samedi 24 janvier 2026

Souffler

 illustrations, cliparts, dessins animés et icônes de fille ont compris le coffre, prévenir est vraiment époustouflé - reprendre son souffle

Un endroit, une personne auprès de qui souffler quand c'est trop, quand ce n'est pas assez, quand ça ne va plus, quand...

A la naissance de mes deux enfants (les deux le même jour à 10 minutes d'intervalle) c'est chez ma maman que nous allions souffler. C'était indispensable. Le samedi nous allions souffler dans ce cocon, dans cet espace d'amour et d'entraide. Au premier été après leur naissance c'est chez mes beaux-parents que nous étions allés souffler. J'étais au plus bas de ma fatigue physique. J'ai pu m'y requinquer.

Je pouvais souffler aussi auprès du père de mes enfants, le soir quand, après le travail, il y avait un trop-plein, quand la migraine me vrillait les tempes, quand l'impuissance prenait toute la place...

 Pendant très longtemps c'est auprès de ma maman que je me suis réfugiée pour souffler le temps de quelques heures, d'une balade, d'un thé, d'une conversation.

Le père de mes enfants, un jour, a fermé la porte et n'est jamais revenu.

Le cerveau de ma maman a fait des siennes et s'est enfoncé dans la confusion. Quelques années plus tard elle est décédée... quatre ans déjà.

Je n'ai plus personne pour souffler. J'en ai toujours besoin. C'est fatiguant d'être seule face à ses fragilités, ses maux physiques, ses inquiétudes, ses vides. C'est fatiguant de puiser dans le peu de ressources qu'il nous reste pour, seule, s'autoriser à souffler. Il en faut du courage et de la persévérance.

Ce soir je suis fatiguée. J'aimerais un sourire, une épaule, une main, un échange pour... souffler. Je vais aller dormir. Peut-être que mes rêves me donneront cet espace dont j'ai besoin.

 illustrations, cliparts, dessins animés et icônes de fille ont compris le coffre, prévenir est vraiment époustouflé - reprendre son souffle

 

samedi 10 janvier 2026

Semaine de "rentrée"

 Quelle drôle de semaine cette semaine de "rentrée".

D'abord, il y a eu lundi. Cours de gym pilâtes où je suis allée seule, ma compagne habituelle ne m'ayant pas rejointe sur le chemin. Au milieu du cours, les bavardes (on a deux petits groupes de bavardes dans ce cours - parfois il est difficile de se concentrer), donc les bavardes s'exclament : "Il neige !". En sortant du cours, le sol est tout blanc, les flocons tombent en douceur. Je rentre à la maison, à pas précautionneux.Que c'est agréable cette marche lente et silencieuse sous cette neige.

Une fois rentrée à la maison, le groupe whatsapp de l'atelier multi-techniques s'affolent. Le cours du soir es annulé. Pas de Turner à l'horizon. Ce sera pour la semaine prochaine.

 Puis, il y a eu mardi. Un soleil éclatant accueille le matin. Tout est blanc. Dès que je suis prête je sors, appareil photo à la main. Qui sait quand nous reverrons de la neige dans ma Bretagne !

L'après-midi j'entreprends une peinture dont j'avais le projet depuis quelques semaines. Technique utilisée : peinture acrylique au couteau, sur carton toilé. Cela m'occupe plusieurs heures. Et bien évidemment une fois terminé, je vois tous les défauts. Quelques jours plus tard, je me réjouis de ce travail. Je le trouve beau finalement.

Puis, il y a eu mercredi. Ce sont les pluies verglaçantes et la neige gelée qui accueillent le matin. J'attends que je jour se lève pour aller au marché. Quand je rentre il est trop tard pour aller faire ma mission de bénévolat à la Banque Alimentaire. Ce sera pour la semaine prochaine.

Le soir je retourne avec plaisir au cours de yoga. Notre professeure a été absente en décembre pour raison de santé (elle avait été remplacée) et c'est une jolie joie de la retrouver, avec sa douceur et sa bienveillance. 

Puis, il y a eu jeudi. La tempête Goretti est prévue pour la fin de journée et la nuit. Ce jeudi au programme de l'après-midi une conférence "Café, thé ou chocolat" sur l'histoire du petit-déjeuner en Europe. Je dois y aller avec une amie qui me téléphone pour me dire qu'elle est dans un état cotonneux et fébrile et qu'elle ne viendra pas. Vers midi je reçois un message d'un de mes amis qui fait partie de l'organisation des conférences, pour me prévenir que la conférence est annulée. La conférencière est lorientaise et craint que les trains ne soient annulés à cause de la tempête et qu'elle ne puisse pas rentrer chez elle.  Ce sera pour l'année prochaine.

