vendredi 10 juillet 2026

Danser...

 

 J'étais enfant quand mes parents m'ont inscrite à un cours de danse classique. Une heure par semaine, le jeudi (puis le mercredi) la main sur la barre à faire des pliés, des développés, les cinq positions et les remarques de la professeur "rentre ton ventre" (ben oui j'étais une enfant au ventre dodu... et aux jambes maigrelettes). Je crois que je m'y ennuyais un petit peu certaines fois. Mais j'étais une enfants sage et obéissante.

L'adolescence est arrivée. La prof a proposé des cours de danse de modern-jazz. Et la danse est devenue ma raison de vivre. J'étais devenue  l'une des" bases" des cours de danse classique et de modern-jazz. J'ai dansé jusqu'à l'âge de  17 ans et demi. Eh oui car, toute réjouie de mon bac, j'ai entrepris des études à la fac... et les horaires de cours n'étaient plus compatibles avec les horaires des cours de danse. Je n'ai pas cherché à aller danser ailleurs. Je me suis inscrite à un cours de yoga.

Toutes ces années sans danser.

C'est à la fin de la quarantaine que j'ai recontacté la danse. Biodanza. Une autre façon de danser. J'ai pratiqué la biodanza pendant une quinzaine d'années (avec une pause de deux ans). J'ai arrêté il y a deux ans. J'y suis retournée une ou deux fois depuis. Je me suis rendue compte que cela ne me manquait pas.

J'ai aussi pratiqué la danse bretonne pendant  5 ans. J'ai arrêté il y a 11 ans pour cause de chevilles douloureuses. Au début cela me manquait. Quand je voyais des groupes danser j'avais une envie irrésistible de les rejoindre. Ah la frustration !

Mercredi dernier, avec ma petite soeur, je suis allée dans la grande ville d'à côté pour une soiré de spectacle de musique et danse bretonne (c'est notre petit rendez-vous de chaque été). Certains musiciens ont proposé au public de danser. Beaucoup de personnes se sont levées pour rejoindre les rondes de gavotte, de tour, de laridé, pour partager une valse ou une mazurka. Et vous savez quoi ? Nulle frustration. Je n'avais pas envie de me joindre à la foule.

Les années passent. On change.

Par contre j'ai toujours le rythme qui m'emporte. Mes doigts et mes pieds s'agitent et marquent les pas.

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Je danse parfois... seule chez moi... quand une musique, une mélodie, un rythme me cueille et m'emporte.

J'aime toujours regarder les spectacles de danse. Je suis toujours en admiration devant un geste parfait, un saut magique, une contorsion virtuose

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mardi 30 juin 2026

Une expérience

 ... J'ai fait une "expérience". J'écoutais une émission de radio dont le sujet m'intéressait et sur lequel j'avais des "choses à dire". Il était proposé aux auditeurs de "témoigner" en envoyant un message écrit via la messagerie whatsapp. Ce que j'ai fait. A peine une minute plus tard mon téléphone portable sonnait. Bien que je ne connaissais pas le numéro affiché, j'ai décroché. C'était une personne de la radio en question qui me demandait si je voulais bien intervenir en direct dans l'émission. J'ai dit oui. On m'a fait patienter. Un technicien a fait de tests pour savoir si tout était ok. J'entendais l'émission dans mon téléphone quand l'animateur m'a interpellée pour un très court échange à l'antenne.

Ce que j'ai fait (je pense sans trop d'hésitation et bafouillage). Une fois que j'ai fini de parler, il a rebondi sur la parole de l'un des intervenants... et plus rien. Pas merci, pas au-revoir. 

Je me suis sentie comme un outil, un moyen de faire "de la matière" sur le sujet du jour. J'ai été un peu - beaucoup - décontenancée et déçue.

La seule chose que je retiens c'est le professionnalisme de l'animateur qui avec fluidité anime l'émission avec les différents intervenants. Il a manqué de politesse avec moi. Peut-être était-il fatigué ! 

lundi 25 mai 2026

Consolation

 

 Je ne sais plus à partir de quel âge la musique est devenue source de consolation. Al'adolescence peut-être. A cette période de ma vie j'écoutais surtout de la chanson française. J'avais l'impression que certaines racontaient mes états d'âmes. C'est le propre d'une chanson n'est-ce pas !

Et puis, plus tard, beaucoup, beaucoup plus tard... c'est  la musique instrumentale qui m'est devenue consolation.

Je me souviens de la toute première. C'était "Petit air marin" de Didier Squiban. Du piano.

