vendredi 30 décembre 2016

Allez savoir pourquoi ?

... cet après-midi j'ai eu ce moment de plénitude...

... si rempli de gratitude.

Il faut dire qu'aujourd'hui par chez moi c'est grand brouillard. Le thermomètre n'a pas décollé des - 1°. C'est dire qu'il fait gris. Les arbres sont recouverts de givres;

Il faut dire qu'aujourd'hui je suis allée voir ma Maman et qu'elle était assez bien (par rapport à hier d'après ce que m'a raconté ma soeur).

Il faut dire que ce brouillard persistant et givrant, nous a fait renoncer ma soeur et moi, à une sortie prévue à 40' de voiture d'ici pour voir un spectacle de projection sur une abbaye. Et que ma foi nous étions toutes les deux contentes que nous ayons fait le même choix de ne pas y aller.

Il faut dire que quand je suis rentrée à la maison, au chaud, que j'ai allumé un feu dans la cheminée, que j'ai goûté au bonheur simple d'être au chaud, dans un endroit où je suis bien, sachant que ma Maman aujourd'hui est assez bien.. 

Il faut dire que tout cela m'a rempli d'une joie douce  et de gratitude.


vendredi 23 décembre 2016

Cette année

... ce ne sera pas pareil.... car

Les nantis comme moi, ceux qui ont un travail, ne vont pas bénéficier d'un ou deux jours fériés. Le calendrier en a décidé autrement.

Pour la cinquième année consécutive, je ne serai pas amoureusement accompagnée.

Complètement végétarienne depuis le 15 juillet.. que vais-je trouver  à mettre dans mon assiette demain, chez mon frère ?

Nous serons 19 à table. Nous aurions pu être 20... Pour la première fois, un Noël sans ma Maman.  J'irai dimanche après-midi lui tenir compagnie. Se rend-elle compte que c'est Noël ? Certainement. C'est elle qui a fait le sapin de Noël installé dans le hall du service hospitalier où elle est depuis presque deux mois. Sait-elle que c'est là maintenant, demain ? De cela j'en suis moins certaine.

Cette année ce ne sera pas pareil




mercredi 21 décembre 2016

Petite satisfaction personnelle

Je prends soin de mes collègues et dès que je peux je complimente, aussi bien sur l'aspect professionnel que sur un joli pull, une nouvelle coiffure... En retour je reçois des grands sourires heureux. 

Je "félicite" ma Direction pour un marché gagné. J'envoie des petits mails de "soutien" à ma Direction quant je sais qu'il y a une opération importante (oui je peux faire ça - nous ne sommes pas une multinationale - tout le monde se tutoie - c'est ça les boîtes de com')

Par contre, moi, des compliments je n'en reçois pas beaucoup.

Alors ce matin quand l'assureur de l'entreprise m'a dit que le tableau comparatif que j'avais fait était vraiment bien et qu'il envisageait de le communiquer à ses salariés afin qu'ils reprennent le modèle... Et bien vous savez quoi ? J'étais contente. 
Ce n'était pas un travail facile - surtout quant on n'y connait rien au monde de l'assurance - et qui m'a pris toute une journée en cette période où je croule sous le travail.



lundi 19 décembre 2016

Un moment de grand bonheur

Inspirée..

Par une toute nouvelle amie qui a, cet automne, emmené son fils de 17 ans faire la connaissance de son père (qui ne l'a jamais reconnu)... qui a fait signe au crépuscule de sa vie et qui est décédé depuis.

Par ma belle-soeur et sa très jolie cérémonie de démariage où ses trois enfants étaient présents.

Poussée par ma fille qui m'a fait part de sa souffrance de ne pas pouvoir voir ses deux parents ensemble en dehors d'événements "dramatiques" (hospitalisation - obsèques).

Alors fin  novembre j'ai pris mon téléphone, j'ai envoyé un texto à mon ex-mari lui demandant s'il était d'accord pour un repas à partager avec nos deux enfants.

C'était samedi midi, dans la grande ville du département d'à côté. Dans un petit resto sympathique.
C'était détendu. C'était presque naturel.

Un moment de grand bonheur, de grande émotion pour ma fille.

Mon fils n'a pas voulu venir. C'est mon seul regret.

Il y aura d'autres moments...  C'est important...Le temps de l'animosité, de la rancoeur est terminé .

mercredi 14 décembre 2016

HIbernation

Ce n'est pas que je n'ai pas envie d'écrire
Ce matin encore
Dans l'auto
Les mots fusaient dans ma tête.

Mais des mots gris,
Des mots gémissants
Tournés autour de ma personne

Et ailleurs,
Ailleurs
Il y a tellement pire
Cela serait pour moi indécent
De me "plaindre"
Quand ailleurs...

Alors  je retiens mes doigts sur le clavier
Et le temps passe
Et je n'ai plus envie de partager
D'être lue
D'être réconfortée par un p'tit commentaire


J'hiberne

J'attends un joli élan
Une belle musique
Des perles de petits bonheurs
Des mots légers à broder

J'attends

Pendant ce temps là
Je ne me "connecte" pas
Du coup je ne viens pas vous lire

Mais je pense à vous tous qui faites partie de ma petite blogosphère intime, sincèrement.


mardi 6 décembre 2016

C'est dans l'air...

C'est dans l'air que j'ai trouvé mon bonheur ce matin.
Il faisait froid quand j'ai quitté la maison. Un matin d'hiver ordinaire.

Une demi-heure plus tard, sur le parking de l'entreprise, au jour naissant, entourée de nature, j'ai senti, j'ai ressenti, une atmosphère végétale douce, humide, vivifiante, presque joyeuse.
J'ai respiré, j'ai absorbé par toutes mes cellules cette merveille.
____

En mode sensitive, ce matin... Cela faisait longtemps..
Ouf, je suis toujours cela... et cela fait ma joie !



Photo ThAn ! 

samedi 26 novembre 2016

Yuzin


C'est sur la côte
Entre le phare du Créac'h et l'Ile Keller.
C'est là-bas au bout de la Bretagne
Sur cette île là
Celle dont j'aime vous parler.

C'est Yuzin
C'est une côte pas trop haute
C'est d'un côté la mer d'une couleur inimitable, des rochers, des écumes blanches
C'est de l'autre côté de la pelouse maritime, des landes, des champs serrés

C'est Yuzin

C'est cette musique composée par Yann Tiersen

C'est Yuzin

Et moi
Quand j'entends
Quand j'écoute cette musique
A chaque fois
Mon corps s'élance comme
S'il était dans le soleil
A marcher
Au bord de cette côte là
Sous un soleil de mai
Dans un vent léger

Il s'élance mon corps
Oh discrètement
Immobile
Il se met à respirer très calmement
Très amplement

Et vient un apaisement, une joie douce, une plénitude... Comme si j'étais enfin arrivée.

Et l'envie de retourner dans cette île me prend.






vendredi 25 novembre 2016

Nostalgie ou mélancolie

C'est le Du... Le mois noir.. Le mois de Novembre.

C'est le mois pendant lequel tu pars travailler dans le noir et tu rentres le soir chez toi dans le noir.
C'est le mois où les lumières réchauffent les âmes dans les maisons, dans les rues, dans les vitrines.
C'est le mois qui appelle Décembre, Noël.
C'est le mois qui invite au feu de bois, à de longues lectures sous une couette, un chocolat chaud, un thé, à se serrer les uns contre les autres entre êtres aimés.

Je n'ai pas d'aversion pour ces temps noirs de l'année.
Aucune aversion.
Car j'ai été heureuse ces mois là (jusqu'à il y a 6 ans).
J'ai été heureuse.
J'ai eu de beaux Noëls pendant mon enfance, ma jeunesse, puis pendant ma vie de femme avec mes enfants, mon mari.
J'ai eu de beaux moments de cocooning en famille, de balades dans les forêts dénudées, de lectures pendant que la pluie tombe, de jeux, de chocolats chauds, de gâteaux embaumant la maison, de soupes fumantes et réconfortantes, d'enfants endormis dans mes bras...

Tout ceci n'existe plus.
Mes grands-parents, piliers de nos Noëls, sont décédés depuis presque 20 ans.
Ma Maman qui nous a réunit ensuite autour d'elle, nous a passé le relais depuis 5 ans et nous ne fêtons plus rien chez elle. Mon frère, ma soeur et moi accueillons chacun notre tour (l'an passé c'était chez moi).
Cette année Noël sera différent, ma Maman étant hospitalisée en attendant une place dans un EHPAD.
Mon mari est devenu ex-mari, mes enfants  ont grandi, sont partis.
Seule...  je suis... seule.

Ce matin en m'enfonçant dans ce noir pour aller au travail, j'ai eu une grande bouffée de nostalgie, de tristesse. J'avais tellement envie de me retrouver au chaud, dans des bras aimants, dans une atmosphère douce de lumière tamisée, dans une ambiance familiale et joyeuse...

