J'aime entendre la pluie tomber
J'aime entendre tomber la pluie
J'aime entendre la pluie
J'aime le bruit de la pluie
J'aime la pluie
La pluie
dimanche 11 août 2019
lundi 15 juillet 2019
La route
Pour aller du bureau à la maison il y a plusieurs chemins.
Le plus direct : 4 kms de route de campagne, puis la quatre voies, puis le périphérique (et ses ralentissements), puis une autre quatre voies et l'arrivée dans la commune où j'habite avec son rond-point d'entrée saturé aux heures de pointe. C'est mon chemin habituel.
L'intermédiaire : le trajet que l'on appelle ici "la seconde ceinture". Très chargé aussi, tout aussi stressant quand il y a de la circulation... Et si tu es derrière un camion ou pire un tracteur, impossible de doubler.
Et puis il y a le troisième qui va au large dans la campagne. Celui là je ne l'utilise pas souvent. Sauf ces derniers temps où je l'emprunte deux fois par semaine.
Celui là est beaucoup plus long en kilomètres et en temps.
Celui là me fait traverser quelques toutes petites villes et voyager dans la campagne.
Celui là m'émerveille, celui là me fait frémir au rythme des saisons.
Au printemps les bas-côtés à l'herbe tendre étaient étoilés de primevère.
Puis ce furent au tour des marguerites d'illuminer le chemin. Le rose pourpré des digitales a suivi.
Les champs changent de couleur. Brun de la terre dénudée en hiver. Vert tendre du blé qui pousse. Jaune éclatant du colza en fleur. Vert doux de l'orge qui se balance au vent léger. Vert gris bleu du blé.
Et puis l'été tout devient doré. L'or de l'orge et des blés murs. L'or de la chaume une fois les champs moissonnés. Les bottes de pailles rectangulaires ou rondes qui parsèment le paysage de leur paisible géométrie.
Dans tout cet or, le maïs luit de son vert puissant.
Il y a les arbres.
Il y en a un notamment, assez frêle, mais au houpet fier. On le voit de loin. Il semble planté au milieu d'un champ. Mais une fois la petite côte montée et le virage contourné, il est là au bord de la route tel un point d'exclamation. Et je me fais le plaisir à chaque fois de vivre ce moment de sa révélation.
Et les ruisseaux avec leurs frênes ombrageux, leur joncs, leurs saules, leur salicaires.
Et tant encore.
Cela fait quatre semaines que j'avais envie de vous raconter cette route.
Ce soir encore je vais la vivre. Depuis jeudi dernier son paysage aura changé... et je me remplirai les yeux et l'âme de cette beauté campagnarde simple et authentique.
mercredi 19 juin 2019
Babies-boomeurs
Ses cheveux sont teints.
Une coupe jeune. Souvent courte.
Ses vêtement sont d'allure moderne, souvent colorés.
Sa garde-robe est bien achalandée.
Les ongles vernis.
Des lunettes de soleil.
Des sacs, des jolies chaussures, sandales, des bijoux de valeur ou chic de pacotille.
Sûre d'elle.
Son mari, aux cheveux gris, a belle allure aussi. Ses vêtements sont plus discrets.
Ils ont beaucoup d'amis. Ils reçoivent. Ils sont reçus. Ils ont des loisirs. Ils voyagent. I
Ils sont satisfaits de leur vie. Ont des enfants, des petits-enfants...
Un camping-car... ou une maison de vacances.. ou les deux.
Ils ont dansé sur Elvis Presley, Johnny Halliday, les Beatles, les Chaussettes Noires...
Ils écoutent Fip, vont au cinéma, lisent des polars (Mary Higgings-Clark).
Ils habitent dans une jolie maison dans une petit commune tranquille, pas très loin d'une grande ville.
Ils ont un appareil photo numérique dernier cri, un écran plasma, une chaîne hifi, un ordinateur qui ne rame pas, un home-cinéma peut-être.
