dimanche 4 janvier 2026

"Dommage...

 

 

 

 ... que tu n'écrives plus"  me dit-on.

J'ai longtemps écrit sur les blogs, tellement longtemps. C'était un indispensable, un exutoire quand j'allais mal, très mal. C'était un remède  à la solitude. Des personnes à la fois inconnues et connues étaient là dans un autre coin de France, en Belgique. Elles me soutenaient. Elles me permettaient de me tenir debout. J'étais presque "avide" de leur réaction à mes écrits. J'existais grâce à elle.

J'en ai rencontré quelques-unes (très peu). Je suis restée en lien avec l'une d'entre elles, une femme du Nord. On se téléphone (pas souvent), quand elle passe en Bretagne elle vient à la maison. On se raconte dans toute notre vérité profonde.

Les années ont passé. Le mal-être s'est atténué. Et surtout la retraite est arrivée. J'ai créé d'autres liens bien réels, des personnes que je peux rencontrer dans la commune où je vis. J'ai créé de nouvelles amitiés. Je me sens moins seule. Je ne ressens plus ce besoin "avide" de "reconnaissance", d'"existence" à travers le blog. 

L'écriture, j'ai continué à la pratiquer au travers de quelques ateliers d'écriture. Mais là aussi, l'envie est passée. Ou du moins avec cette personne là. Si l'occasion se présente j'aimerais explorer un autre genre d'écriture.

Maintenant je peins, je dessine dans un atelier hebdo d'art plastique. Certes il ne s'agit pas de création car nous travaillons à partir d'oeuvres existantes. Cette année le thème est "Le fond, la forme, le flou".

Je publie mes productions sur instagram (et ou facebook). Un autre besoin de reconnaissance ?

Je n'écris plus... mais je dessine, je peins, j'aquarelle, je pastellise...

 

 

Travail personnel - d'après une BD d'Emmanuel Lepage - Pastel sec

 

 

En séance collective d'après Mathurin Meheut - Pastel sec

 

En séance collective d'après Mathurin Méheut - Feutre et crayon de bois 

 

 

En séance collective d'après Mathurin Méheut - Feutre 

 

 Travail personnel d'après Mathurin Méheut - encre aquarelle sépia

 

En séance collective d'après Odilon Redon  - Pastel sec.

 

(Photos faites avec mon téléphone  - Rendu pas optimum). 

Demain soir ce sera une oeuvre de Turner - Technique annoncée : aquarelle + gouache ! Ce sera une découverte cette technique, et ce sera très intéressant.

J'ai commencé, cet après-midi, un travail personnel : une loutre dans un paysage un peu "celtique". Pour l'instant au crayon de bois pour "m'entraîner". Le projet final est un dessin à "la sanguine". 

Qui sait, à défaut d'écrire, je reviendrais peut-être ici vous montrer ce que j'aurai réussi à faire... 

Très bonne année à toutes celles et ceux qui aurons la curiosité de venir ici et de lire jusqu'à la fin.

Mes fidèles... qui ne sont plus très nombreux. 

 


samedi 20 septembre 2025

Partir...

 J'ai fait partie de ce petit monde pendant 17 ans. Nous avons vieilli "ensemble". Je ne m'y suis pas fait vraiment d'ami-es mais j'ai fréquenté quelques personnes en dehors de nos séances hebdomadaires. Je me doutais bien qu'un jour je recevrai un mail, ou un appel téléphonique me disant que l'un ou l'une d'entre nous avait quitté ce monde.

Et voilà c'est arrivé. L'une d'entre nous.  Elle a choisi de mourir, par trop de mal de vivre. Elle m'avait confiée, un jour, qu'elle avait été mariée... avec un homme qui la battait... et qu'elle avait failli en mourir. Elle n'avait pas réussi après à avoir de relations amoureuses durables et en confiance... et pourtant elle avait un grand coeur qui n'attendait que ça...  rencontrer un vrai amour bienveillant. Les années passant elle avait renoncé. Elle n'avait pas d'enfant.

Dans ce monde là, j'ai rencontré au cours des ces 17 années quatre femmes battues (il y en avait peut-être d'autres qui n'ont rien dit). Deux se sont bien "reconstruites". Une autre, je n'ai plus de nouvelles depuis plusieurs années... Je ne sais pas. 

Et M.A qui a préféré mourir. Elle avait 64 ans.

 

 

Les associations d'aide aux femmes © Getty 

 

lundi 8 septembre 2025

L'été, enfin...

 ...est terminé. Oui enfin ! Pour moi l'automne est arrivé (malgré les températures élevées) vers la mi-août. Comme tous les ans le rouge-gorge s'est mis a lancé son cri d'alerte dans le jardin. Les jours ont bien raccourci. Il ne me restait plus qu'à attendre septembre... parce que l'été, pour quelqu'un qui vit seul, c'est long, long, long, beaucoup trop long. Si je vous dis que la semaine du 15 août (à part quelques passants quand j'allais marcher, et mes vendeurs habituels au marché) je n'ai parlé à PERSONNE. Oui personne pendant 7 jours. 