Des épines sont venues se loger dans ma gorge, des éclats de pluie ont mouillé mes yeux, mes bras sont restés béants face à tout ce vide.
______________________________

Ca ira mieux demain...



lundi 21 novembre 2016

Etait-ce bien raisonnable

Samedi je suis allée au grand Fest Noz de la région : début 16 h - fin 5 h du matin (pour ceux qui veulent).

Seule.
J'y suis allée seule.

Il faut dire qu'il y avait mes deux chouchous qui jouaient avec un orchestre symphonique avec de temps en temps, au chant, une grande de la scène bretonne : Annie Ebrel.
Si vous voulez les voir c'est ici .C'est au début de la vidéo et cela dure environ 40' interview compris.
Vous pourrez apprécier (ou pas) deux musiciens de musique bretonne que je porte dans mon coeur. J'ai dansé sur leur premier morceau et puis après je me suis postée devant la scène et je les ai regardés et écoutés.

Il y avait aussi Denez Prigent avec un autre duo que j'aime bien... 23 H. C'était prévu à 23 h. Alors j'ai attendu jusqu'à 23 h (je suis arrivée vers 16 h 30)... Quatre morceaux de joués et deux seulement avec Denez Prigent. Coup de pub pour attirer du monde ? Enchantée de voir, d'écouter Denez Prigent...Déçue par cette intervention trop courte.

Après je suis rentrée me coucher.
Il faut dire que je commençais à "m'ennuyer".
C'est vrai que j'ai fait quelques bises, engagé des petites conversations avec des personnes que je connais de plus ou moins loin.
Mais sinon j'étais bien seule. Il y a une personne (une femme) qui m'a même dit que c'était "courageux" de venir seule dans un tel endroit. C'est un fest-noz vraiment géant.

J'ai très peu dansé. Mon corps ne me le permet pas. J'espère la guérison pourtant. Je la demande chaque jour à l'Univers.
J'ai passé beaucoup de temps seule devant la scène. J'ai vu et entendu de très chouettes artistes. Mais bon, j'ai besoin de PARTAGER. Et là je n'ai pas pu. Et la solitude est terrible à vivre dans ces endroits là où la plupart des personnes viennent à plusieurs.

J'aime toujours la musique bretonne. Danser une gavotte, une mazurka, un laridé me procure toujours autant de bonheur... Mais continuer à aller vivre la solitude dans les fest-noz.. Je ne sais pas... Je ne sais vraiment pas.

Il est peut être temps de passer à autre chose.
____

Post-scriptum
Sur la vidéo à 2:33:00 une autre magnifique chanteuse que je ne connaissais pas.

Et pour Denez Prigent :


Etait-ce bien raisonnable

Samedi je suis allée au grand Fest Noz de la région : début 16 h - fin 5 h du matin (pour ceux qui veulent).

Seule.
J'y suis allée seule.

Il faut dire qu'il y avait mes deux chouchous qui jouaient avec un orchestre symphonique avec de temps en temps, au chant, une grande de la scène bretonne : Annie Ebrel.
Si vous voulez les voir c'est ici .C'est au début de la vidéo et cela dure environ 40' interview compris.
Vous pourrez apprécier (ou pas) deux musiciens de musique bretonne que je porte dans mon coeur. J'ai dansé sur leur premier morceau et puis après je me suis postée devant la scène et je les ai regardés et écoutés.

Il y avait aussi Denez Prigent avec un autre duo que j'aime bien... 23 H. C'était prévu à 23 h. Alors j'ai attendu jusqu'à 23 h... Quatre morceaux de joués et deux seulement avec Denez Prigent. Coup de pub pour attirer du monde ? Enchantée de voir, d'écouter Denez Prigent...Déçue par cette intervention trop courte.

Après je suis rentrée me coucher.
Il faut dire que je commençais à "m'ennuyer".
C'est vrai que j'ai fait quelques bises, engagé des petites conversations avec des personnes que je connais de plus ou moins loin.
Mais sinon j'étais bien seule. Il y a une personne (une femme) qui m'a même dit que c'était "courageux" de venir seule dans un tel endroit. C'est un fest-noz vraiment géant.

J'ai très peu dansé. Mon corps ne me le permet plus. J'ai passé beaucoup de temps seule devant la scène. J'ai vu et entendu de très chouettes artistes. Mais bon, j'ai besoin de PARTAGER. Et là je n'ai pas pu. Et la solitude est terrible à vivre dans ces endroits là où la plupart des personnes viennent à plusieurs.

J'aime toujours la musique bretonne. Danser une gavotte, une mazurka, un laridé me procure toujours autant de bonheur... Mais continuer à aller vivre la solitude dans les fest-noz.. Je ne sais pas... Je ne sais vraiment pas.

Il est peut être temps de passer à autre chose.
____

Post-scriptum
Sur la vidéo à 2:33:00 une autre magnifique chanteuse que je ne connaissais pas. 

mardi 15 novembre 2016

Ces derniers jours...

... on  a beaucoup entendu parler de...

Donald Trump... Certains parlent de catastrophe pour la planète.. Je croise les doigts.. Je me dis que ce n'est que pour 4 ans... Je choisis de cultiver le non-catastrophisme.. Je n'ai pas une âme de militante... Je me mets dans une situations d'espérance pour me dire que cela sera moins pire que tout ce que l'on nous prédit.

Le 13 novembre... Dimanche soir, j'ai allumé une bougie que j'ai posée sur le rebord extérieur de l'une des fenêtres de ma maison... face à face avec la lumière de la lune..

Tiens la lune.. hier elle n'était pas au rendez-vous.. Ou du moins les nuages m'ont empêchée de l'admirer à son périgée.. La prochaine fois que cela se reproduira, je ne serai plus sur cette Terre... Et alors ? Et alors rien. J'ai très bien dormi.

samedi 5 novembre 2016

Une hirondelle...

... Ne fait pas le printemps
Mais trois p'tits compliments..

Trois p'tits compliments
Reçus au pas d'une porte
Dans la nuit naissante

Trois p'tits compliments

C'est
Du bonheur
De la bonne humeur
De la chaleur

C'est
Scintillant
Pétillant
Réconfortant

Ca réveille les couleurs
Ca fait sourire le coeur
Trois jolis p'tits compliments...


mercredi 2 novembre 2016

En passant...

... Pour vous dire que... ça va,
Si jamais vous vous inquiétez de moi.

Très centrée sur ma p'tite Maman.
Passage difficile pour elle.

Passage difficile pour mon frère, ma soeur et moi.
On fait de notre mieux. On est bien seuls quand même...

On s'épaule.
On se parle.
On se téléphone.
On s'écrit.
On se textote.
On se maile

On est très en lien mon frère, ma soeur et moi autour de notre p'tite Maman.

On continue de vivre quand même.
On va travailler.
De temps en temps on va faire une balade,
Un cinéma,
Une soirée avec des amis.

Et la MLC
Et le yoga
Et le club photo
Pour moi

Ne pas s'ignorer.
Ne pas écouter les sirènes du découragement.

Bon on rit moins quand même.
L'insouciance n'est plus au rendez-vous.
Les chansons ne sont plus au bout des lèvres.
Plus le temps de lire, incroyable non ?

Mais ça va revenir, un jour, certainement.




lundi 17 octobre 2016

Un rêve doux

J'ai rêvé d'elle cette nuit.
J'arrivai par hasard chez elle, car je ne savais pas où elle habitait.


C'était sur une île merveilleuses, d'une très grande beauté, avec des bâtiments magnifiques comme dans les contes de fées. Une très très belle île.

Chez elle c'était tout petit, Elle me disait qu'elle aurait aimé être danseuse.


Un jeune homme un peu efféminé est arrivé. Un jeune homme d'une grande douceur qui a priori venait rendre visite et prendre soin de ma mère chaque jour, un jeune homme qui nous a rassurées (moi qui était seule au début du rêve tout d'un coup ma soeur était à mes côtés) et nous a embrassées ma soeur et moi. Et effectivement après j'étais sereine.

______

Je souhaite que le monde imaginaire où ma mère a plongé brusquement ce week-end soit un monde de douceur (pour le moment ce n'est pas le cas).
Je souhaite que nous trouvions rapidement un lieu paisible et humain pour l'accueillir.
Je souhaite que nous retrouvions tous sourire et légèreté de l'âme .

vendredi 14 octobre 2016

Cette photo là

Quel âge a-t'il sur cette photo ? 35, 40 ans ? Il est beau. Légèrement de profil, le teint bronzé, ses cheveux noirs un peu long qui ondule. Un pull rouge, et le col blanc d'une chemise. Oui il est beau.

Cette photo qui était sur sa table de chevet à elle, depuis des années.