Je propose à cet ami de venir passer un moment à la maison, à défaut d'aller à la conférence. Avant qu'il n'arrive j'ai le temps de faire quelques amaretti que nous dégustons au chaud avec un bon thé, tout en bavardant.

Puis, il y a eu vendredi. Le matin c'est le café-philo mensuel avec un sujet difficile "Peut-on revendiquer le droit à mourir". J'aime ce café-philo que j'ai rejoint en septembre dernier. J'y ai rencontré de nouvelles personnes. Les échanges sont toujours empreints de bienveillance et de respect. J'y élargis mon champ de réflexion. Dans ce café-philo il y a aussi des échanges de livres. Ce vendredi je repars avec un livre de Lauren Bastide "Enfin seule". Un essai qui parle des femmes seules. J'en ai déjà lu un tiers hier soir. Si je me sens l'âme d'une chroniqueuse, je reviendrai vous en parler un peu. 

Et maintenant il y a samedi. Le soleil rentre à grand flot dans la maison. Je vais aller sur mes chemins, le nez en l'air et les yeux éveillés, ressentir la nature après le passage de la neige et de la tempête.

 

 
"Ma" campagne mardi,  à 100 mètres de la maison 


 
Mon inspiration - de nouveau Emmanuel Lepage
 
 

Ma "croûte"
 
Et "ma" petite loutre au crayon de bois que j'avais envie de vous montrer.
Plusieurs heures de travail  - une méditation.
 
 


 

 

dimanche 4 janvier 2026

"Dommage...

 

 

 

 ... que tu n'écrives plus"  me dit-on.

J'ai longtemps écrit sur les blogs, tellement longtemps. C'était un indispensable, un exutoire quand j'allais mal, très mal. C'était un remède  à la solitude. Des personnes à la fois inconnues et connues étaient là dans un autre coin de France, en Belgique. Elles me soutenaient. Elles me permettaient de me tenir debout. J'étais presque "avide" de leur réaction à mes écrits. J'existais grâce à elle.

J'en ai rencontré quelques-unes (très peu). Je suis restée en lien avec l'une d'entre elles, une femme du Nord. On se téléphone (pas souvent), quand elle passe en Bretagne elle vient à la maison. On se raconte dans toute notre vérité profonde.

Les années ont passé. Le mal-être s'est atténué. Et surtout la retraite est arrivée. J'ai créé d'autres liens bien réels, des personnes que je peux rencontrer dans la commune où je vis. J'ai créé de nouvelles amitiés. Je me sens moins seule. Je ne ressens plus ce besoin "avide" de "reconnaissance", d'"existence" à travers le blog. 

L'écriture, j'ai continué à la pratiquer au travers de quelques ateliers d'écriture. Mais là aussi, l'envie est passée. Ou du moins avec cette personne là. Si l'occasion se présente j'aimerais explorer un autre genre d'écriture.

Maintenant je peins, je dessine dans un atelier hebdo d'art plastique. Certes il ne s'agit pas de création car nous travaillons à partir d'oeuvres existantes. Cette année le thème est "Le fond, la forme, le flou".

Je publie mes productions sur instagram (et ou facebook). Un autre besoin de reconnaissance ?

Je n'écris plus... mais je dessine, je peins, j'aquarelle, je pastellise...

 

 

Travail personnel - d'après une BD d'Emmanuel Lepage - Pastel sec

 

 

En séance collective d'après Mathurin Meheut - Pastel sec

 

En séance collective d'après Mathurin Méheut - Feutre et crayon de bois 

 

 

En séance collective d'après Mathurin Méheut - Feutre 

 

 Travail personnel d'après Mathurin Méheut - encre aquarelle sépia

 

En séance collective d'après Odilon Redon  - Pastel sec.

 

(Photos faites avec mon téléphone  - Rendu pas optimum). 

Demain soir ce sera une oeuvre de Turner - Technique annoncée : aquarelle + gouache ! Ce sera une découverte cette technique, et ce sera très intéressant.

J'ai commencé, cet après-midi, un travail personnel : une loutre dans un paysage un peu "celtique". Pour l'instant au crayon de bois pour "m'entraîner". Le projet final est un dessin à "la sanguine". 

Qui sait, à défaut d'écrire, je reviendrais peut-être ici vous montrer ce que j'aurai réussi à faire... 

Très bonne année à toutes celles et ceux qui aurons la curiosité de venir ici et de lire jusqu'à la fin.

Mes fidèles... qui ne sont plus très nombreux. 

