lundi 10 juin 2019

En passant

Je travaille aujourd'hui..journée de solidarité... c'est comme ça tous les ans.
Pas beaucoup de congés payés...surtout à ce moment là de l'année... Alors je suis au bureau et je travaille tout en écoutant de la musique... Mes musiques...

Et là une qui me renvoie à un stage de biodanza... J'avais dansé un tango fantastique avec une personne fantastique.. mon corps et mon âme s'en souviennent.



A chaque stage de biodanza il y a au moins une danse où je m'expanse par la danse.

Au dernier stage de début avril j'ai eu deux moments magiques...  L'un dans une danse avec deux partenaires (la danse du sculpteur)... L'autre seule dans une danse d'expansion que j'avais dansé fougueusement mais aussi avec beaucoup de légèreté et surtout une grande ouverture (j'en avais eu des compliments).

Pas de nouveau stage en vue, car notre facilitatrice souffre du genou....

mercredi 22 mai 2019

Légèreté

Hier nous avons dansé la légèreté, l'air, l'air léger, mais aussi l'air fougueux, celui qui attise le feu... sur des musiques merveilleuses.

Une légèreté vivifiante qui m'a fait oublier la fatigue et la douleur de ma cheville.

Le pouvoir guérisseur de la danse...

lundi 20 mai 2019

L'heure d'été

Ma Gand-Mère trouvait ça bien l'heure d'été "Les soirées sont plus longues"...

En 1976 ma Grand-Mère avait 64 ans(et moi 15), ne travaillait plus depuis plus de quinze ans (mes grands-parents ont arrêté leur activité de boulanger deux ou trois ans avant ma naissance et ont ensuite vécu une vie modeste mais riche d'amour et d'amitié).

Ma Grand-Mère ne profitait pourtant pas des soirées plus longues générées par le passage à l'heure d'été. A 22 heures au plus tard elle était couchée... et elle ne manquait pas de faire la sieste l'après-midi (du moins sur le temps des mois de vacances au bord de la mer que je passais avec elle).

Le passage à l'heure d'été chaque année m'épuise.Et encore plus cette fois-ci. 
Je n'ai pas encore l'âge que ma Grand-Mère avait en 1976.
Je suis loin de mon arrêt d'activité. Je ne peux pas faire la sieste. 
Je gère seule mon quotidien. Je ne peux pas partager les charges.
J'ai des activités de loisirs le soir (d'autant plus indispensable quand on est seule) qui me font coucher tard, alors que le réveil sonne, impitoyable, chaque matin à heure fixe.

Je suis fatiguée. Je déteste le passage à l'heure d'été. Cela me désole que  la majorité des personnes qui ont répondu au sondage sur l'horaire à maintenir quand il n'y aurait plu de changement, se soit prononcée pour l'heure d'été.

Sachez le, je n'aime pas du tout l'heure d'été, cette heure factice, cette heure qui ne respecte pas le rythme naturel du soleil, cette heure plébiscitée uniquement pour le fait que de juin à juillet, les soirées soient "plus longues".... Société du Loisir à tout prix....  De la consommation sans modération.


Bref...c'est lundi, je suis déjà complètement épuisée... et cela dure depuis le passage à l'heure d'été de fin mars..... Vivement mon lit !
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vendredi 12 avril 2019

En passant

C'était mercredi soir.
Le téléphone de ma fille vibre. Elle décroche. C'est son père. Elle change de pièce pour tenir la conversation.. puis elle revient avec un très joli, vraiment très joli sourire sur le visage.

Et moi je n'ai pas pu m'empêcher de lui dire que cela la rendait heureuse d'échanger avec son père, qu'elle était contente. Que de me voir elle n'exprime jamais un tel contentement.

Déjà que la situation me pèse, que je la trouve injuste.. depuis mercredi soir cela s'est exacerbé.