Et puis un jour (il y a environ trois semaines) elle a pris cette photo et l'a mise dans son sac. La photo avec son cadre. Cela faisait lourd. Pourquoi mettre cette photo dans son sac. Parce qu'elle avait peur qu'"ils" la volent.

La photo est retournée sur la table de chevet.

Et puis cette semaine, elle l'a mise de nouveau dans son sac avec son cadre

Alors le cadre a été enlevé, et il a été décidé que cette photo précieuse serait toujours dans son sac, en sécurité, comme elle le souhaite.

Elle aurait pu aussi mettre les photos de ses enfants.. mais non c'est sa photo à lui qui lui est précieuse.

Que représente-t' elle pour elle cette photo ? Un amour fidèle pour lui ? Un amour idéalisé ? Des souvenirs de jours heureux auxquels elle se raccroche?
______

L'homme sur la photo c'est mon père.
La femme c'est ma mère.

Cela me met les larmes aux yeux de savoir que ma mère dans sa plongée vers l'oubli se raccroche à ce souvenir de mon père, décédé il y presque 25 ans.

C'est à la fois une tristesse et aussi une douceur.

vendredi 7 octobre 2016

Avant...

... le soir j'avais de la compagnie.

Vers 20 h L'Humeur Vagabonde de Kathleen Evin m'enchantait et à partir de 21 h Laurent Goumard débarquait avec son Nouveau Rendez-Vous.
20 h - 22 h, la tranche horaire où je ralenti, où je m'allonge sur mon tapis pour faire quelques exercices de MLC, des étirements, avant de dormir.

Depuis septembre L'humeur Vagabonde est devenue hebdomadaire et est programmée en journée le week-end à une heure où je n'écoute pas la radio. A la place une émission qui ne me plaît pas du tout.

Le Nouveau Rendez-Vous commence à 22 h. Moi à 22 h soit je dors. A la place une émission que mes oreilles ne supportent pas.

Je me sens délaissée par ma radio préférée. Je suis chaque soir en état de latence désagréable. Je n'ai plus de compagnie radiophonique. Cela me manque.

A la place parfois j'écoute le  Hu... 


dimanche 2 octobre 2016

Fin de week-end

.. Bien occupée, des occupations très banales.

Samedi : aller au marché, ranger ses légumes, lancer une lessive, préparer son repas, manger, faire la vaisselle, aller chez le cordonnier, partir en ville, métro, FNAC (CD de Yann Tiersen), aller bavarder 30 minutes avec une copine qui est commerçante, aller chez le coiffeur, passer par la Cathédrale, aller y faire brûler deux cierges (un pour chacun de mes enfants - je ne suis pas croyante mais j'ai besoin d'allumer la Lumière pour eux de temps en temps et de La confier à l'Univers dans un lieu de recueillement), reprendre le métro, rentrer, faire du ménage, prendre le repas du soir, regarder un DVD.

Dimanche : terminer le ménage, faire des petits gâteaux (pour lundi soir - hommage à l'un des membres du club photo mort cet été - chacun amène un petit quelque chose à partager), faire du repassage, aller en ville, pas de métro c'est dimanche je vais trouver à me garer, aller au cinéma (La Danseuse - magnifique), aller chez ma mère (pas marrant cet après-midi), rentrer, bavarder une demi-heure avec ma belle-soeur au téléphone...

Rien que des petites choses banales mais actives.... 
Et il faut que je vous dise.. Je ne suis pas fatiguée... Cela fait le deuxième week-end qu'arrivée au dimanche soir je ne suis pas fatiguée... Et je savoure, je profite de cet état de non fatigue.

Parce qu'il faut que je vous dise, c'est nouveau ça dans ma vie, de ne pas être fatiguée.. .C'est nouveau...

Et j'apprécie infiniment.

Merci, merci, à je ne sais qui, à je ne sais quoi.. peut être à moi tout simplement pour cette belle évolution dans ma vie !

vendredi 30 septembre 2016

Au creux du ventre...

... une petite angoisse qui monte.

Mon fils en CDD qui se termine aujourd'hui. Il a fait tout le processus de recrutement pour avoir un CDI dans cette entreprise.
Et bien non il ne sera pas pris en CDI il ne correspond pas à la "Ligne de l'entreprise".
Il a quand même un autre CDD (enfin il n'a pas encore signé) jusqu'en février prochain pour remplacement d'un congé maternité.

Il m'a dit que les jeunes qui étaient embauchés en CDI dans cette entreprise étaient des "pâtes à modeler"  que l'on formatait à l'envie.
Mon fils a un caractère rebelle  sous ses airs doux. Il manque un peu de souplesse et refuse de se faire modeler. Je ne vais pas lui reprocher son refus de se faire modeler.

Ca m'angoisse un petit peu. J'y croyais à ce recrutement en CDI.

Et ma fille qui a finit son stage et qui est désormais en recherche d'emploi... et qui a un sacré caractère aussi. Pas le même style.


Bon ben, moi qui avait moins mal au cou, j'ai des tensions qui montent et je me sens toute raide et douloureuse.

Bouh...

mardi 27 septembre 2016

La banane

La jeune fille australienne que ma famille et moi avons accueillie il y a environ 9 ans n'aimait pas les bananes
La jeune fille américaine que ma famille et moi avons accueillie après l'australienne adorait les bananes. Trois  par jour ne lui faisaient pas peur. Elle m'avait énuméré les vertus de la banane dont celle que cela diminuait les maux de tête.

Depuis trois semaines je suis assaillie par une migraine qui ne lâche pas prise et qui m'épuise.
Au début j'ai pris mes médicament salvateurs contre la migraine. Ils n'ont aucun effet.
Alors j'endure, je  prends du paracétamol, j'essaye l'huile essentielle de menthe poivrée qui soulage temporairement mais ne guérit pas.

Je m'interroge.

J'en parle. Notamment à Madame Yog. Qui m'envoit une information où il est dit que la banane peut provoquer des maux de têtes.
Je note l'information, Je la mets de côté. Ce matin je vais me balader un peu sur le net... Et je relis cette information que les bananes peuvent provoquer des maux de tête.

Je m'introspecte...
Pendant mes trois semaines de vacances je n'ai mangé pratiquement aucune banane... Et puis quand j'ai repris le travail j'ai recommencé à manger ma banane quotidienne. Et au bout d'une semaine j'ai commencé à avoir mal à la tête.

Je m'interroge...
Je vais essayer un régime sans bananes pendant une quinzaine de jours et je verrai.



lundi 19 septembre 2016

Le petit bonheur du samedi matin

Chaque samedi matin, je vais au marché faire le plein de légumes et de fruits.

Avant je me garais dans un parking très facile d'accès, gratuit la première heure. Puis la barrière a été cassée, remplacée, re-cassée.
Et depuis il n'y a plus de barrières. Et depuis il n'est plus possible de se garer dans ce parking qui est toujours complet.

Alors je vais dans un autre parking avec 4 niveaux, une rampe d'accès en colimaçon. 
Il a fallu que je m'habitue à cette rampe. Maintenant ça va !

Et puis pas question de prendre les escaliers avec mon caddy à bout de bras, alors je prends l'ascenseur.

Vous savez quoi ? C'est un véritable cadeau de prendre cet ascenseur. Le samedi matin il est emprunté par des personnes avec des caddys, des paniers, des sacs, des personnes qui vont faire leur marché, des personnes décontractées, heureuses...

Et chaque samedi matin je fais dans cet ascenseur des rencontres éphémères, souriantes, remplies de petits mots sympathiques, d'humanité.

C'est le petit bonheur du samedi matin ! 

vendredi 16 septembre 2016

C'est la rentrée...

... et ça s'agite sur FB.

Depuis une semaine, trois demandes d'amis de la part de personnes de sexe masculin.
De beaux hommes si j'en crois les photos.
Tous habitant dans le sud, Nice, Toulouse...

Mais vous perdez votre temps Messieurs.

Mon prochain amour, il habite en Bretagne. Il aime se faire fouetter par les embruns salés de l'Atlantique et de la Manche. Il aime se plonger dans la douceur des forêts celtiques. Il hume avec bonheur le parfum des ajoncs et des genêts sur la lande. Il se ravit au son d'un biniou, d'une bombarde, d'un accordéon. Il se réjouit des couleurs émeraude, turquoise, bleu glazig des mers bretonnes, des ors et des blancs de sables, des granits roses ou gris. 

Ne m'en voulez pas Messieurs, mais j'ai cliqué sur "supprimer" en ce qui concerne vos invitations.

Mon prochain amour  est en chemin vers moi. Je suis en chemin vers lui...

mercredi 14 septembre 2016

Désemparée

... face à la confusion galopante qui envahit le cerveau de ma Maman.

Lundi : elle va déposer chez le médecin des papiers destinés à l'orthophoniste.
Hier : elle dit à mon frère que la Mairie de la commune où elle habite a fait disparaître la tombe de mon père.