Ils sont nés après la guerre entre 1945 et 1950. Ce sont les enfants du renouveau, de l'amour, de l'espoir. Ce sont des enfants qui ont été aimés.
Même nés dans un milieu modeste, certains ont pu prendre l'ascenseur social.
Ils n'ont pas connu le chômage. Pour leurs petits-enfants ce sera une autre histoire.
Même si maintenant des soucis de santé peuvent se manifester on peut dire qu'ils ont eu une belle vie.

_____
Je ne suis pas de ceux là.
Je ne suis née trop tard.
Mes cheveux sont gris.
Je n'ai pas de joli mari à mes côtés.
Je ne porte pas de bijoux.
J'ai connu le chômage.
La retraite est encore une échéance lointaine
Je ne suis pas de ceux là. Mon tonton - né 13 ans plus tôt - lui en fait partie. Sa femme est exactement telle que décrit ci-dessus.
Hier, en rentrant de la banque, j'ai croisé un couple qui leur ressemblait tellement. Copie/conforme.
______
Bien entendu je sais que tous les babies-boomeurs n'ont pas cette vie là. Je le sais bien.
Une coupe jeune. Souvent courte.
Ses vêtement sont d'allure moderne, souvent colorés.
Sa garde-robe est bien achalandée.
Les ongles vernis.
Des lunettes de soleil.
Des sacs, des jolies chaussures, sandales, des bijoux de valeur ou chic de pacotille.
Sûre d'elle.
Son mari, aux cheveux gris, a belle allure aussi. Ses vêtements sont plus discrets.
Ils ont beaucoup d'amis. Ils reçoivent. Ils sont reçus. Ils ont des loisirs. Ils voyagent. I
Ils sont satisfaits de leur vie. Ont des enfants, des petits-enfants...
Un camping-car... ou une maison de vacances.. ou les deux.
Ils ont dansé sur Elvis Presley, Johnny Halliday, les Beatles, les Chaussettes Noires...
Ils écoutent Fip, vont au cinéma, lisent des polars (Mary Higgings-Clark).
Ils habitent dans une jolie maison dans une petit commune tranquille, pas très loin d'une grande ville.
Ils ont un appareil photo numérique dernier cri, un écran plasma, une chaîne hifi, un ordinateur qui ne rame pas, un home-cinéma peut-être.
Ils sont nés après la guerre entre 1945 et 1950. Ce sont les enfants du renouveau, de l'amour, de l'espoir. Ce sont des enfants qui ont été aimés.
Même nés dans un milieu modeste, certains ont pu prendre l'ascenseur social.
Ils n'ont pas connu le chômage. Pour leurs petits-enfants ce sera une autre histoire.
Même si maintenant des soucis de santé peuvent se manifester on peut dire qu'ils ont eu une belle vie.
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Je ne suis pas de ceux là.
Je ne suis née trop tard.
Mes cheveux sont gris.
Je n'ai pas de joli mari à mes côtés.
Je ne porte pas de bijoux.
J'ai connu le chômage.
La retraite est encore une échéance lointaine
Je ne suis pas de ceux là. Mon tonton - né 13 ans plus tôt - lui en fait partie. Sa femme est exactement telle que décrit ci-dessus.
Hier, en rentrant de la banque, j'ai croisé un couple qui leur ressemblait tellement. Copie/conforme.
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Bien entendu je sais que tous les babies-boomeurs n'ont pas cette vie là. Je le sais bien.
mercredi 22 mai 2019
Légèreté
Hier nous avons dansé la légèreté, l'air, l'air léger, mais aussi l'air fougueux, celui qui attise le feu... sur des musiques merveilleuses.
Une légèreté vivifiante qui m'a fait oublier la fatigue et la douleur de ma cheville.
Le pouvoir guérisseur de la danse...
Une légèreté vivifiante qui m'a fait oublier la fatigue et la douleur de ma cheville.
