samedi 11 août 2018

Avant

Avant il y avait ma Maman auprès de qui je pouvais déposer mon "enfant" en mal de trop de solitude, en mal d'affection.
Ces derniers temps c'est devenu impossible. Hier elle a été quasi indifférente à ma présence. Un sourire quand je suis arrivée, un "tu es jolie" et puis plus rien. Une heure de plus rien. C'est dur pour moi.

Bien sûr il y a eu ce cercle d'affectivité samedi dernier. J'ai plus donné que reçu. C'était la première fois que j'y allais. Je ne savais pas trop ce que c'était. J'ai fait confiance. Mais j'ai choisi de donner. Lors d'une prochaine fois je demanderai à recevoir.

Bien sûr il y a la biodanza. La dernière fois c'était fin juin.  C'est loin.

Bien sûr il y a mes deux belle-soeurs. Ce n'est pas souvent.
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En ce temps de vacances ou chacun et chacune est sensé être heureux, je suis d'une tristesse sans fond.

vendredi 3 août 2018

LBAS - Camping

L'été de cette année là (l'année de la bande de 6) il avait été décidé que les trois filles passeraient le mois de juillet ensemble. En effet le père de l'une d'entre elles, installait, pour deux mois, une caravane et une grande toile de tente dans un camping d'une petite station balnéaire des Côtes d'Armor.

Cela la mettait mal à l'aise cette histoire de camping tout en lui faisant envie. Ce qui la gênait c'est tout ce qui  a rapport à l'intimité du corps (visage ingrat + corps ingrat = vilain petit canard)  : les douches, le maillot de bain, l'épilation qui se devait d'être parfaite. Et puis le financement. Elle n'était pas issue d'une famille aisée. Même si l'hébergement était offert, il fallait se nourrir... et les sorties le soir... et hors de question de demander à ses parents.

C'était sa première année de fac, elle avait 18 ans tout neuf. Elle était allée au CROUS en quête d'un boulot d'été (à son époque les entreprises proposaient au CROUS des offres d'emplois d'été pour les étudiants). Elle avait répondu à une annonce, passé un entretien... Et elle avait été embauchée pour deux mois. Elle commençait tout de suite.

Plus de vacances au bord de la mer avec les deux amies.

Toutefois il était prévu un week-end. Elle était partie avec deux des garçons (le troisième n'était pas disponible) un samedi après le travail (elle travaillait le samedi matin) pour retrouver les deux vacancières. Les garçons avaient dormi dans la toile de tente. Les filles dans la caravane.

Un week-end ensoleillé. Pas de plage (ouf) mais des balades le long du port, des plats de pâtes cuisinés ensemble, des hot-dogs, une sortie en boîte, des rires...



Ce mois de juillet avait rapproché les deux filles parties ensemble. Petit pincement pour elle... C'est la Vie ! 


mardi 31 juillet 2018

La boite aux souvenirs - 3 + 3

Par quelle circonvolutions a-t'elle pensé à lui et lui a fait chercher sur internet un témoignage récent de son existence.
Mystère des pensées.

C'était il y a 40 ans. 
Ils étaient 6. 3 filles. 3 garçons.
C'était elle qui avait réuni les filles. Elle connaissait un peu l'une car elles se côtoyaient au lycée.
Avec l'autre elle prenait le bus le matin et le soir.
Les garçons ? Elle ne sait plus. Sans doute qu'ils fréquentaient le même côté qu'elles dans l'amphithéâtre de la fac. Ils ont fait connaissance. Ils se sont plus et ont formés leur petite bande.

Les années suivantes d'autres se sont joints à la bande. Ce n'était plus pareil.

3 filles et 3 garçons. Il y avait un accord tacite que seule l'amitié les lierait et qu'il n'y aurait aucune histoire d'amour.

Il n'empêche qu'elle était secrètement amoureuse de l'un d'entre eux.

Elle ne se souvient que des prénoms. Sauf  pour lui. Hier elle a tapé son nom sur google...et il est apparu.
Le jeune homme maladroit est devenu un homme plein d'assurance.
Dans son regard le même pétillement et la même bienveillance. Son sourire le même aussi.Un petit embonpoint. Les cheveux noirs sont devenus de neige mais sont toujours aussi drus et crantés.

Elle est heureuse pour lui. Le jeune homme maigre est devenu un homme qui a l'air épanoui. Elle le souhaite heureux dans sa vie.

mercredi 18 juillet 2018

jeudi 12 juillet 2018

Mal-a-di-ct

Saloperie
De maladie
Plus perverse
Qu'un cancer
Elle enlace
Elle embrasse
Puis
Elle serre
Sans relâche
Elle s'immisce
Dans le cerveau
Se faufile
Entre les neurones
Elle détruit
Réduit à un zombie
Guette sans cesse
Sournoise
Lamine
Domine
Manipulatrice
Saloperie
De maladie

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Et face à ça
Immpuissance
Incompréhension
Colère
Espoir parfois
Puis désespoir
Insomnie
Epuisement


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Saloperie
De maladie









mardi 10 juillet 2018

Le grand bonheur

Ma chère Belle Belle-Soeur deux fois grand-mère cette année de deux petites filles qui viennent après deux petits-garçons nés il y a trois ans.

Voir le grand bonheur de ma Belle-Soeur. Voir la qualité de ses relations avec ses petits-enfants. L'entendre dire qu'avec l'une de ses petites-filles elle sent un lien particulier (la fille de son fils - elle porte un nom de Fée : Mélusine).
La voir s'émerveiller.

Lire le grand bonheur de Célestine qu'elle nous partage avec ses mots magnifiques.
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Et moi, le grand bonheur ?

J'y crois peu. Mes enfants sont deux célibataires bientôt endurcis.
Mon fils par trop de relations décevantes. Il attend une étoile, une âme exceptionnelle. La rencontrera-t'il ?
Ma fille... par trop de fragilité, une santé fluctuante, une âme tourmentée.

Et serais-je capable ?




samedi 7 juillet 2018

Vous... tu... On s'fait la bise ?

Là où je travaille, il y a des personnes que je ne vois pratiquement jamais car elles sont sur d'autres agences.
Et là où je travaille, les mouvements de personnel il y en a.

On ne se voit pas mais l'on s'envoie des mails, surtout que vu mon rôle administratif, plein de personnes me demandent plein de choses.

On a une nouvelle embauchée depuis mai. Quand elle m'écrit, elle me tutoie...Quand je lui réponds je la vouvoie.
Je ne peux pas tutoyer rapidement. Impossible, quelque soit l'âge de la personne.
La nouvelle embauchée est plus jeune que mes enfants. Je la vouvoie. Elle me tutoie. On ne n'est jamais vues.

Dans une dizaine de jours les trois agences se réunissent. Je vais voir des collègues de travail pour la première fois. Je vais les vouvoyer. 
Elles vont sans doute être surprises par mes cheveux gris et mes rides.
Elles vont peut être vouloir me faire la bise. Je n'aime  pas ça... faire la bise à des personnes avec lesquelles il n'y a pas une relation "vraie". Je n'aime pas ça.

Ce n'est pas une question de génération, c'est une question de respect et de franchise pour les autres et pour moi-même.
Se faire la bise est devenu un geste tellement banalisé... dès fois moins sincère qu'une poignée de main et un vrai sourire.


Avant

Avant il y avait ma Maman auprès de qui je pouvais déposer mon "enfant" en mal de trop de solitude, en mal d'affection. Ces...