vendredi 19 octobre 2018

Danse

Un petit concours de danse. J'y participe.
Je n'ai pas vraiment de tenue adaptée. Ma Kiné traverse la rue et va emprunter une jupe qui tourne à une copine.

Mon cavalier.
Un danseur professionnel.
Brun. Les yeux qui brillent. Sobre et beau, très beau. Présent. Attentionné.
Mince. Pas trop grand. Juste pouvoir le regarder dans les yeux sans se faire mal au cou.
Nous n'avons jamais dansé ensemble. C'est la première fois que je le vois.

La musique commence. Une valse. Magie de la danse. Trop court.

La musique s'arrête. Je suis un peu sonnée. Mon cavalier a disparu. Il revient avec un petit morceau de bois sur lequel est imprimé une image et sur lequel il a écrit des mots, pour moi, pour m'exprimer tout son ravissement de ce fabuleux moment de danse... Il a entre autre écrit "vulnérable". C'est un immense compliment... J'ai dansé avec vulnérabilité et cela l'a ému au fond de son âme.

.... Je me réveille... avec la douceur de ce rêve merveilleux que je cajole.


vendredi 12 octobre 2018

Jeudi soir

Hier soir, je suis allée pour la quatrième fois à une séance de Chi Qong.

Vraiment j'aime.

Mon corps et mon esprit sont en harmonie avec cette pratique.Des sensations anciennes se réveillent.
Il y a bientôt 20 ans j'ai pratiqué avec une femme sage plusieurs pratiques orientales : taï chi, méditations taoistes, massage nuad bo rarn. 

Cette femme sage a quitté ma commune me laissant dans un grand vide. Après un cycle d'initiation à la Médecine Traditionnelle Chinoise auprès d'une personne qu'elle m'avait recommandée, j'ai "abandonné" toutes ces connaissances, toutes ces pratiques.. toutefois toujours attentive notamment au changement de saison selon le calendrier chinois, au saison des organes.

Parallèlement ma chère belle-soeur devenait prof de taï chi et me parlait de sa passion.
Je l'ai vu plusieurs fois pratiquer avec grâce.

La jeune femme qui nous enseigne le Chi Qong est tout aussi gracieuse, tout aussi souriante.

Je me demande si ce ne sont pas ces pratiques qui imprègnent les corps, les personnes de grâce, de sourires, de bienveillance, d'ancrage et de légèreté. 

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La séance se déroule a peu près comme ceci :
- ancrage pour débuter la séance
- dévérouillage, assouplissement des articulations
- une posture "statique"
- un enchaînement Tao Yin de la santé (8 mouvements - nous en sommes au quatrième - j'ai hâte de connaître l'enchaînement dans sa totalité)
- et pour terminer do-in (auto-massage), enseignement via le corps sur les méridiens et certains points d'acupuncture que l'on peut activer par pression manuelle

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Chaque mardi je me réjouis de ma séance de Biodanza
Maintenant chaque jeudi je me réjouis de ma séance de Chi Qong

Deux rendez-vous pour me faire du bien.

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Voici l'enchaînement de la forme Tao Yin de la santé que nous apprenons. A moins que vous ne parliez chinois, inutile de mettre le son !


mercredi 3 octobre 2018

LBAS - Les filles F..

Elles étaient trois les filles F..
Filles d'un copain boulanger de mon grand-père. Je me souviens d'être allée chez ce copain boulanger, avec mes grands-parents quand ils venaient - rarement - nous voir - à l'époque 100 kms étaient un grand voyage... Ou plus souvent avec mes parents. 
Ce couple F.. était sympathique... Deux petites personnes rondouillardes, le visage plissé de sourires bienveillants, le monsieur marchant avec une canne.

Les F... habitaient dans un immeuble ancien au bord d'une rue qui est désormais devenue très passante. C'était exotique pour moi d'aller voir des gens vivant dans un immeuble. Je ne connaissais que des maisons. J'aimais bien. L'ascension de cet escalier sombre en bois bancal, le petit appartement sombre, les petites pièces. Exotique pour mes yeux d'enfant.

Elles étaient trois les filles F...
La plus jeune, filleule de mon grand-père, je l'ai bien connue. Je ne la fréquente plus. Mes grands-parents étaient notre trait d'union.

Les deux autres, célibataires, avaient dans mon esprit d'enfant, une part de mystère.
Des femmes libres, atypiques pour moi.
Je ne me souviens plus de leur prénom... Peut être il y avait-'il une Odette, peut-être.

L'une des deux était ouvreuse dans un cinéma "Le Club". Un lieu qui existe toujours, qui a changé de propriétaire et de nom.. désormais salle de cinéma arts et essais. 
Parfois mon père nous emmenait dire bonjour à cette femme ouvreuse. Il choisissait un horaire où la séance était commencée et nous allions en famille (cinq personnes) saluer cette femme, lui faire la conversation. Nous gambadions dans le hall du cinéma, montions et descendions les escaliers qui allaient vers les portes d'accès au balcon.
C'était  assez rapide, c'était fantaisiste... c'était le style de mon père !