Je renais. La famille, les amis sont rentrés de vacances. Le tissu associatif se remet en marche. Que cela fait du bien !

L'été, enfin, est terminé... et moi je revis. 

jeudi 26 juin 2025

Atelier 2024-2025

 Fin juin. Fin des activités. Début du grand été, trop long été. Heureusement il me reste mes missions hebdomadaires de bénévolat à la banque alimentaire pour m'occuper et me faire rencontrer "du monde".

Peut-être que je vais trouver l'élan de dessiner, de peindre. C'est ce que je m'étais dit l'été dernier et je n'avais rien fait.

En toute modestie, voici ma production 2024-2025 (excepté deux/trois travaux dont je ne suis pas assez satisfaite). (L'an passé, j'avais particulièrement aimé travailler d'après Françoise Petrovich - cette année mes coups de coeur vont au grand pastel de Mary Cassat et celui de Gabriele Münter).



 
 Acrylique d'après Magritte
 

 
Aquarelle et dessin au crayon de bois d'après illustration japonaise
 

Sanguine d'après Julio Mariano

 
Pastel sec d'après Gabriele Münter
 

 
Aquarelle d'après Mary Cassatt

 
Acrylique d'après Dali

 
Pastel sec d'après Mary Cassatt

 

 

vendredi 4 avril 2025

Epoustiflant...

 Si, si...Ce mot existe... je l'ai lu chez Célestine. On ne met pas en doute l'orthographe d'une maîtresse d'école. Faute de frappe ? Que nenni. Célestine est aussi une fée qui invente des mots plus beaux les uns que les autres.

Célestine, en ce moment, est époustiflée par sa prairie fleurie.  A l'autre bout de la France, en diagonale au delà du Rhône, de la Loire, des montagnes, mon petit jardin est également pris de cette douce folie printanière, et ressemble (en modèle réduit) a cette vague célestienne (je suis peut être moi-même un peu korrigane et je m'autorise à créer des nouveaux mots - hé, pourquoi pas !) .

Ce midi encore j'ai passé un long moment à "faire le tour du jardin" (je fais le tour du jardin plusieurs fois par jour). Et puis tiens, c'était tellement comme j'aime, coloré, sauvage et bucolique, que je suis allée chercher l'appareil photo. 







Les photos ci-dessous c'était la semaine dernière ! (je ne me lasse pas d'admirer la Nature)










 

mercredi 26 mars 2025

"Dans la rue"

 C'était en été. En juillet 2009. Il faisait beau. Après le travail avec mon ex-mari nous allions dans ce quartier décentré et populaire où cette année-là le Festival de début juillet s'était délocalisé. Nous baguenaudions autour de la maison de quartier, assistions à des spectacles de rues... et toujours une bande son avec des chansons des artistes programmés... et une voix qui m'envoutait. Alors j'ai pris le programme et j'ai écouté tous les artistes programmés...  j'ai découvert que cette voix était celle de Piers Faccini.

Nous sommes allés à son concert.

 Depuis, de cette voix d'or que j'ai rencontrée "dans la rue", je ne me suis jamais lassée et je l'écoute très régulièrement.

.. Et je guette un éventuel autre concert autour de chez moi. 

 *Article inspiré par Myrte

lundi 20 janvier 2025

Blue monday

 Depuis que je ne travaille plus, ceux que l'on appelle les mois noirs en Bretagne (novembre et décembre) ne me sont plus pénibles. Plus de trajets dans la nuit noire. Avoir le temps de profiter du moindre rayon de soleil. Se cocooner les jours pluvieux. Se prépare à la chaleur des temps de fêtes de fin d'année. Je me suis surprise à vivre ses deux mois dans la légèreté de l'esprit et de l'âme. Et c'était bien agréable.

 

Cette année c'est janvier qui m'est pénible, malgré les jours qui rallongent.

Je n'en peux plus de ce froid humide. Je n'en peux plus de ces jours gris. Je n'en peux plus de la morosité du monde. Les difficultés deviennent des montagnes à gravir.

Heureusement il y a le chant des oiseaux (celui des mésanges en particulier) qui m'encourage, qui me dit que le printemps va arriver c'est certain, que les journée vont se réchauffer, c'est certain, que les fleurs vont éclore, c'est certain, que le ciel va devenir de plus en plus bleu, c'est certain...

Alors en cette journée de blue monday, faire le dos rond, affronter, s'encourager, persévérer, espérer.


Blue Monday : une invention marketing ou une réalité scientifique ? | Le  Mag de Cadeaux.com



"Dommage...

       ... que tu n'écrives plus"  me dit-on. J'ai longtemps écrit sur les blogs, tellement longtemps. C'était un indispens...