Le pouvoir guérisseur de la danse...
lundi 20 mai 2019
L'heure d'été
Ma Gand-Mère trouvait ça bien l'heure d'été "Les soirées sont plus longues"...
En 1976 ma Grand-Mère avait 64 ans(et moi 15), ne travaillait plus depuis plus de quinze ans (mes grands-parents ont arrêté leur activité de boulanger deux ou trois ans avant ma naissance et ont ensuite vécu une vie modeste mais riche d'amour et d'amitié).
Ma Grand-Mère ne profitait pourtant pas des soirées plus longues générées par le passage à l'heure d'été. A 22 heures au plus tard elle était couchée... et elle ne manquait pas de faire la sieste l'après-midi (du moins sur le temps des mois de vacances au bord de la mer que je passais avec elle).
Le passage à l'heure d'été chaque année m'épuise.Et encore plus cette fois-ci.
Je n'ai pas encore l'âge que ma Grand-Mère avait en 1976.
Je suis loin de mon arrêt d'activité. Je ne peux pas faire la sieste.
Je gère seule mon quotidien. Je ne peux pas partager les charges.
J'ai des activités de loisirs le soir (d'autant plus indispensable quand on est seule) qui me font coucher tard, alors que le réveil sonne, impitoyable, chaque matin à heure fixe.
Je suis fatiguée. Je déteste le passage à l'heure d'été. Cela me désole que la majorité des personnes qui ont répondu au sondage sur l'horaire à maintenir quand il n'y aurait plu de changement, se soit prononcée pour l'heure d'été.
Sachez le, je n'aime pas du tout l'heure d'été, cette heure factice, cette heure qui ne respecte pas le rythme naturel du soleil, cette heure plébiscitée uniquement pour le fait que de juin à juillet, les soirées soient "plus longues".... Société du Loisir à tout prix.... De la consommation sans modération.
Bref...c'est lundi, je suis déjà complètement épuisée... et cela dure depuis le passage à l'heure d'été de fin mars..... Vivement mon lit !

vendredi 12 avril 2019
En passant
C'était mercredi soir.
Le téléphone de ma fille vibre. Elle décroche. C'est son père. Elle change de pièce pour tenir la conversation.. puis elle revient avec un très joli, vraiment très joli sourire sur le visage.
Et moi je n'ai pas pu m'empêcher de lui dire que cela la rendait heureuse d'échanger avec son père, qu'elle était contente. Que de me voir elle n'exprime jamais un tel contentement.
Déjà que la situation me pèse, que je la trouve injuste.. depuis mercredi soir cela s'est exacerbé.
Je trouve cela injuste que je doive gérer au quotidien les humeurs, les fragilités de ma fille. Que je ne récolte que les mal-êtres, les incertitudes. Que je ne sais jamais quand je rentre à la maison si l'ambiance va être pesante, ou légère. De m'obliger à lui proposer des choses le week-end pour la "distraire" alors même que j'aurais envie de ne rien faire, de sortir ou d'aller voir une amie. D'être obligée de rendre compte de ce que je fais, sinon elle s'inquiète. D'être responsable des médicaments et de me sentir culpabilisée si un matin j'oublie de les déposer sur la table.
C'est injuste.
C'est pareil avec mon fils. Il va bien lui.... Mais...
Mais quand il va voir son père il va vraiment passer du temps avec lui du vendredi soir au dimanche soir.
Quand il vient chez moi il est à peine arrivé qu'il pense déjà à repartir.
Si je cumulais tous les temps passés sur toute une année, je suis certaine que mon fils passe plus de temps avec son père qu'avec moi.
C'est injuste.
Il est parti, le père, me laissant détruite, avec deux enfants majeurs qui n'étaient pas là à ce moment là, mais qui sont revenus depuis, puis repartis, puis revenus et encore repartis.
De nouveau revenue pour ma fille.
C'est une charge mentale étouffante... malgré tout l'amour que je porte à ma fille.
C'est une déception que mon fils ne cherche pas à me rencontrer.
C'est injuste.