Elle étaient trois les filles F... l'une d'entre elles ouvreuse de cinéma
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Souvenirs revenus suite à une lecture chez Célestine.




lundi 24 septembre 2018

La saison folle

"J'aime l'automne"  
"Moi aussi j'adore l'automne" 
"L'automne et le printemps sont des saisons folles"

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C'était samedi, dans une allée de chênes, bousculée par le vent. Je marchais avec une femme que je voyais pour la deuxième fois.
Et nous voici à évoquer l'automne. Et la voici à me dire que l'automne et le printemps sont des saisons folles. J'ai aimé, j'ai aimé... des saisons folles.

Et moi :
"Je sens les saisons dans ma peau, dans mon corps. Et toi ?"
"Oh oui ! "

Je m'en doutais. Cette femme au regard bleu pétillant qui s'exclame avec joie sur les saisons folles ne peut que sentir les saisons, le temps qu'il fait, dans son corps.

Depuis plusieurs semaines ma peau réclame la pluie, mes sens sont en veille, en éveil de la moindre goutte de pluie. Après cet été très sec, très chaud, mes cellules appellent l'eau du ciel. Samedi soir il y avait dans l'air cette douce sensation humide, un peu moite, avec du vent doux un peu fou. J'ai vraiment aimé.

J'attends, j'attends la pluie, j'attends les nuages impétueux, le vent qui frôle. J'attends la saison folle. 

 

mardi 4 septembre 2018

Dans la poussière d'or

Dans la poussière d'or du soleil de septembre, accrochés à la main de leur mère, les enfants trottinent vers l'école. Certains sont calmes, d'autres s'agitent. Devant la grille, les mères se saluent, les enfants se regardent en coin ou se précipitent avec joie vers leur copains.
Dans la cour les maîtresses, dans leur blouse sévère, font l'appel. Les enfants se rangent en colonne par deux. Une à une, chaque file d'écoliers s'avance pour rentrer dans la salle de classe. L'estrade sur lequel se tient le bureau de la maîtresse, le tableau noir, une carte de France au mur... Chacun va à sa place. C'est une année qui commence.

Quel souvenir de ces années d'école dans les années 60/70 ?
De la maternelle pas grand chose.
Du primaire...
En CP, la remise des prix en fin d'année. Elle était "troisième". Elle avait reçu un livre de conte qui doit encore être chez sa mère. Et du visage et du  non de l'institutrice, très douce, très gentille.
Du CE1 ??
Du CE2 ??
Du CM1- l'institutrice, son visage, son nom, ses cheveux blancs bouclés, son visage rond et bienveillant. Cette année là elle a commencé à porter des lunettes. Et le premier jour qu'elle portait ses lunettes, elle est arrivée en retard et s'est fait remarquer...ce qu'elle ne voulait surtout pas.
Du CM2 - la classe ronde, la classe de la directrice, cette grande femme aux cheveux gris au visage paisible. Les leçons de chant en direct à la Radio. Les sauts à l'élastique dans la cour, pour lesquels elle était douée. Et puis la méchanceté de deux filles qui se sont acharnées à se moquer d'elle pendant toute l'année. A l'époque on ne parlait pas encore de harcèlement, mais cela existait déjà. Et la fille de la directrice, qui passait parfois voir sa mère pendant la récré. Une fille déjà grande, une presque femme qu'elle trouvait tellement belle et qu'elle admirait.

Et puis l'encrier en porcelaine sur le bureau. La maîtresse qui le remplissait d'encre violette. Le stylo plume. Le buvard rose. Le calcul mental (en CM2 tous les jours au début de la journée de classe-beurk). Les marelles dessinées à la craie. Les jeux de balles au mur en chantant une comptine. Les rondes. Les poésies et fables apprises.

Pendant toutes ces années, pour le dernier jour de classe, elle offrait à la maîtresse, une plante que sa Maman avait patiemment fait pousser à partir d'une bouture, une impatiens. Et les maîtresses recevaient ce cadeau avec sourire.

A l'école on allait à pied. On revenait à pied. Ceci donc quatre fois par jour. Peut être que son père la conduisait en voiture parfois ? Peut être elle ne se s'en souvient pas.

En CM1, CM2 elle a voulu manger à la cantine pour avoir plus de temps avec ses copines. C'était sympa les copines. Mais l'omelette aux pommes de terre... Elle en vomissait.

Cinq années de sa vie d'écolière en quelques lignes hâtives. 
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Le soleil déploie toujours sa poussière d'or en septembre... les enfants vont toujours à l'école.
Cela fait longtemps qu'elle n'accompagne plus les siens... Le temps passe.. .efface les souvenirs... enlace la nostalgie.

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En écho au magnifique texte de Célestine.




Impatiens..

Danser...

   J'étais enfant quand mes parents m'ont inscrite à un cours de danse classique. Une heure par semaine, le jeudi (puis le mercredi)...