Parfois elle ne reconnaît plus sa maison. "Mais pourquoi j'habite là ?". "Depuis combien de temps j'habite ici ?" "Depuis 54 ans Maman". "Ah oui. Je suis arrivée à pied".

Presque tous les jours, elle se couche vers 15 h car "il fait nuit".

Et tant d'autres choses.

Elle a des moments où elle est bien et là elle souffre car elle se rend compte. Mais en bretonne têtue, elle ne veut pas d'aide à domicile.

Nous avons réussi à faire en sorte qu'il y ait un passage une fois par semaine d'une personne qui vient pour parler, se promener avec elle, la distraire et la stimuler.. et l'habituer progressivement à avoir quelqu'un à la maison.
Intervention gratuite. 10 pas plus. Déjà trois de passées. 

Après il va falloir rentrer dans le système conventionnel avec ses tracasseries administratives... Et son coût.. et ma Maman qui est persuadée qu'elle n'a pas les moyens et qui refuse.
Elle est encore capable de comparer les prix quand je l'accompagne pour faire ses courses. Tout est trop cher. 

Elle est "fâchée" avec les chiffres, les heures, les mots, les saisons, les jours de la semaine. Elle ne se repère plus dans le temps.

Je me sens impuissante face à cette inéluctable plongée dans l'oubli.

mercredi 31 août 2016

Week-ends de novembre

4 week-ends. Il y a 4 week-ends en novembre.

Et voilà que sur un seul de ces 4 week-ends plusieurs propositions s'offrent à moi  :

- un fest noz avec une très belle affiche, un fest-noz où j'aime aller
- un atelier d'écriture

- et un fête de... dé-mariage.. un couple qui a divorcé au printemps dernier et qui souhaite faire cette fête.

Proposition étrange. Je suis plutôt du genre à répondre spontanément et à dire oui dans l'élan du coeur. Mais là, j'ai besoin de réflexion.
Je vais lui téléphoner à Elle. Il faut que je lui en parle avant de dire oui ou non.
_____

Quoiqu'il en soit, quoique que je décide, je serais occupée ce premier week-end de novembre.

mardi 30 août 2016

Musique d'automne

C'est hier que celà s'est passé.
Je l'ai senti dans mon corps.
Je l'ai senti avec mes cinq sens.
Dimanche c'était l'été !
Depuis hier l'automne est arrivé.

C'est mon corps, ce sont mes sens qui me disent les changements de saisons et aucun cas le calendrier.
Hier je l'ai senti. Et ce matin c'est confirmé.
L'automne est arrivé.
Et peu importe les 27 degrés promis pour la fin de la semaine dans ma région.
L'automne est arrivé.
Je le sens, je le ressens.

Et en partage cette musique qui me parle de l'automne qui arrive dans ma si belle Bretagne.


mercredi 17 août 2016

En passant

Trois jours
Trois jours d'un merveilleux week-end de biodanza

Et un cadeau, d'une belle rencontre
D'une femme

Qui a le même âge
Qui fait le même métier
Qui porte le même prénom

De la femme que j'ai rencontrée dans le cours hebdomadaire de biodanza fréquenté durant l'année.

Merveilleuse synchronicité.

Deux nouvelles amitiés à cultiver comme deux merveilleux arbres.
___

Et comme la personne rencontrée le week-end dernier habite tout à côté du petit endroit de bord de mer où je m'apprête à aller poser mes valises... Et bien nous allons pouvoir continuer à faire connaissance, échanger, rire, parler, où juste ne rien faire dans la présence bienveillante l'une de l'autre.



jeudi 28 juillet 2016

Rencontre de regards

Une caisse de petit supermarché;
Elle pose, derrière ses petites courses, la petite tablette qui sépare les courses du client suivant.
On lui répond "merci".
Elle se retourne.
Un regard de velours, un sourire doux, un teint hâlé, un bel homme.
Un trop beau regard, duquel elle se détourne vite, car elle peut s'y perdre.
Elle paie ses petites courses, dit au-revoir à la caissière, qui lui répond, et en écho la voix du bel homme "au revoir" qui la suit du regard.

Elle peut s'attarder un peu, elle peut, elle a le temps. Elle ne le fait pas.
Cela ne se fait pas. Ce n'est pas son genre.
Le bel homme n'est pas très loin qui la regarde encore.

Elle rentre au bureau. 
Elle pense à cette rencontre de regards. 
Et si... Et si c'était lui le Prince Charmant ?  

Et si elle avait laissé passer "sa chance" ? 

mercredi 20 juillet 2016

Espace

Elle avait demandé une chambre seule. 

Elle s'est retrouvée dans un lieu très spacieux décoré simplement. Une grande pièce haute de plafond avec une mezzanine éclairée par trois vélux, où était posé un grand lit accueillant.

Elle a dormi deux nuits dans ce grand espace.
Puis elle est rentrée chez elle. D'habitude quand elle rentre chez elle, elle apprécie énormément de retrouver son lit, sa chambre.
Mais là, la première nuit, il lui a manqué l'espace, il lui a manqué l'espace autour d'elle. Elle avait une impression d'oppression.

Deux nuits plus tard, elle a retrouvé ses marques.



Il faut dire qu'elle était dans un stage de yoga dont le thème était l'Espace, dans un endroit rempli d'espace. Son corps a du en être imprégné pour qu'elle se sente étouffée ainsi à son retour.

dimanche 17 juillet 2016

La route du soi

Cela s'appelle "La route du soi".

J'ai déjà plus ou moins écouté les deux premières émissions.

Celle d'aujourd'hui je l'ai prise "en route" et je n'en ai entendu que la moitié.
A réécouter, car cela m'a beaucoup parlé, surtout après ce week-end de yoga que je viens de vivre.

Si vous avez envie de faire le(la) curieux(se), c'est ici .

...Parce que comme l'a écrit Célestine, le petit ressort n'est pas cassé malgré ce triste 14 juillet.

jeudi 7 juillet 2016

Drôle de face

Cela ne fait pas longtemps que j'ai rejoint facebook.
Neuf mois environ.
J'ai invité des personnes de mon cercle proche et de personnes de mon cercle blogotique.
Et puis des personnes rencontrées pendant mes activités de loisirs et que j'apprécie.
J'ai donc quelques "amis" facebookiens.

Je réponds rarement aux invitations.

Parfois je reçois des invitations d'hommes que je ne connais absolument pas .
Je regarde leur profil (je suis curieuse) et je constate qu'ils viennent juste de créer leur profil, qu'ils sont célibataires ou  divorcés et que les amis qu'ils ont déjà ne sont que des femmes.

Et bien vous savez quoi je clique aussitôt sur "Supprimer l'invitation".

Non mais !

lundi 4 juillet 2016

Instant magique

Imaginez.

Cela fait longtemps que vous n'aviez pas fait ce genre de sortie avec votre amie d'enfance.
Un rendez-vous pris depuis plus d'un mois.
Et là vous y êtes.
L'ambiance est détendue. Il fait doux. Vous êtes là. Vous tenez par la main votre amie d'enfance à votre droite. A votre gauche. Qui ? Peu d'importance. Un peu plus loin un presque ami et son adorable fille.

Et puis la musique. Cette musique là qui commence dans cette nuit d'été.
Et vous regardez votre amie et vous lui dites "Oh que c'est beau". Et les gens en face de vous "Que c'est beau". Et les personnes derrière vous "Que c'est beau".

Un contentement immense vous remplit, Une plénitude de partager cet instant parfait de félicité, de danser avec votre amie à vos côtés sur cette musique tellement belle.

Un instant magique... Ce que l'on appelle "un instant d'éternité".
______

C'était samedi soir.
C'était un tamm kreiz, instant de repos entre le ton doubl et le ton simple d'une gavotte des montagnes (Hum si vous saviez  ! danser la gavotte sur une bonne musique, entourée de bon danseurs et danseuses).

Et la musique la voici (merci à ces musiciens talentueux et sensibles - pourtant ce groupe est un groupe assez "Rock" )




 PS  : Hier je me suis  laissée aller à une danse (biodanse) ample et fluide sur cette musique. C'était très "bon" aussi.

samedi 2 juillet 2016

Ce n'est pas mon habitude...

... de me plaindre du temps qu'il fait.
Mais là quand même.

Le 21 juin est passé. Le solstice. Qui s'est rendu compte que c'était le jour le plus long.

Gris. Le ciel est la plupart du temps gris.
Il ne fait pas froid. Il ne fait pas chaud.
Doux, il fait doux.
Souvent il pleut.

La nature est foisonnante, exubérante. Mon jardin est devenu une jungle.
Mais nul moment pour y muser. Gris, humide. Cela n'invite ni à la rêverie, ni au jardinage.

J'aimerais du soleil, du ciel bleu.
J'aimerais l'Eté.

jeudi 30 juin 2016

V.i.D.e

C'est le 5ième soir.
Qu'elle rentre dans une maison Vide, Infiniment.
Depuis Dimanche plus de bruit à l'Etage.