Puis il y a eu la contrebasse de Renaud Garcia-Fons

Il y a une semaine j'ai regardé le film "La zone d'intérêt". C'était éprouvant même si rien n'est montré, tout est suggéré. Après ce film  j'ai eu un besoin essentiel de me "consoler". Pendant une heure j'ai écouté ce pianiste que certains qualifient de "néo-classique" et qui a l'âge de mes enfants  : Sofiane Pamart. Cela fait environ cinq ans que je l'ai découvert et que je l'écoute avec émotion. Il y a une semaine sa musique est devenue ma nouvelle musique de consolation.

 

dimanche 3 mai 2026

Un fil solide

 ... un commentaire laissé sur un de mes articles m'a tiré de ma paresse et m'a incitée à passer un peu de temps ici alors que dehors les nuages et la pluie jouent avec le soleil. C'est dimanche. Tout est calme. La musique coule avec douceur et remplit mes oreilles pour se glisser un chemin jusqu'à mon coeur et mon âme.

Tout est calme. Le jardin de ce début de mai est magnifique. Le vert du feuillage est encore tendre. Les fleurs s'épanouissent dans l'air tiède. Le coucou chante dans le bois. Les martinets font leur ballet  vertigineux au-dessous des nuées. Les merles se perchent sur les toits et éclaboussent l'air de leurs trilles mélodieuses. 

Tout est calme. Je suis seule. Mais non. Je ne suis pas seule. Avalon n'avait pas perdu le bout du fil et m'a fait signe. 

Je suis allée lire chez elle. J'ai déposé des mots. Et puis je suis allée lire chez mes fidèles Françoise, Célestine, AlainX. J'ai lu chez AlainX une belle réflexion (fortement commentée) sur la présence divine et les veilleurs que nous sommes tous les uns pour les autres. 

Oui le fil est solide. Il peut sembler se déliter, disparaître, mais il est bien là. Il suffit juste de le tirer doucement et de le suivre pour se retrouver.

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Un peu de mon jardin 

 

 




 

mardi 10 février 2026

Je me souviens...

 ... Pendant mes études. J'avais choisi un cours de droit privé dont je ne me souviens plus la spécialité. Une heure par semaine avec un professeur au physique singulier, au nom de famille peu flatteur,  peu avenant, et à la voix au timbre nasal. Un cours qui ne m'intéressait pas vraiment... mais il fallait bien s'inscrire quelque part ; j'avais choisi ce cours par défaut. Nous étions une petite vingtaine à le suivre .

Un jour, ce professeur singulier qui n'était pas captivant, nous dit, l'air de rien, qu'il n'y a eu qu'un seul arrêt à la Cour de Cassation sur un cas précis. Moi, en élève attentive, je note la date de l'arrêt et je m'empresse d'aller à la BU trouver cet arrêt et ses commentaires et analyses et de tout photocopier, et de bien le potasser.

Et vous savez ce que nous avons eu comme sujet d'examen  ? pour cette matière dont je ne me souviens pas le nom : l'étude de cet arrêt de cassation. Sans le travail préparatoire que j'avais fait, pas certaine que je m'en serais sortie. De mémoire j'ai du avoir 14/20.

Merci Monsieur le Professeur C. pour votre bienveillance et de nous avoir orientés sur le sujet d'examen que vous aviez déjà certainement choisi quand vous nous avez, mine de rien, glissé l'information.

samedi 24 janvier 2026

Souffler

 illustrations, cliparts, dessins animés et icônes de fille ont compris le coffre, prévenir est vraiment époustouflé - reprendre son souffle

Un endroit, une personne auprès de qui souffler quand c'est trop, quand ce n'est pas assez, quand ça ne va plus, quand...

A la naissance de mes deux enfants (les deux le même jour à 10 minutes d'intervalle) c'est chez ma maman que nous allions souffler. C'était indispensable. Le samedi nous allions souffler dans ce cocon, dans cet espace d'amour et d'entraide. Au premier été après leur naissance c'est chez mes beaux-parents que nous étions allés souffler. J'étais au plus bas de ma fatigue physique. J'ai pu m'y requinquer.

Je pouvais souffler aussi auprès du père de mes enfants, le soir quand, après le travail, il y avait un trop-plein, quand la migraine me vrillait les tempes, quand l'impuissance prenait toute la place...

 Pendant très longtemps c'est auprès de ma maman que je me suis réfugiée pour souffler le temps de quelques heures, d'une balade, d'un thé, d'une conversation.

Le père de mes enfants, un jour, a fermé la porte et n'est jamais revenu.

Le cerveau de ma maman a fait des siennes et s'est enfoncé dans la confusion. Quelques années plus tard elle est décédée... quatre ans déjà.

Je n'ai plus personne pour souffler. J'en ai toujours besoin. C'est fatiguant d'être seule face à ses fragilités, ses maux physiques, ses inquiétudes, ses vides. C'est fatiguant de puiser dans le peu de ressources qu'il nous reste pour, seule, s'autoriser à souffler. Il en faut du courage et de la persévérance.