Le téléphone de ma fille vibre. Elle décroche. C'est son père. Elle change de pièce pour tenir la conversation.. puis elle revient avec un très joli, vraiment très joli sourire sur le visage.
Et moi je n'ai pas pu m'empêcher de lui dire que cela la rendait heureuse d'échanger avec son père, qu'elle était contente. Que de me voir elle n'exprime jamais un tel contentement.
Déjà que la situation me pèse, que je la trouve injuste.. depuis mercredi soir cela s'est exacerbé.
Je trouve cela injuste que je doive gérer au quotidien les humeurs, les fragilités de ma fille. Que je ne récolte que les mal-êtres, les incertitudes. Que je ne sais jamais quand je rentre à la maison si l'ambiance va être pesante, ou légère. De m'obliger à lui proposer des choses le week-end pour la "distraire" alors même que j'aurais envie de ne rien faire, de sortir ou d'aller voir une amie. D'être obligée de rendre compte de ce que je fais, sinon elle s'inquiète. D'être responsable des médicaments et de me sentir culpabilisée si un matin j'oublie de les déposer sur la table.
C'est injuste.
C'est pareil avec mon fils. Il va bien lui.... Mais...
Mais quand il va voir son père il va vraiment passer du temps avec lui du vendredi soir au dimanche soir.
Quand il vient chez moi il est à peine arrivé qu'il pense déjà à repartir.
Si je cumulais tous les temps passés sur toute une année, je suis certaine que mon fils passe plus de temps avec son père qu'avec moi.
C'est injuste.
Il est parti, le père, me laissant détruite, avec deux enfants majeurs qui n'étaient pas là à ce moment là, mais qui sont revenus depuis, puis repartis, puis revenus et encore repartis.
De nouveau revenue pour ma fille.
C'est une charge mentale étouffante... malgré tout l'amour que je porte à ma fille.
C'est une déception que mon fils ne cherche pas à me rencontrer.
C'est injuste.
mercredi 10 avril 2019
Et même si
... J'y ai éprouvé des difficultés, des tristesses, des chagrins.
Il y a eu
La chaleur de l'amitié
Les sourires
Les partages
Les nonchalances
Les émerveillements
Il y a eu
Des danses de Terre sur de la musique africaine
Et des danses impétueuses (pendant lesquelles je me suis surprise à cabrioler moi qui ai toujours peur de la douleur de ma cheville)
Des danses de Feu
Des danses introspectives
Des danses expressives
Il y a eu
La danse du sculpteur pendant laquelle mes deux partenaires m'ont "sculptée" divinement.
Il y a eu
Il y a eu la danse d'expansion... la danse que j'avais demandée, choisie... la danse pendant laquelle âme et corps reliés, je me suis "envolée"... "Elle était faite pour toi"... m'a t'on dit... La salle n'était pas assez grande pour moi.
Ne pas ignorer les ombres
Mais se réjouir intensément de chaque joie vécue
Et un jour plus ou moins lointain j'écrirai mon bonheur comme Célestine.
Il y a eu
La chaleur de l'amitié
Les sourires
Les partages
Les nonchalances
Les émerveillements
Il y a eu
Des danses de Terre sur de la musique africaine
Et des danses impétueuses (pendant lesquelles je me suis surprise à cabrioler moi qui ai toujours peur de la douleur de ma cheville)
Des danses de Feu
Des danses introspectives
Des danses expressives
Il y a eu
La danse du sculpteur pendant laquelle mes deux partenaires m'ont "sculptée" divinement.
Il y a eu
Il y a eu la danse d'expansion... la danse que j'avais demandée, choisie... la danse pendant laquelle âme et corps reliés, je me suis "envolée"... "Elle était faite pour toi"... m'a t'on dit... La salle n'était pas assez grande pour moi.
Ne pas ignorer les ombres
Mais se réjouir intensément de chaque joie vécue
Et un jour plus ou moins lointain j'écrirai mon bonheur comme Célestine.
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