Elle a l'impression de Vivre sur une Ile Déserte, Esseulée.

Le premier soir, ça allait.
Le deuxième, elle a pris du temps de téléphoner à une amie, à sa fille.
Le troisième, elle est sortie avec sa nouvelle amie.
Hier, bouh hier, après un rendez-vous pour parler à une psychologue des problèmes de sa Maman, elle a commencé à ressentir péniblement ce vide en rentrant dans sa grande maison. Elle s'est mise à faire du ménage jusqu'à tard.
Ce soir... elle s'est allongée sur son tapis pour faire une séance de MLC.

Occuper ce vide en toute sérénité. Elle ne sait pas bien faire. Pourtant elle devrait avoir l'habitude, depuis cinq ans et demi.

Elle sent ce vide au creux de son corps. Elle le sent tellement fort.
Alors elle le remplit, de nourriture pas très saine, des choses bien raffinées  par l'industrie agro-alimentaire. C'est facile il y a tout ce qu'il faut autour de son bureau pour aller acheter ce genre de produits. Elle mange sans faim, après elle est dégoutée, elle se "regarde" manger et après elle s'en veut. Elle se sent gonflée.
______

Avoir la force d'esprit pour ne pas céder à la morosité. Elle s'est fait la promesse que l'été sera beau.  Il faut qu'elle tienne sa promesse...

mercredi 29 juin 2016

Cadeau ouvert

Au joli de mois de mai, j'écrivais que j'avais reçu un cadeau dont j'avais juste défait le ruban.

Hier soir j'ai ouvert le cadeau.

Quelle belle soirée.
Conversation fluide
Découverte de l'une et de l'autre
Rires
Partages

Ma nouvelle amie me convient tout à fait
Quelques années de moins que moi
Extravertie
Bavarde
Généreuse
Spontanée

Nous n'avons pas vu le temps passer !

samedi 18 juin 2016

J'ai décidé que mon été sera beau.

Ca y est. C'est fini les activités de loisirs qui me permettent d'avoir une vie sociale.

La gym pilates. Je n'y vais plus depuis la mi-mai. Mon cou ne supporte plus. Je cherche un cours de yoga pour l'an prochain. Pas facile.
La biodanza. La dernière séance a eu lieu lundi.
Le club photo. Je suis allée participer au démontage de notre expo de fin d'année cet après-midi.

Il va falloir occuper toutes ces soirées à venir. Si j'en ai le courage j'alternerai yoga, mlc et exercices de pilates (ceux qui ne me font pas mal au cou) le soir en rentrant du travail. Si il fait beau je vais pouvoir buller dans mon jardin que j'aime tant.
______

Ca y est. J'ai perdu les deux kilos pris cet hiver. Dès que les tomates et les concombres apparaissent sur l'étal de mon maraîcher préféré et que j'en rempli mon panier, je pers mes kilos hivernaux.
______ 

Ca y est. Mes jus du matin sont de plus en plus verts et j'y ai introduit du céléri. J'en trouve du bio sur le marché du samedi matin. Au début j'ai eu un peu de mal avec ce goût fort. C'est devenu un délice.
______

Ca y est. Après un an et un mois, mon fils repart s'installer dans un petit chez lui. Il n'avait d'ailleurs pas défait ses cartons l'an passé quand il était revenu vivre avec moi. C'était du transitoire qui a duré le temps qu'il fallait pour qu'il se relance vers l'autonomie.

Dimanche de la semaine prochaine il dormira chez lui. Nous avons fêté ça tous les deux hier soir avec une petite sortie pizzeria.
______

Ca y est. Voici donc qu'en même temps arrive cette période estivale durant laquelle tout s'arrête, et le départ de mon fils.

Ca y est. Me voici de nouveau face au vide et à la solitude.

Bon je suis quand même beaucoup mieux qu'il y a 5 ans et je pense que je vais réussir à gérer ce vide.

D'abord - parce que je suis fatiguée, et que ne pas ressortir le soir après le travail, cela va me faire du bien (pendant quelques temps).

Ensuite - j'ai une très grande envie de refaire un jeûne cet été. Je ne sais pas si je vais pouvoir m'isoler dans la petite maison de bord de mer de mon frère. Si ce n'est pas possible, je le ferai chez moi, et même si mon fils a un esprit très ouvert, ce sera plus aisé sans sa présence.

Ensuite - quand même il y a des plaisirs à venir en perspectives : 

- le festival des Tombées de la Nuit (j'ai repéré quelques spectacles)
- les mercredis du Thabor (si il fait beau j'irais avec ma soeur)
- un dîner de prévu avec la femme avec laquelle j'ai échangé mon numéro de téléphone "Parce que".. Je vous en ai parlé ici.
- un stage de yoga en Normandie à la mi-juillet
- un stage de biodanza à la mi-août (peut-être)
- et plein d'autres petits menus plaisirs qui se présenteront au gré du souffle du vent... J'ai confiance.

Bien ancrée sur mes deux pieds, le coeur ouvert, la tête dans les étoiles.

J'ai décidé que mon été sera beau.

mercredi 15 juin 2016

Un prénom !

Un autre prénom
Un prénom composé.
Un prénom de femme.
Un prénom que je n'aime pas du tout.. Bouh...  parce que, voilà, il y a une femme que je n'aime vraiment pas du tout qui le porte..

Et puis voilà, ce week-end.. une autre rencontre de biodanza.. une femme avec qui ça a collé tout de suite...et qui porte ce prénom.

Et j'ai eu plaisir à l'appeler par son prénom, que j'ai trouvé beau en le disant pour elle.

Celà m'a remplie de joie d'avoir pu dépasser celà et d'avoir pu "chanter" ce prénom auparavant abhorré.

dimanche 12 juin 2016

La belle saison

C'est l'hiver
C'est l'été
Le printemps
L'automne
C'est la belle saison
La saison du Coeur

Du bout du chemin
Dans la lumière du jour naissant
Dans celle du clair de lune
Dans le scintillement du firmament

Tu viens vers moi
Ma Complétude

Nous nous reconnaissons
D'un regard, d'un sourire
En silence
Nous allons
Ensemble
Vers la lumière
De la Vie

Et là,
Là, ma Complétude
Avec toi
Je vais vers la Plénitude

Et les mots jaillissent
Les sourires brillent
Les rires éclatent

La douceur est reine
La confiance, le respect
Sont nos compagnons
La tendresse, la passion
Nous unissent

C'est la belle saison infinie
De l'Amour, de la Plénitude

mardi 31 mai 2016

Mon prénom

C'est donc un prénom breton, choisi par mes parents.
Un prénom dont je me suis accommodée pendant très longtemps jusqu'au jour où il ne m'a pu plu du tout (il y a environ 10 ans).
Un  prénom sans douceur, sauf prononcé par la voix tendre des hommes qui m'ont aimée.

Alors j'ai décidé d'enjoliver mon prénom.
Alors j'ai décidé de lui donner des couleurs, des odeurs, des saveurs, des sons, des sensations !

Mon prénom...

Il est jaune comme les ajoncs en fleurs sur les landes au printemps.
Il est bleu comme le ciel au-dessus de la mer.
Il est enivrant comme le parfum des genêts qui embaument sur les falaises l'été.
Il est odorant comme une crêpe qui dore dans la poêle.
Il est délicieusement acide comme la rhubarbe dans une tarte moelleuse.
Il est piquant comme le gingembre qui réveille les desserts trop sages.
Il est doucement salé comme la caresse des embruns sur les lèvres;
Il est joyeux comme un air d'accordéon.
Il est langoureux comme un tango.
Il est intense comme une gavotte de Braspart.
Il est doux comme la mousse dans les sous-bois.
Il est frais comme un matin léger de septembre.
Il est tonique comme un magnifique jour d'hiver.
Il est fleuri comme comme mon jardin au mois de mai.
Il est chantant comme le vent taquin.
Il est musical comme un coup de cymbales.

Il est...
Il est...

Finalement il n'est pas si mal que ça mon prénom !


dimanche 29 mai 2016

Isabelle

J'ai parfois (souvent) des conversations avec moi-même dans le silence de ma tête.
Hier tout en conduisant, je ne sais pas par quelle association d'idée, m'est venue Isabelle.

Isabelle.
J'aurais bien aimé m'appeler Isabelle.
Isabelle, ça sonne léger.
Ca sonne beau.
Ca sonne joyeux.
Isabelle.
J'ai eu des copines qui s'appelaient Isabelle.
Des à qui tout réussissait.

Et pendant ce temps là, je portais ce prénom (certes breton), mais un prénom qui pique.
Je porte toujours ce prénom.
Il fut un temps j'avais demandé à mon mari (ex-mari) de me trouver un joli surnom. Il a tenté. Et puis non Il n'y est pas arrivé.

