dimanche 2 février 2020

Histoire de Goût

Toutes les semaines je lis quelques textes des personnes qui écrivent dans le cadre des propositions de Le Goût. Je lis essentiellement ceux qui sont dans mes promenades. Il m'arrive parfois d'emprunter d'autres chemins... ce que j'ai fais cette semaine.

Quand j'ai vu l'image sur laquelle il fallait écrire, tout de suite, de idées, des mots sont venus. Des idées, des mots tellement différents de ce que j'ai lu.

Je les ai gardés bien au chaud.. jusqu'à maintenant..

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"Ce matin, la lumière poudroie. J'ouvre en grand la fenêtre pour la première fois depuis plusieurs mois. La ville est encore assez silencieuse et j'entends au-délà de la rumeur, j'entends un pépiement d'oiseau, j'entends une feuille qui bruisse sous la caresse du vent, j'entends comme le murmure d'un ruisseau.
La lumière de l'été naissant m'appelle. Il est temps. Il est temps que je m'abandonne à la Vie. Elle m'appelle. C'est décidé. Je vais quitter ce lourd costume noir. Je vais alléger mes pensées, mes épaules, mes pas.
C'est décidé. Je quitte cette ville où je n'ai connu que la désolation. Je pars. Où ? Peu importe. Je pars vers des endroits où les étoiles sont visibles la nuit, où aucun lampadaire ne fait concurrence à la lune, où le ciel qu'il soit bleu ou gris, n'est pas poussière, où les rivières et les ruisseaux s'élancent sans entraves, où les saisons sont belles, où les hommes respirent, sourient, rient.
Je pars."


samedi 25 janvier 2020

Libération

A la nouvelle lune c'est le moment de poser de nouvelles intentions.

Ca y est, je viens de brûler ces lettres sur lesquelles j'ai écrit il y a quelques mois.

Libération, transformation, place à un nouvel Amour !

C'est mon intention pour cette nouvelle lune du mois de janvier.









mardi 21 janvier 2020

La chute

Il y a eu  une chute fatale (il y a 3 ou 4 ans ?) celle qui l'a précipitée dans cette maladie rongeuse de neurones, celle après laquelle elle n'est jamais retournée dans sa maison

La chute, elle en a fait d'autres depuis.
Une en décembre nous a fait très peur. Elle était restée un peu commotionnée pendant 24 h, avec une grande fatigue.

Il y a une semaine et demi, une autre chute a provoqué une fracture de fémur. Hospitalisation. Opération.
Elle est rentrée vendredi dernier. Fatiguée. Si fatiguée.

Samedi nous étions autour d'elle, ma soeur, ma fille et moi.
J'ai l'habitude de lui tenir les mains.
La croyant assoupie j'avais desserré ma main, qu'elle a repris aussitôt d'un geste décidé.

Hier soir pareil, elle ne lâchait pas mes mains.

Bien entendu elle est dans un fauteuil roulant.
Je ne sais par pourquoi, elle a perdu sa voix (un petit refroidissement ?).
Déjà que nos échanges étaient limités.
Le regard.
La tendresse.
Les caresses.
Les bisous.
Les sourires.

A chaque problème de santé, une baisse.
A chaque problème de santé, l'inquiétude.
A chaque problème de santé, confrontation avec sa fragilité grandissante.

A chaque problème de santé, se dire qu'un jour elle ne sera plus.

Ma petite Maman est épuisée et pourtant encore si vaillante...

mercredi 1 janvier 2020

Coule

Coule les rivières de ma vie
Coule la lave de mon âme

Eau
Fluidité
Adaptation

Feu
Rayonnement
Exaltation
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L'eau, essence de la Vie
Au creux de la terre
Réchauffée par un feu discret
Pour le grand mystère de la germination
L'éclosion, l'expansion

1er janvier,
Aspirations, inspirations
Réalisations, déceptions

Au creux de la terre le printemps est en chemin,  ça c'est certain.
Pour le reste à chacun de ne pas s'enfermer, se décourager et de rester dans sa pulsion de vie.
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Bonne année   2020.
Certains pensent qu'elle sera formidable (20/20). Je vous le souhaite.




dimanche 15 décembre 2019

Idomptable

Au profond de la nuit
Au profond de mon lit
J'entends
J'écoute
Le vent de Décembre

De loin
De très loin
Il vient
Comme une cavalcade sourde
Qui se précipite
Sur les murs de la maison
Pressé
Furieux peut-être

Cet air
Impalpable
Silencieux
Quand il est calme

Si présent
Si assourdissant
Quand il est agité

Il précède souvent l'orage
De rage
Il saccage

Et pourtant
J'aime le vent
Qui sait aussi se faire
Douceur
Fraîcheur
Qui transporte
Le parfum des fleurs

Le vent de Décembre
N'a pas fini de souffler
Il va revenir
Cette nuit ?
La nuit prochaine ?