 


samedi 20 septembre 2025

Partir...

 J'ai fait partie de ce petit monde pendant 17 ans. Nous avons vieilli "ensemble". Je ne m'y suis pas fait vraiment d'ami-es mais j'ai fréquenté quelques personnes en dehors de nos séances hebdomadaires. Je me doutais bien qu'un jour je recevrai un mail, ou un appel téléphonique me disant que l'un ou l'une d'entre nous avait quitté ce monde.

Et voilà c'est arrivé. L'une d'entre nous.  Elle a choisi de mourir, par trop de mal de vivre. Elle m'avait confiée, un jour, qu'elle avait été mariée... avec un homme qui la battait... et qu'elle avait failli en mourir. Elle n'avait pas réussi après à avoir de relations amoureuses durables et en confiance... et pourtant elle avait un grand coeur qui n'attendait que ça...  rencontrer un vrai amour bienveillant. Les années passant elle avait renoncé. Elle n'avait pas d'enfant.

Dans ce monde là, j'ai rencontré au cours des ces 17 années quatre femmes battues (il y en avait peut-être d'autres qui n'ont rien dit). Deux se sont bien "reconstruites". Une autre, je n'ai plus de nouvelles depuis plusieurs années... Je ne sais pas. 

Et M.A qui a préféré mourir. Elle avait 64 ans.

 

 

Les associations d'aide aux femmes © Getty 

 

lundi 8 septembre 2025

L'été, enfin...

 ...est terminé. Oui enfin ! Pour moi l'automne est arrivé (malgré les températures élevées) vers la mi-août. Comme tous les ans le rouge-gorge s'est mis a lancé son cri d'alerte dans le jardin. Les jours ont bien raccourci. Il ne me restait plus qu'à attendre septembre... parce que l'été, pour quelqu'un qui vit seul, c'est long, long, long, beaucoup trop long. Si je vous dis que la semaine du 15 août (à part quelques passants quand j'allais marcher, et mes vendeurs habituels au marché) je n'ai parlé à PERSONNE. Oui personne pendant 7 jours. 

Je renais. La famille, les amis sont rentrés de vacances. Le tissu associatif se remet en marche. Que cela fait du bien !

L'été, enfin, est terminé... et moi je revis. 

jeudi 26 juin 2025

Atelier 2024-2025

 Fin juin. Fin des activités. Début du grand été, trop long été. Heureusement il me reste mes missions hebdomadaires de bénévolat à la banque alimentaire pour m'occuper et me faire rencontrer "du monde".

Peut-être que je vais trouver l'élan de dessiner, de peindre. C'est ce que je m'étais dit l'été dernier et je n'avais rien fait.

En toute modestie, voici ma production 2024-2025 (excepté deux/trois travaux dont je ne suis pas assez satisfaite). (L'an passé, j'avais particulièrement aimé travailler d'après Françoise Petrovich - cette année mes coups de coeur vont au grand pastel de Mary Cassat et celui de Gabriele Münter).



 
 Acrylique d'après Magritte
 

 
Aquarelle et dessin au crayon de bois d'après illustration japonaise
 

Sanguine d'après Julio Mariano

 
Pastel sec d'après Gabriele Münter
 

 
Aquarelle d'après Mary Cassatt

 
Acrylique d'après Dali

 
Pastel sec d'après Mary Cassatt

 

 

vendredi 4 avril 2025

Epoustiflant...

 Si, si...Ce mot existe... je l'ai lu chez Célestine. On ne met pas en doute l'orthographe d'une maîtresse d'école. Faute de frappe ? Que nenni. Célestine est aussi une fée qui invente des mots plus beaux les uns que les autres.

Célestine, en ce moment, est époustiflée par sa prairie fleurie.  A l'autre bout de la France, en diagonale au delà du Rhône, de la Loire, des montagnes, mon petit jardin est également pris de cette douce folie printanière, et ressemble (en modèle réduit) a cette vague célestienne (je suis peut être moi-même un peu korrigane et je m'autorise à créer des nouveaux mots - hé, pourquoi pas !) .

Ce midi encore j'ai passé un long moment à "faire le tour du jardin" (je fais le tour du jardin plusieurs fois par jour). Et puis tiens, c'était tellement comme j'aime, coloré, sauvage et bucolique, que je suis allée chercher l'appareil photo. 







Les photos ci-dessous c'était la semaine dernière ! (je ne me lasse pas d'admirer la Nature)










 

Souffler

  Un endroit, une personne auprès de qui souffler quand c'est trop, quand ce n'est pas assez, quand ça ne va plus, quand... A la nai...