La deuxième étape (si ma fille m'a bien tout rapporté)est une démarche auprès de la MDPH, une aide complémentaire dans le projet d'avoir son propre domicile.

      Merci pour votre long témoignage. Je ne connais pas d'autres parents qui vivent la même chose que moi. J'ai essayé un jour un cercle de paroles qui ne m'a pas convenu du tout.

      Ma "porte virtuelle" vous est grande ouverte !

      Belle semaine à vous.

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  6. Je vois Suzame que tu es ré ouvert ton blog! :-) Je viens de lire la dernière réponse de Chantal, même si je comprends ta tristesse et ton désarroi au sujet de ta fille, je crois qu'elle a raison. Offre-toi de beaux instants pour les offrir ensuite au monde. Je t'embrasse

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    1. Coucou.
      Je ne suis pas triste...
      Depuis un an, j'apprends l'acceptation avec quelques petits retours en arrière, mais globalement je fais de grands progrès.
      Bises de Bretagne pour toi et ton homme.

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