lundi 13 février 2017

Avant...

... quand elle rentrait le soir, après son travail, de temps en temps, elle lui téléphonait. Elle était accueillie par un doux et souriant "Bonjour ma fille". Elles parlaient de tout et de rien. Cela durait plus ou moins longtemps. Elle raccrochait heureuse de ce bavardage avec sa mère, rassurée, apaisée comme une petite fille lovée dans l'amour maternel.

Ces deux dernières années, ce n'était plus pareil. Les appels étaient source de soucis, voir d'angoisse. Elle appelait pour savoir si sa mère était bien chez elle, à l'abri. Les conversations étaient de plus en plus difficile, il lui fallait rassurer sa mère qui s'angoissait pour un rien, qui voyait des voleurs, des enfants méchants dans sa maison. Plusieurs fois elle est partie en urgence consoler sa mère en pleurs, lui retrouver ses clés cachées dans des endroits improbables, lui retrouver son porte-monnaie soi-disant volé, ou ses papiers d'identité volés eux aussi. Le samedi elles allaient ensemble faire des courses. Sa mère ne savait plus utiliser sa carte bancaire. Elle se débrouillait avec les billets, mais ramener ses courses chez elle seule, ce n'était plus raisonnable.


Cela devenait difficile. Et puis il y eu la chute sur un trottoir un vendredi matin et l'hospitalisation. Et sa mère n'est jamais rentrée chez elle.

La confusion dans le tête de sa mère est de plus en plus grande. Les conversations sont des monologues de sa mère, et son acquiescement à elle, même si elle n'a pas compris ce que sa mère voulait dire. De son côté elle essaye de raconter à sa mère des choses simples pour la ramener dans une réalité : le temps qu'il fait, un oiseau, une voiture... des choses très très simple.

Hier elle a apporté une cuvette, des serviettes de toilette, de l'huile essentielle de lavande, des ciseaux à ongles. Elle a lavé les pieds de sa mère et lui a fait une petite pédicure. A l'hôpital les aides-soignantes ne coupent pas les ongles de pieds. Sa mère lui avait demandé de le faire. Elle est encore capable d'exprimer des besoins de ce genre.


Elle est devenue la mère de sa mère. La prend par la main quand elles marchent ensemble pour à la fois la guider et la soutenir, l'aide à enfiler un gilet, lui coupe sa viande, lui rappelme ce qu'il faut faire ou ne pas faire. Parfois sa mère se rebelle. Parfois elle se résigne. Parfois elle est contente.

Elle se sent orpheline. Elle voudrait pouvoir encore le soir, après le travail , quand elle est un peu lasse, pouvoir téléphoner à sa mère, se sentir accueillie, aimée, réconfortée par un petit bavardage. C'est un manque, un vide... C'est un passage difficile.

jeudi 2 février 2017

Changement de temps !

... Vendredi dernier c'était le nouvel an chinois... Le point de départ du printemps énergétique.. le passage de saison.

Il y a longtemps on m'a appris qu'à chaque changement de saison (énergétique pas celle de nos calendriers) on peut observer quinze jours avant et quinze jours après les saisons qui s'affrontent, qui se passent le relais.

Cette année, en Bretagne, c'est clair.

Grand froid sec ensoleillé avant le nouvel an chinois.
Depuis grande douceur, soleil, pluie (les graines ont besoin de tout ça pour prendre leur essort vers la lumière), vent...
C'est l'énergie du Bois qui s'éveille.

Les oiseaux ne s'y trompent pas.. Leur chant a changé.. Les mésanges ont commencé à visiter le nichoir installé dans le jardin...

Ma fille a pris son envol... Je dois aussi re-prendre le mien... pour une vie toujours plus sereine et apaisée.





mardi 31 janvier 2017

Jour de pluie

S ourire
E bauché timidement
P artie pour Paris
A 7 h 15 ce matin
R oute qui l'emporte
A ppréhension
T out sera nouveau pour elle
I ncertitude dans mon âme
O h mon coeur chavire entre joie et tristesse !
N oyés de pluie, mes yeux, ce matin...



lundi 16 janvier 2017

Pas de lumière...

... ce soir à luire par l'imposte de la porte d'entrée.
La maison est noire et vide.

Elle est partie, à Paris.
Elle revient mercredi.
Elle est partie à Paris, avec son père,
En quête d'un logement
Pour Elle.

Elle a trouvé un emploi à Paris
Oh pas tout à fait celui dont Elle rêvait
Mais un premier emploi
En concordance avec ses quatre années d'études.

Elle est partie à Paris.
Elle revient mercredi.
Et dans quinze jours, Elle partira vivre sa vie.

Et chaque soir, je rentrerai dans une maison vide...

vendredi 13 janvier 2017

Ce qu'elle dit de moi...

... quand elle me voit

A moi :
"Oh ma fille"
"Tu es belle"
"Je t'attendais"

Aux autres :
"C'est ma fille"
"C'est un amour"
"Elle est gentille"


mercredi 11 janvier 2017

Ceux qui m'ont rendu meilleur

Entendu ce matin dans l'auto-radio.
Le clip est très beau.
Elle me donne les larmes aux yeux cette chanson.

Belle écoute si le coeur vous en dit !


lundi 2 janvier 2017

Effluves parfumées.

Je ne porte pas de parfum. Jamais. Cela me colle des migraines. Si vous saviez. Même le parfum des autres.

Parfois pourtant j'aime bien humer des effluves qui sont restées accrochées sur un vêtement, un foulard.
Cela arrive parfois en biodanza quand on partage des danses, des abrassos avec des gens qui "sentent bon".

Lors de mon "réveillon biodanza" après les deux vivencias que j'ai faite avec mon tee-shirt bleu préféré (col danseuse et un succédané de volant qui tourne quand je tourne) j'ai enfilé un petit haut irisé couleur corail pâle poudré (acheté pour l'occasion) pour le repas et le passage à l'an 2017.

Pour cette deuxième partie du réveillon, il n'y a pas eu beaucoup de contact avec les autres personnes. J'ai pris quelques personnes que je connais bien dans mes bras, et pour les autres il n'y a point eu d'abrassos.
Pourtant sur ce petit haut irisé hier soir encore je pouvais humer un parfum léger plutôt masculin... Je me demande qui a bien pu laisser sur ce tissu cette odeur qui ne me dérange pas, que je trouve même assez agréable. Il y avait tant de monde.. Je ne saurai jamais... C'est une part de mystère romantique que je vis de temps en temps et qui me ravit... 

Et c'est bien ainsi.

Il va falloir quand même que je le lave ce petit haut... 

Hihi.. Soyez rassurés...Je ne suis pas fétichiste :-)

Danser...

   J'étais enfant quand mes parents m'ont inscrite à un cours de danse classique. Une heure par semaine, le jeudi (puis le mercredi)...