Isabelle
Catherine
Muriel

Des prénoms que j'entendais dans la cour de récréation....

Isabelle... Aesa (en breton parait-il)


lundi 23 mai 2016

"Maintenant j'ai une cousine"

Il lui avait donné rendez-vous en face de l'église, à côté de l'office du tourisme.
Elle était un petit peu en avance. Une voiture est arrivée, s'est arrêtée.
En est sorti un petit homme trapu, les cheveux blancs, qui l'a abordée par son prénom, s'est présenté, l'a tutoyée d'emblée.

Elle est montée dans la voiture. Quelle marque ?  Elle ne sait plus. Un style kangoo mais version utilitaire. Une vieille voiture dont les effluves témoignaient de son ancien métier de pêcheur, mais cela ne l'a pas dérangée. Instinctivement elle a voulu mettre sa ceinture de sécurité et il lui a dit : "Ne mets pas ta ceinture". Là-bas personne n'attache sa ceinture de sécurité.
Ils ont commencé une conversation fluide bien qu'ils se rencontraient pour la première fois.

Arrivée chez lui, elle a reconnu la barrière avec les bouées qu'elle avait photographiée furtivement il y a quatre ans. Elle lui a dit qu'elle avait fait cette photo. Il a souri.

Chez lui, sa femme (qu'elle avait rencontrée le matin au cimetière) l'a accueillie avec son grand regard bleu lumineux.
"Assieds toi" - "Tu veux un café ? " - "Je ne bois pas de café" - "Un thé" - "Oui, un thé"

Pendant trois heures ils ont parlé, tous les trois. Pendant trois heures. Ils se rencontraient pour la première fois.

Elle leur a montré les photos de ses enfants, de sa mère. Elle a vu une photo de leurs deux filles.
Elle et lui ont parlé de leur mère respective. Ils ont parlé de ce qu'ils savaient, ont partagé.

Lui en savait très peu. "Elle était secrète ma mère". 
Il a commencé a ranger la maison de sa mère. Il a trouvé un écrit de sa mère. Il lui a fait lire. Elle lui a fait lire le dernier courrier qu'elle avait reçu en janvier de sa mère à lui.
Il lui a raconté la maladie de sa mère, les hospitalisations, l'évacuation en hélicoptère, la difficulté de s'occuper seul de cette mère têtue, le décès.
Elle lui a parlé de la lente descente dans l'oubli de sa mère à elle.

Elle a raconté ce qu'elle savait de leur grand-mère, morte si jeune. Elle en savait plus que lui.

Il lui a raconté sa vie sur l'île. Elle était curieuse de savoir, posait des questions.
Elle a parlé un peu de sa vie à elle, très peu.

Pendant trois heures ils ont parlé.

Il lui a dit : "Maintenant j'ai une cousine".
C'était fort cette phrase. 
Sobre mais fort.
Elle lui a dit :  "Il y a aussi mon frère, ma soeur".
Et lui : "Oui, mais c'est toi que je connais" .
Oui c'est elle qui a voulu le rencontrer lui, c'est elle qui a écrit, c'est elle qui a tant espéré.

Avant de repartir, il a tenu à lui montrer sa serre avec les légumes qui y poussent, et son garage où il "s'occupe". Pour partager un peu plus de son quotidien.

Quand il l'a raccompagnée dans le bourg, il a fait un détour pour lui montrer la maison des arrières grands-parents maternels "vendue pour une poignée de moules à des parisiens", pas par lui, pas leurs grands-oncles ou cousins, certainement. 
Elle l'a prise en photo. Elle la montrera à son frère, sa soeur, sa mère.

Sa mère à lui disait à sa mère à elle : "On n'a pas le même père, mais on a la même mère, ça compte".

Elle a envie de lui dire : "On n'a pas le même grand-père, mais on a la même grand-mère, ça compte".

______

C'était jeudi dernier. Je suis revenue de cet après-midi le coeur rempli d'une vraie joie très douce, très profonde.

Je ne vais pas attendre quatre ans pour retourner sur l'île. Maintenant j'y ai un cousin d'une grande gentillesse, avec une femme tout aussi gentille, au coeur immense comme l'océan qui les entoure.





dimanche 15 mai 2016

Portrait d'homme - 3

Avril était beau à Concarneau cette année là.
Ensoleillé, même chaud.

Ce matin là, ils avaient décidé de visiter la ville close. Arrivés vers 10 h le matin, les rues désertes les avaient accueillis pour leur grand plaisir de gens paisibles qui aiment goûter à une balade tranquille.
Les ruelles, les remparts, pas à pas, main dans la main, yeux dans les yeux, le coeur heureux.

Le midi sur une place ensoleillée, ils avaient pique-niqué. Ils aimaient bien pique-niquer, manger dehors, ensemble. Un petit air de bohème sage. Une douceur de vivre toute simple.

L'après-midi ils ont continué à découvrir la ville et quand à la descente des remparts ils sont revenus dans la rue principale, la foule des touristes printaniers était arrivée, et les boutiques ouvertes.

Il aime bien rentrer dans les boutiques quand il est en vacances, regarder, parfois acheter.
Quand il était avec elle, il aimait lui faire des cadeaux.

Ce jour là, ils étaient rentrés dans une boutique de bijoux artisanaux. Il voulait, il voulait, absolument, lui offrir un collier. Il choisissait des perles, lui proposait. Elle était gênée. Oui vraiment. Il a demandé à l'artisane si elle pouvait fabriquer un collier tout simple, avec cette perle là. L'artisane lui a dit qu'elle ne pouvait pas le faire tout de suite qu'il faudrait revenir, et ça revenir... ce n'était pas possible. 
Il était sorti déçu, malheureux.

Dans une autre boutique, de vêtements cette fois-ci. Et lui de regarder les robes. Il aurait tant aimé la voir en robe. Elle n'aime pas les robes. Elle aime les jupes. Mais pas les robes. 
Et de lui proposer des robes. Mais non. Et elle gênée. Et lui de regarder encore. Et elle si peinée de le voir malheureux de ne pouvoir lui offrir un cadeau. Et elle : "Un foulard. J'ai besoin d'un foulard". 
Et de chercher dans les foulards. Il  y en avait de toute les sortes. Et de trouver le foulard qui lui plaise à elle. Et lui heureux de lui offrir. Tellement heureux. Tellement. Tellement...

Il aimait lui faire des cadeaux. Il arrivait souvent chez elle avec de quoi remplir son réfrigérateur.
Il aimait l'habiller. Ah ça oui, il aimait. Il cherchait pour elle, il proposait. Mais c'est qu'elle a des goûts bien arrêtés, sobres, discrets.  Il aurait aimé la rendre éclatante de couleurs. Du rose, oui ce pull rose là. Elle aime le rose.

Il aimait lui faire des cadeaux. 

Elle tout ce qu'elle voulait c'était sa présence, ses bras, son amour.

Le foulard elle l'a toujours. Elle l'a lavé ce matin. Il sèche au soleil.
_____

mardi 10 mai 2016

Un cadeau

Hier la Vie m'a offert un cadeau.

Pour le moment j'ai juste défait le ruban. Je ne sais pas encore ce qu'il y a dans le cadeau. 
Il y a plusieurs possibilités :

-  de  la poudre de perlimpimpin qui va s'évanouir à peine le cadeau entre-baillé,
- des relations sympathiques qui s'éfilocheront au fil du temps
- une belle amitié

Ne rien précipiter. 
Parce que finalement on est deux pour ouvrir ce cadeau et le faire vivre.

Hier soir, après avoir reçu ce cadeau (petit apparté - numéros de téléphone échangés  - et premiers textos) j'étais dans une douce joie.

______

Pour moi il est évident que je pourrais être Amie avec cette femme..
C'est une évidence depuis la première fois où je l'ai vue. Mais je suis une grande timide et alors faire le premier pas... impossible.
Hier au début de la séance de biodanza elle m'a dit "J'ai quelque chose à te demander".
Et à la fin elle m'a dit "En fait ça a changé. Je voulais te demander des renseignements sur ton club photo. Et puis finalement si tu veux bien, donne moi ton numéro de téléphone, parce que..."

J'ai entendu dans son "parce que"...  (même si à la biodanza on ne se parle pas beaucoup)... qu'elle aussi ressent que nous pourrions avoir plein de choses à partager... On l'avait déjà évoqué très par des mots rapides lors d'autres rencontres.

Nous n'avons pas la même vie. Elle est en couple. Je suis seule. Elle travaille tard le soir. Je finis à 17 h tous les jours...Nous arriverons à faire plus ample connaissance. Je ne suis pas pressée. L'amitié est une chose rare et précieuse. 
Ne rien précipiter. 

Alors ? Perlimpimpin ? Relations sympathiques ? Amitiés ? 