Je trouve cela injuste que je doive gérer au quotidien les humeurs, les fragilités de ma fille. Que je ne récolte que les mal-êtres, les incertitudes. Que je ne sais jamais quand je rentre à la maison si l'ambiance va être pesante, ou légère. De m'obliger à lui proposer des choses le week-end pour la "distraire" alors même que j'aurais envie de ne rien faire, de sortir ou d'aller voir une amie. D'être obligée de rendre compte de ce que je fais, sinon elle s'inquiète. D'être responsable des médicaments et de me sentir culpabilisée si un matin j'oublie de les déposer sur la table.

C'est injuste.

C'est pareil avec mon fils. Il va bien lui.... Mais...

Mais quand il va voir son père il va vraiment passer du temps avec lui du vendredi soir au dimanche soir.
Quand il vient chez moi il est à peine arrivé qu'il pense déjà à repartir.
Si je cumulais tous les temps passés sur toute une année, je suis certaine que mon fils passe plus de temps avec son père qu'avec moi.

C'est injuste.

Il est parti, le père,  me laissant détruite, avec deux enfants majeurs qui n'étaient pas là à ce moment là, mais qui sont revenus depuis, puis repartis, puis revenus et encore repartis.
De nouveau revenue pour ma fille.

C'est une charge mentale étouffante... malgré tout l'amour que je porte à ma fille.
C'est une déception que mon fils ne cherche pas à me rencontrer.

C'est injuste.

mercredi 10 avril 2019

Et même si

... J'y ai éprouvé des difficultés, des tristesses, des chagrins.

Il y a eu
La chaleur de l'amitié
Les sourires
Les partages
Les nonchalances
Les émerveillements

Il y a eu
Des danses de Terre sur de la musique africaine
Et des danses impétueuses (pendant lesquelles je me suis surprise à cabrioler moi qui ai toujours peur de la douleur de ma cheville)
Des danses de Feu
Des danses introspectives
Des danses expressives

Il y a eu
La danse du sculpteur pendant laquelle mes deux partenaires m'ont "sculptée" divinement.

Il y a eu

Il y a eu la danse d'expansion... la danse que j'avais demandée, choisie... la danse pendant laquelle âme et corps reliés, je me suis "envolée"... "Elle était faite pour toi"... m'a t'on dit... La salle n'était pas assez grande pour moi.

Ne pas ignorer les ombres
Mais se réjouir intensément de chaque joie vécue

Et un jour  plus ou moins lointain j'écrirai mon bonheur comme Célestine.

mardi 2 avril 2019

La fleur et le bourdon

Il est une fleur froissée qui danse sous la brise du vent.
Il est un bourdon dynamique qui danse dans la brise du vent.
Ils se rencontrent, se regardent, se plaisent, se sourient, se parlent.
Le bourdon virevolte autour de la fleur froissée. La fleur s'en défroisse, prend appui sur ses faibles racines, s'élance vers le ciel, s'épanouit.

Le bourdon réfléchit.
Trop.
Il réfléchit trop.
C'est compliqué un bourdon.
Il réfléchit et se dit que même si la fleur lui plaît énormément, même si... s'attacher à elle le privera de sa liberté de voler sous tous les vents de la Terre. C'est un bourdon qui ne tient pas en place, qui rêve d'aller découvrir tous les paysages possibles.
Alors après un dernier bourdonnement, d'un coup d'aile il s'éloigne vers ses rêves de voyages.

Depuis la fleur et le bourdon se rencontrent à l'occasion d'une brise, se sourient rapidement.

La fleur froissée défroissée s'est re-froissée.
Toutes les tensions, les douleurs à ses racines, sa tige, ses feuilles sont revenues décuplées.
La fleur froissée ploie sous l'effet des douleurs et de la déception.
Mais coûte que coûte elle continue à danser dans le vent, à se réchauffer au soleil du printemps, à rencontrer les autres fleurs, les insectes de passage, à goûter à chaque cadeau de la Vie qui se présente à elle.

Il y a certainement un autre bourdon (peut être un peu moins dynamique) ou un scarabée mordoré qui n'aura pas peur de danser à ses côtés.

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En passant

Je travaille aujourd'hui..journée de solidarité... c'est comme ça tous les ans. Pas beaucoup de congés payés...surtout à ce moment ...