Ce soir je suis fatiguée. J'aimerais un sourire, une épaule, une main, un échange pour... souffler. Je vais aller dormir. Peut-être que mes rêves me donneront cet espace dont j'ai besoin.

 illustrations, cliparts, dessins animés et icônes de fille ont compris le coffre, prévenir est vraiment époustouflé - reprendre son souffle

 

samedi 10 janvier 2026

Semaine de "rentrée"

 Quelle drôle de semaine cette semaine de "rentrée".

D'abord, il y a eu lundi. Cours de gym pilâtes où je suis allée seule, ma compagne habituelle ne m'ayant pas rejointe sur le chemin. Au milieu du cours, les bavardes (on a deux petits groupes de bavardes dans ce cours - parfois il est difficile de se concentrer), donc les bavardes s'exclament : "Il neige !". En sortant du cours, le sol est tout blanc, les flocons tombent en douceur. Je rentre à la maison, à pas précautionneux.Que c'est agréable cette marche lente et silencieuse sous cette neige.

Une fois rentrée à la maison, le groupe whatsapp de l'atelier multi-techniques s'affolent. Le cours du soir es annulé. Pas de Turner à l'horizon. Ce sera pour la semaine prochaine.

 Puis, il y a eu mardi. Un soleil éclatant accueille le matin. Tout est blanc. Dès que je suis prête je sors, appareil photo à la main. Qui sait quand nous reverrons de la neige dans ma Bretagne !

L'après-midi j'entreprends une peinture dont j'avais le projet depuis quelques semaines. Technique utilisée : peinture acrylique au couteau, sur carton toilé. Cela m'occupe plusieurs heures. Et bien évidemment une fois terminé, je vois tous les défauts. Quelques jours plus tard, je me réjouis de ce travail. Je le trouve beau finalement.

Puis, il y a eu mercredi. Ce sont les pluies verglaçantes et la neige gelée qui accueillent le matin. J'attends que je jour se lève pour aller au marché. Quand je rentre il est trop tard pour aller faire ma mission de bénévolat à la Banque Alimentaire. Ce sera pour la semaine prochaine.

Le soir je retourne avec plaisir au cours de yoga. Notre professeure a été absente en décembre pour raison de santé (elle avait été remplacée) et c'est une jolie joie de la retrouver, avec sa douceur et sa bienveillance. 

Puis, il y a eu jeudi. La tempête Goretti est prévue pour la fin de journée et la nuit. Ce jeudi au programme de l'après-midi une conférence "Café, thé ou chocolat" sur l'histoire du petit-déjeuner en Europe. Je dois y aller avec une amie qui me téléphone pour me dire qu'elle est dans un état cotonneux et fébrile et qu'elle ne viendra pas. Vers midi je reçois un message d'un de mes amis qui fait partie de l'organisation des conférences, pour me prévenir que la conférence est annulée. La conférencière est lorientaise et craint que les trains ne soient annulés à cause de la tempête et qu'elle ne puisse pas rentrer chez elle.  Ce sera pour l'année prochaine.

Je propose à cet ami de venir passer un moment à la maison, à défaut d'aller à la conférence. Avant qu'il n'arrive j'ai le temps de faire quelques amaretti que nous dégustons au chaud avec un bon thé, tout en bavardant.

Puis, il y a eu vendredi. Le matin c'est le café-philo mensuel avec un sujet difficile "Peut-on revendiquer le droit à mourir". J'aime ce café-philo que j'ai rejoint en septembre dernier. J'y ai rencontré de nouvelles personnes. Les échanges sont toujours empreints de bienveillance et de respect. J'y élargis mon champ de réflexion. Dans ce café-philo il y a aussi des échanges de livres. Ce vendredi je repars avec un livre de Lauren Bastide "Enfin seule". Un essai qui parle des femmes seules. J'en ai déjà lu un tiers hier soir. Si je me sens l'âme d'une chroniqueuse, je reviendrai vous en parler un peu. 

Et maintenant il y a samedi. Le soleil rentre à grand flot dans la maison. Je vais aller sur mes chemins, le nez en l'air et les yeux éveillés, ressentir la nature après le passage de la neige et de la tempête.

 

 
"Ma" campagne mardi,  à 100 mètres de la maison 


 
Mon inspiration - de nouveau Emmanuel Lepage
 
 

Ma "croûte"
 
Et "ma" petite loutre au crayon de bois que j'avais envie de vous montrer.
Plusieurs heures de travail  - une méditation.
 
 


 

 

Danser...

   J'étais enfant quand mes parents m'ont inscrite à un cours de danse classique. Une heure par semaine, le jeudi (puis le mercredi)...