Quoiqu'il y ait dans le cadeau, déjà la douce joie d'hier soir, c'était si bon à ressentir;

mercredi 4 mai 2016

2ième atelier d'écriture

Le bateau glisse sur l'eau, tranchant de sa proue le vallon des vagues. Au loin se dresse la barrière sombre de l'île parsemée de quelques nuages. Peu à peu la barrière se révèle et apparaît cette terre austère, constellée du brun des roches, de l'émeraude de la végétation dans son écrin de mer bleu iroise.

A la descente du bateau, le raidillon de la route invite le visiteur à une marche au rythme lent du souffle des anges.

Pen ar Lann. Se glisser sur la gauche, cheminer en plein vent, jusqu'à ce que les arbres se courbent et vous invitent de leurs caresses subtiles à continuer encore.

Au bout du chemin, elle est là, elle attend. Le varech de la dernière marée comme une chevelure sur son pâle visage de sable blanc, visage fendu par le ruisseau qui court en offrande vers la mer.

Le soleil de mai apaise sa blessure. Sous son éclat, la mer transparente se pare de boucles turquoises. La jetée de granit doré berce la plage blessée de son puissant bras de pierre.


dimanche 1 mai 2016

2ième atelier d'écriture

Dernier exercice du week-end : Une photo, une musique.
______

Nuit
D'été.
Deux silhouettes vacillantes
Lentement dansent
Une valse hésitante.
Dans la ruelle
A peine éclairée
Elles avancent
Butent le long des trottoirs
Au loin passe un chat noir.
Une vitrine comme un miroir
Leur renvoie leur image
Floue
Douce
Pouce.
Ils s'immobilisent
Tout se brouille
Ils se tiennent
Se retiennent
L'un à l'autre
Pour
Ne
Pas
Tomber.
Demain
Demain
Ils reviendront
Danser leur jeunesse enfuie
Dans la ville endormie,
Ils se le sont promis,
Jusqu'au bout de leur vie.
______

Sur une musique de Michael Nymann :



The Cook The Thief his wife & her lover... par zyeyeye

mercredi 27 avril 2016

Orange

Orange.. une demi dans mon jus ce matin.
Orange... la dizaine de carottes achetées au marché avant de partir au travail.
Orange... des classeurs, des chemises sur mon bureau.

Orange...

Je passe vite ici...
En ce moment.. pas trop le temps pour internet.
Juste facebook car c'est vite fait sur le téléphone portable...
Mais sinon...
L'ordinateur à la maison.. Non merci...
Plus envie,
Ou
Plus besoin, de passer du temps le soir sur l'ordinateur
A la maison
Pour avoir l'impression d'exister.

Non pas que j'ai trouvé un nouvel élan de vie.. mais les préoccupations quotidiennes, familiales, le travail, ont pris le pas sur mes cogitations introspectives..

Le week-end prochain, enfin, est programmé le deuxième atelier d'écriture. Nous devions en avoir quatre avant l'été.. Ce ne sera sans doute que deux.

Alors la semaine prochaine, j'espère, je viendrai partager ici quelques textes si ils me sont inspirants.

Je pense à vous.

Portez vous bien avec plein de soleil dans le coeur !


lundi 18 avril 2016

Fantaisie

Pour elle
Les mots
Sont de rythmes sonores
Des syncopées de sons
Des respirations
Pour elle

Pour elle
Les pneus chuintent sur l'asphalte qui suintent
L'orage gronde en faisant la ronde
Le paon froufroute en faisant la roue

Pour moi
Les mots
Sont des rythmes du corps
Des pas de  danse
Pour moi

Pour moi
La valse passe
Le tango fait le beau
1,2,3,1,2,3, 1,2,3,4
Et voila que glisse la scottish
1.2.3.4.5.6.4.8.9.10.11.12
La mazurka guide mes pas
Et la gavotte trotte sur ses huit notes


vendredi 15 avril 2016

Je ne sais pas

Je ne sais pas ce que je vais faire de mon week-end.

Ce soir c'est sûr je vais me coucher tôt.
Mardi  soir dernier Biodanza - Mercredi en fin de journée visite du plus grand paquebot de croisière au monde et rentrée tard. Je suis tellement fatiguable... Deux soirs de suite couchée tard...ça ne va plus.

Demain.. et bien si quand même :
J'irai au marché des Lices et vers 11 h je vais rejoindre mes acolytes photeux pour le vernissage de l'exposition photo en plein air que nous avons conçue avec la MJC.
Mon amie B doit venir aussi... Peut être qu'elle restera passer l'après-midi avec moi...Surprise..
Le soir je vais voir une une pièce de théâtre amateur avec mon copain B.

Dimanche.. Euh dimanche.. Tout va dépendre si mon amie B passe l'après-midi avec moi demain.
Si non et bien j'irai peut être passer mon dimanche avec elle.
Si oui et bien dimanche j'irai peut-être au cinéma, ou je jardinerai, ou j'irai voir ma maman, ou je ne ferai rien, ou, ou, ou.....

Je ne sais pas vraiment ce que je vais faire de mon week-end mis à part demain...

Ah oui et il faut aussi que j'aille faire quelques courses en plus du marché.. Le frigo est vide.




mercredi 13 avril 2016

Musique consolatrice

Depuis plusieurs années déjà.
Ce matin je l'ai écouté en boucle.
En partage un extrait


lundi 11 avril 2016

Couleurs émotionnelles

Enchantée
Ravie
Espérante
Mais
Hésitante
Prudente
Voire
Méfiante
Puis
Les questions
Les doutes
Les peurs

La peur
De se tromper
De ne pas y arriver
La sourde angoisse
Qui s'épanche

Au creux du ventre
Et qui envahit tout l'être

Il faudrait
Arrêter
De penser
De peser
Le pour
Et
Le contre
Juste
Se laisser-vivre
Il faudrait

Il va
Falloir
Se dépouiller
De ces cuirasses protectrices
Et
Juste
Se laisser
Vivre

Il va falloir
Il est grand temps !


mercredi 6 avril 2016

Temps qu'il fait

Temps qu'il fait beau dans ma maison
Peu importe qu'il pleuve dehors
Temps qu'il fait chaud dans ma vie
Peu importe l'hiver
Temps qu'il fait joie avec mes amis
Peu importe si passent des soucis
Temps qu'il fait biodanse dans mon corps
Peu importe les douleurs

mercredi 30 mars 2016

En passant - Hibernation


En ce moment j'hiberne encore un peu, même si il y a 10 jours il était noté "Printemps" sur le calendrier.
Besoin de dormir.
Le sommeil bienfaiteur qui me fuit tant (temps) et qui est là au rendez-vous chaque nuit depuis quatre nuits. Hum... Quel bonheur de s'allonger sous la couette en sachant que le sommeil ne va pas attendre trop longtemps pour venir vous cueillir et vous emmener au pays des rêves.

Du grand calme dans mes tourmentes psychologiques.. Je ne cherche pas à comprendre pourquoi, comment... sinon je vais me remettre à penser... Je prends, je savoure, je remercie.




mercredi 23 mars 2016

Toucher

Toucher le coeur de l'humanité pour qu'enfin cesse la violence,
Toucher le coeur des hommes pour que la paix soit présente,
Toucher le coeur des hommes pour que la solidarité soit un art de vivre
Toucher le coeur des hommes pour que l'amour ose se dire
Toucher le coeur des hommes pour qu'il n'ait plus de pouvoir abusif
Toucher le coeur des hommes pour qu'il y ait plus jamais ça sur notre Terre


mercredi 16 mars 2016

Une belle image

Aujourd'hui, suite à ce que j'ai écris hier soir, la belle image que je veux révéler c'est celle de ces deux femmes plus très jeunes qui se se sont rencontrées tardivement.

L'une  de taille et de corpulence moyenne, réservée, le teint pâle, veuve, urbaine.
L'autre plus grande, très forte, le caractère vif et acéré, un teint de rousse qui a pris le soleil et le vent de son île, veuve, campagnarde.

Et leur bonheur à se voir.
______

"On n'a pas le même père, mais on a la même mère".
______

...Et des larmes douces qui coulent sur mes joues...


Quand on descend la route qui passe devant sa maison, on arrive là.

mardi 15 mars 2016

Tristesse

C'est la demi-soeur de ma Maman.
La dure vie a fait qu'elles ne se sont pas connues enfant.

Ma Maman a renoué contact il y a une quinzaine d'années.
Un jour d'automne elle est partie toute seule en train pour le bout de la Bretagne (alors qu'elle n'était déjà plus très jeune et n'avait pas l'habitude de voyager seule). Puis le lendemain elle a pris le bateau pour l'île.
Elle et sa demi-soeur s'étaient juste écrit quelques lettres avant ce premier rendez-vous. A l'arrivée du bateau au port, elles se sont reconnues tout de suite.
Ma mère est rentrée remplie de bonheur de ces quelques jours passés à faire connaissance avec sa demi-soeur.  Elle avait tellement de choses à nous raconter et nous étions avides de l'entendre encore et encore.