Le vent indomptable...




samedi 14 décembre 2019

Un samedi bizarre

Réveillée plus tard que d'habitude, quand je suis arrivée au marché il m'a fallu attendre pour pouvoir accéder au parking.
Tard, j'y étais tard (neuf heures quinze c'est tard pour moi). Beaucoup de monde. Pas grave. Prendre son temps, prendre le temps de bavarder avec ma marchande de fruits.
Tard mais immense plaisir de rencontrer mon ami de biodanza ex-fromager qui était tout content  de faire son marché du côté des flâneurs. Et hop un abrasso, un moment de bavardage.

Tard hier aussi à quitter le travail ce qui m'avait empêché d'aller à  la biocoop. Donc après le marché, ce matin, direction la biocoop. Du monde aussi. Je contourne un duo qui bavarde et j'entends une voix bien connue. Je me retourne et oh un autre ami de biodanza. Une petite bise et je m'éclipse. Et quelques rayons plus tard l'ami qui arrive "je te cherchais " . Et hop un bavardage.  Et l'ami qui se motive pour venir danser mardi prochain ( un an qu'il ne vient plus régulièrement). Et moi très heureuse de son élan.  Il est d'une telle délicatesse que danser avec lui est toujours un voyage au pays de l'infini et de la douceur.

L'après-midi je rejoins ma soeur à l'ehpad. C'est la fête de Noël.  Nous cherchons notre Maman.  Elle est dans sa chambre avec du personnel.  Nous patientons à  l'extérieur.  Une deuxième personne arrive et nous informe que notre Maman a fait une chute et qu'il fallait qu'elle se repose.  Quand nous rentrons enfin dans la chambre on nous sigale qu'elle a vomit, que c'est samedi et que l'infirmière ne revient qu'à 17 heures.
Notre Maman toute pâle dort.  Nous revenons deux heures plus tard. Nous trouvons notre Maman réveillée, émue, encore toute fragile. L'infirmière décide d'appeler Sos médecin.  Rien de grave. Les tests neurologiques sont satisfaisants.  Des bleus, un choc émotionnel... et un rappel de la fragilité grandissante de celle qui nous a portées, celle qui nous a éveillées à la Vie.

Un samedi bizarre entre le plaisir des rencontres le matin, et cette inquiétude pour ma Maman l'après-midi.

Entre ombre et lumière.  La réalité de la Vie.

dimanche 8 décembre 2019

Emulation

Emulation du dernier article de la Fée Céleste.
Et puis un texte que j'ai lu chez Candide

La Vraie Vie... Ma vraie vie ?

Tiens ma vraie vie de ce week-end.

Hier  de nouveau réveillée à quatre heures du matin (c'est récurrent depuis 15 jours). J'avais mis le réveil à sonner (même si on était samedi - car mon fils avait besoin de moi). Ce fut difficile quant il a sonné, ce réveil.
Je suis allée au marché comme chaque samedi matin. Hélas au marché il n'y a plus mes deux copains fromagers biodanseurs. Plus de sourires. Plus  d'abrassos en plein milieu des passants. Heureusement il reste "ma marchande de fruits"... Celle à qui j'ai fait la bise l'an passé pour la bonne année, celle à qui j'ai offert de la patisserie maison cet automne.. parce que cette femme là elle a un grand coeur ! Je le ressens.
Des sourires, des mots échangés !

Puis je suis allée rejoindre mon fils chez l'opticien pour l'aider à choisir une nouvelle monture de lunettes et je l'ai accompagné aussi tout le long de l'établissement du dossier, une passation de responsabilité.
Joie de l'avoir accompagné. Joie qu'il me prenne dans les bras pour me dire au-revoir.

L'après-midi je suis allée voir ma Maman à l'Ehpad... Il y avait une après-midi de danse bretonne.
Joie et gratitude de voir ma Maman réagir à la musique et aux danses. Joie de la voir battre la mesure. Joie de la voir chantonner. Joie de lui tenir la main et de lui impulser le rythme. Joie de nos regards partagés. Joie de nos sourires partagés.

Aujourd'hui (après m'être réveillée dans la nuit à quatre heures du matin) j'ai eu le bonheur de ne me réveiller qu'à huit heures ! Exceptionnel !
Je suis allée en ville avec ma fille. Direction le cinéma pour une séance du matin (j'aime bien aller au ciné le matin, après j'ai toute l'après-midi pour faire autre chose). Mais avant nous sommes passées voir l'oeuvre de street-art en cours. Nous avions déjà vu les premières touches de peinture dimanche dernier. Bluffant ce travail ! Vraiment ! J'apprécie le street art quand il n'est pas fait de de grafs.
Le film était bien. Au retour détour par le Mur de sreet art de nouveau pour voir l'évolution de l'oeuvre deux heures plus tard. Whaoo ! Quel travail !

Après-midi tranquille de ménage, un petit tour dans le bois pour saluer notre arbre.
A 17 h ma fille est partie chez son père.

Je suis bien fatiguée depuis plusieurs semaines. Accepter cette fatigue. Ne pas l'ignorer. Aller se coucher tôt... Profiter de ma semaine sans ma fille pour prendre un autre rythme. Plus doux. Plus en respect de moi-même !
Ne pas me laisser embarquer par le côté noir de la solitude. La savourer.

Ma vraie vie !


Danser...

   J'étais enfant quand mes parents m'ont inscrite à un cours de danse classique. Une heure par semaine, le jeudi (puis le mercredi)...