J'étais enfant quand mes parents m'ont inscrite à un cours de danse classique. Une heure par semaine, le jeudi (puis le mercredi) la main sur la barre à faire des pliés, des développés, les cinq positions et les remarques de la professeur "rentre ton ventre" (ben oui j'étais une enfant au ventre dodu... et aux jambes maigrelettes). Je crois que je m'y ennuyais un petit peu certaines fois. Mais j'étais une enfants sage et obéissante.
L'adolescence est arrivée. La prof a proposé des cours de danse de modern-jazz. Et la danse est devenue ma raison de vivre. J'étais devenue l'une des" bases" des cours de danse classique et de modern-jazz. J'ai dansé jusqu'à l'âge de 17 ans et demi. Eh oui car, toute réjouie de mon bac, j'ai entrepris des études à la fac... et les horaires de cours n'étaient plus compatibles avec les horaires des cours de danse. Je n'ai pas cherché à aller danser ailleurs. Je me suis inscrite à un cours de yoga.
Toutes ces années sans danser.
C'est à la fin de la quarantaine que j'ai recontacté la danse. Biodanza. Une autre façon de danser. J'ai pratiqué la biodanza pendant une quinzaine d'années (avec une pause de deux ans). J'ai arrêté il y a deux ans. J'y suis retournée une ou deux fois depuis. Je me suis rendue compte que cela ne me manquait pas.
J'ai aussi pratiqué la danse bretonne pendant 5 ans. J'ai arrêté il y a 11 ans pour cause de chevilles douloureuses. Au début cela me manquait. Quand je voyais des groupes danser j'avais une envie irrésistible de les rejoindre. Ah la frustration !
Mercredi dernier, avec ma petite soeur, je suis allée dans la grande ville d'à côté pour une soiré de spectacle de musique et danse bretonne (c'est notre petit rendez-vous de chaque été). Certains musiciens ont proposé au public de danser. Beaucoup de personnes se sont levées pour rejoindre les rondes de gavotte, de tour, de laridé, pour partager une valse ou une mazurka. Et vous savez quoi ? Nulle frustration. Je n'avais pas envie de me joindre à la foule.
Les années passent. On change.
Par contre j'ai toujours le rythme qui m'emporte. Mes doigts et mes pieds s'agitent et marquent les pas.
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Je danse parfois... seule chez moi... quand une musique, une mélodie, un rythme me cueille et m'emporte.
J'aime toujours regarder les spectacles de danse. Je suis toujours en admiration devant un geste parfait, un saut magique, une contorsion virtuose.
C'est drôle parce qu'après m'être inscrite tardivement à du modern-jazz, j'ai dû arrêter à quelques mois de grossesse et j'ai alors fait du yoga.
RépondreSupprimerDanse, yoga... le mouvement avant tout pour l'harmonie du corps et de l'esprit.
SupprimerSplendide tes extraits choisis... Ah la danse...tu en parles bien. C'est un mode d'expression exigeant, mais formidable.
RépondreSupprimerPour moi, c'était synonyme de mal aux pieds quand j'étais enfant, j'ai eu moi aussi ma période classique. Aïe les pointes... Ma prof de yoga rigole quand elle demande d'être pieds joints, et que systématiquement les miens se replacent en angle obtus version première position...
Après moi c'était surtout en boîte que je dansais étant jeune.
Bisous de fée, ma Suzame.
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SupprimerC'est assez curieux, car, n'ayant jamais dansé (et pour cause… !), J'aime beaucoup les spectacles de danse [bien aimé tes liens]. C'est beau un corps libéré en spectacle, après tant d'années d'apprentissage exigeant.
Le seul parallèle que je peux faire ce sont mes trois années de rééducation pour remarcher et donc retrouver un corps relativement libre dans ses mouvements. Beaucoup de travail en exigences , mais aller vers une libération.
Célestine. Je suis très rarement allée en boîte. Les rares fois où j'y suis allée je me suis assez rapidement ennuyée. Mais bon j'étais avec les copines...
SupprimerAlainX. Oui c'est beau un corps libéré qui danse et c'est beaucoup de travail et d'exigences comme toi pour ta rééducation. Vive la libération par le mouvement.
RépondreSupprimerTon billet m'étonne, ou alors j'ai raté la lecture de certains, il me semblait que tu allais toujours à la biodanza, Suzame. Moi, je n'ai jamais été fan de danse, trop timide sans doute, trop complexée, c'est bête, mais c'est ainsi.
RépondreSupprimerOui, on change. Il y a des choses que nous faisions et que nous ne pensions jamais abandonner, et puis si, cela arrive un jour. Nous évoluons vers d'autres choses, et c'est bien aussi.
Bonne soirée, Suzame.
Françoise je ne sais plus si j'ai déjà parlé de mon arrêt de la biodanza. J'ai continué ma première année de retraite. J'y ai été souvent absente en raison de petits problèmes de santé (mal au dos). Je me suis rendue compte que cela ne m'avait pas manqué. Je me suis rendue compte que cela ne m'était plus indispensable. La fatigue, les longs trajets pour y aller... et le fait que j'ai développé dans mon lieu de vie de nouvelles activités et de nouvelles relations qui me nourrissent... m'ont fait prendre la décision d'arrêter. J'y suis retournée une fois il y a un an pendant l'été... et c'est tout.
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