Ce lien familial rétabli après toutes ces années perdues, mon frère, ma soeur et moi avons aussi fait le chemin vers l'Ile pour rencontrer cette tante.
J'y suis allée trois fois. A chaque fois j'ai eu plaisir à parler avec cette vieille femme à la vie rude, mais à l'esprit vif. J'ai commencé un échange de courrier avec elle, pour lui donner des nouvelles de ma petite famille, de ma Maman.

Ce soir en rentrant du travail il y avait une petite enveloppe avec une écriture que je ne connais pas. 
J'ai l'ai tout de suite retournée pour regarder qui m'avait écrit et j'ai découvert le nom et l'adresse de mon demi-cousin que je connais pas.
Accroupie dans la rue à côté de ma boîte aux lettres j'ai ouvert l'enveloppe.
Des mots de tristesse m'ont appris le décès de la demi-soeur de ma Maman.

Je suis triste ce soir.
Il y a quinze jours à peine je recevais une lettre d'elle.
J'ai un projet de vacances dans cette île pour le mois de mai. 
J'avais l'intention d'aller passer du temps avec ma tante.

Et il va falloir que je le dise à ma Maman devenue si fragile. 
Comment faire pour lui annoncer (sans la perturber davantage) que cette soeur qui lui était devenue chère, a quitté ce monde.

Dimanche prochain, le jour du printemps, c'est l'anniversaire de ma tante. Cette année je ne lui enverrai pas de petit courrier pour lui souhaiter. J'allumerai une bougie.

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Cette femme disait toujours à ma mère " On n'a pas le même père, mais on a la même mère" et par ces mots rudes et simples,  lui exprimait tout son attachement.

Comme me l'a écrit son fils, de là où elle est elle continue à veiller sur nous. Qu'elle puisse aussi continuer à veiller sur sa petite soeur.

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Au revoir Nine. Nous de l'autre bout de la Bretagne, on ne vous oubliera jamais. Vous êtes gravée dans nos coeurs.


Un moment de biodanza

Il y a 15 jours le thème de la séance de biodanza était Affirmation. C'était une séance très agréable.

La semaine dernière : Détermination. Je n'y étais pas (soirée club photo). Ils ont dansé (entre autre) les gorilles et les "gorillettes" dans la force. Je  ne connais pas. Je ne suis pas certaine que j'aurais apprécié.

Hier soir c'était le Yin et le Yang. La Douceur dans la Puissance.
Nous avons notamment été invités à marcher dans une douce puissance majestueuse, "comme un roi ou une reine".
Alors j'ai marché avec les autres, à ma manière.
A la fin de la musique E. a demandé à un homme  et à moi-même de marcher notre Roi et notre Reine devant le groupe (21 personnes hier soir). Whaoo.. J'étais à la fois intimidée, très honorée, fière, calme... et doucement puissante.

A la fin de la séance ma chère et si précieuse ex-belle-soeur m'a dit au creux de l'oreille (nous ne parton jamais d'une séance de biodanse sans nous prendre dans les bras et nous murmurer des confidences au creux de l'oreille) : "Tu était magnifique, majestueuse, très belle".
Cadeau sur ma petite âme fragile, sur mon petit enfant intérieur un peu malmené.

Ce matin je me sens calme et doucement puissante. 
En plus le soleil inonde mon bureau. 

Belle journée à vous qui passez ici.


jeudi 10 mars 2016

Aujourd'hui sentiment de déjà vécu

Cela m'arrive. C'est étrange.
Persuadée d'avoir déjà rencontré cette personne.
Persuadée d'être allée dans ce lieu.
Persuadée d'avoir déjà vécu cette situation.
Persuadée.

Je me souviens d'un rêve que je faisais souvent et que je ne fais plus.
Une autre époque. La grève de la baie du Mont Saint Michel. Sauvage. Et moi qui marche sur cette grève dans un costume ancien vers mon destin.
Et à chaque fois que je me réveillais cette impression que ce rêve était une partie de ma vie réelle.

Vous croyez en la ré-incarnation vous ? Aurais-je vécu dans la baie du Mont Saint Michel à une autre époque ?


mercredi 9 mars 2016

Aujourd'hui debout dans

... dans mes bottes ?
J'ai mis mes bottes ce matin car il ne fait pas beau et que je suis allée au marché avant de partir au bureau et que je voulais être confortable si la pluie m'avait accueillie pour ce début de journée.

... dans mes chaussures de marche ?
J'aurais aimé. Il est prévu une jolie tempête ce soir sur la côte nord de ma Bretagne. Si je ne travaillais pas je serais bien allée à St Malo en fin de journée voir les vagues, respirer les embruns, me faire fouetter par le vent, et tenter quelques photos.

dimanche 6 mars 2016

Aujourd'hui il faudrait réparer

... les prises électriques dans le garage auxquelles sont branchés le lave-linge et le sèche-linge.
Mon fils a vérifié. Ce ne sont pas les fusibles. 
Depuis 6 mois, je raccorde la prise du lave-linge à une rallonge branchée dans la cuisine. La porte reste entrouverte. Le froid rentre dans la maison.

Il faudrait que j'appelle un électricien. Plus d'homme à la maison. Obligée de recourir à un professionnel.

Je tarde, je tarde... Il faut d'abord trouver l'homme de l'art qui voudra bien se déplacer un samedi matin car je n'ai pas assez de jour de congés pour prendre un jour de congé pour cette réparation.

Et puis il faudra le payer... et cette année j'ai des projets de vacances et il faut que je fasse des économies pour les concrétiser... Et puis je vais certainement recommencer à payer des impôts car ma fille a dépassé l'âge de 26 ans et je ne vais plus pouvoir me déclarer en parent isolé avec elle.

Pas marrant de vivre seule face à ses petites adversités domestiques !


samedi 5 mars 2016

Portrait d'homme - 2 - Une chance

Depuis plus de 20 ans elle lui tient la main, ensoleille sa vie. 
Des épreuves et des joies partagées.
Des enfants.
Il dit d'elle qu'il ne s'est pas trompé que c'est la femme de sa vie, une femme exceptionnelle.

Et puis voilà, elle part... avec un autre.
Ca lui tombe dessus.
Garde alternée. Il y a un enfant qui est encore si petit.
Il va devoir prendre du temps pour eux. Une semaine sur deux il n'arrivera plus aux aurores au bureau, et n'en repartira plus tard le soir. Le week-end il sera à 100 % avec eux.

Obligé de ralentir dans son travail, pour prendre sa place de père... Une chance peut-être ? Qui sait ? 




vendredi 4 mars 2016

Mouillé

Mouillé, aujourd'hui l'air est mouillé.
Cela colle un peu la poudre, mais n'arrête pas l'enchantement.

Après une bonne nuit de 8 heures de sommeil, je me réjouis de ma journée de travail et du week-end qui m'attend.
Vraiment ce printemps qui frémit me remplit d'une pétillance...

Petite déception : l'atelier d'écriture de ce week-end est annulé faute de participants suffisants.
Il me reste donc à enchanter les deux jours à venir d'une manière différente.

Vivre c'est déjà un magnifique enchantement !
Qu'en pensez vous ?

mardi 1 mars 2016

Enchanté

Non seulement l'atmosphère est poudrée mais elle est aussi enchantée.

Prenez le temps d'écouter le chant des oiseaux. Il savent, eux, que le printemps est arrivé.


Ce matin en arrivant au bureau, j'ai été accueillie par des chants délicieux. Je serais bien partie marcher dans le petit chemin qui plonge dans la campagne, là, à 50 mètres au bout de la rue, pour m'immerger dans cette félicité.


Cette arrivée discrète du printemps fait pétiller toutes mes cellules, vraiment... 
C'est un enchantement ! 

lundi 29 février 2016

Poudré

Poudré.. l'atmosphère est poudrée ici depuis quelques jours.

Malgré le vent froid... la lumière du soleil est remplie de douceur, de délicatesse, de chaleur.
Oui... Poudré... je ne saurais vous expliquer cette lumière particulière qui invite à ralentir, à regarder la nature s'éveiller, à ressentir le printemps qui arrive, au plus profond de soi.

Poudré.. ce matin encore, malgré le froid.

Ca rentre dans toutes les cellules de mon corps et cela me met en joie.
Le printemps est arrivé. 
Pas ce celui de mai. Celui de février, de mars, celui qui est encore froid, celui qui murmure aux plantes qu'il est temps de s'épanouir doucement, celui qui insuffle à la Nature la puissance de la germination souterraine... celui qui me donne l'envie d'être dehors, de marcher, de respirer, de me réjouir juste d'être là, de Vivre.

Champagne !

Au dessus de chez moi ( dans le sens sud/nord ) Au dessous de chez moi ( dans le sens de la dénivellation du terrain ) Bref derrière chez ...