vendredi 10 juillet 2026

Danser...

 

 J'étais enfant quand mes parents m'ont inscrite à un cours de danse classique. Une heure par semaine, le jeudi (puis le mercredi) la main sur la barre à faire des pliés, des développés, les cinq positions et les remarques de la professeur "rentre ton ventre" (ben oui j'étais une enfant au ventre dodu... et aux jambes maigrelettes). Je crois que je m'y ennuyais un petit peu certaines fois. Mais j'étais une enfants sage et obéissante.

L'adolescence est arrivée. La prof a proposé des cours de danse de modern-jazz. Et la danse est devenue ma raison de vivre. J'étais devenue  l'une des" bases" des cours de danse classique et de modern-jazz. J'ai dansé jusqu'à l'âge de  17 ans et demi. Eh oui car, toute réjouie de mon bac, j'ai entrepris des études à la fac... et les horaires de cours n'étaient plus compatibles avec les horaires des cours de danse. Je n'ai pas cherché à aller danser ailleurs. Je me suis inscrite à un cours de yoga.

Toutes ces années sans danser.

C'est à la fin de la quarantaine que j'ai recontacté la danse. Biodanza. Une autre façon de danser. J'ai pratiqué la biodanza pendant une quinzaine d'années (avec une pause de deux ans). J'ai arrêté il y a deux ans. J'y suis retournée une ou deux fois depuis. Je me suis rendue compte que cela ne me manquait pas.

J'ai aussi pratiqué la danse bretonne pendant  5 ans. J'ai arrêté il y a 11 ans pour cause de chevilles douloureuses. Au début cela me manquait. Quand je voyais des groupes danser j'avais une envie irrésistible de les rejoindre. Ah la frustration !

Mercredi dernier, avec ma petite soeur, je suis allée dans la grande ville d'à côté pour une soiré de spectacle de musique et danse bretonne (c'est notre petit rendez-vous de chaque été). Certains musiciens ont proposé au public de danser. Beaucoup de personnes se sont levées pour rejoindre les rondes de gavotte, de tour, de laridé, pour partager une valse ou une mazurka. Et vous savez quoi ? Nulle frustration. Je n'avais pas envie de me joindre à la foule.

Les années passent. On change.

Par contre j'ai toujours le rythme qui m'emporte. Mes doigts et mes pieds s'agitent et marquent les pas.

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Je danse parfois... seule chez moi... quand une musique, une mélodie, un rythme me cueille et m'emporte.

J'aime toujours regarder les spectacles de danse. Je suis toujours en admiration devant un geste parfait, un saut magique, une contorsion virtuose

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mardi 30 juin 2026

Une expérience

 ... J'ai fait une "expérience". J'écoutais une émission de radio dont le sujet m'intéressait et sur lequel j'avais des "choses à dire". Il était proposé aux auditeurs de "témoigner" en envoyant un message écrit via la messagerie whatsapp. Ce que j'ai fait. A peine une minute plus tard mon téléphone portable sonnait. Bien que je ne connaissais pas le numéro affiché, j'ai décroché. C'était une personne de la radio en question qui me demandait si je voulais bien intervenir en direct dans l'émission. J'ai dit oui. On m'a fait patienter. Un technicien a fait de tests pour savoir si tout était ok. J'entendais l'émission dans mon téléphone quand l'animateur m'a interpellée pour un très court échange à l'antenne.

Ce que j'ai fait (je pense sans trop d'hésitation et bafouillage). Une fois que j'ai fini de parler, il a rebondi sur la parole de l'un des intervenants... et plus rien. Pas merci, pas au-revoir. 

Je me suis sentie comme un outil, un moyen de faire "de la matière" sur le sujet du jour. J'ai été un peu - beaucoup - décontenancée et déçue.

La seule chose que je retiens c'est le professionnalisme de l'animateur qui avec fluidité anime l'émission avec les différents intervenants. Il a manqué de politesse avec moi. Peut-être était-il fatigué ! 

lundi 25 mai 2026

Consolation

 

 Je ne sais plus à partir de quel âge la musique est devenue source de consolation. Al'adolescence peut-être. A cette période de ma vie j'écoutais surtout de la chanson française. J'avais l'impression que certaines racontaient mes états d'âmes. C'est le propre d'une chanson n'est-ce pas !

Et puis, plus tard, beaucoup, beaucoup plus tard... c'est  la musique instrumentale qui m'est devenue consolation.

Je me souviens de la toute première. C'était "Petit air marin" de Didier Squiban. Du piano.

Puis il y a eu la contrebasse de Renaud Garcia-Fons

Il y a une semaine j'ai regardé le film "La zone d'intérêt". C'était éprouvant même si rien n'est montré, tout est suggéré. Après ce film  j'ai eu un besoin essentiel de me "consoler". Pendant une heure j'ai écouté ce pianiste que certains qualifient de "néo-classique" et qui a l'âge de mes enfants  : Sofiane Pamart. Cela fait environ cinq ans que je l'ai découvert et que je l'écoute avec émotion. Il y a une semaine sa musique est devenue ma nouvelle musique de consolation.

 

dimanche 3 mai 2026

Un fil solide

 ... un commentaire laissé sur un de mes articles m'a tiré de ma paresse et m'a incitée à passer un peu de temps ici alors que dehors les nuages et la pluie jouent avec le soleil. C'est dimanche. Tout est calme. La musique coule avec douceur et remplit mes oreilles pour se glisser un chemin jusqu'à mon coeur et mon âme.

Tout est calme. Le jardin de ce début de mai est magnifique. Le vert du feuillage est encore tendre. Les fleurs s'épanouissent dans l'air tiède. Le coucou chante dans le bois. Les martinets font leur ballet  vertigineux au-dessous des nuées. Les merles se perchent sur les toits et éclaboussent l'air de leurs trilles mélodieuses. 

Tout est calme. Je suis seule. Mais non. Je ne suis pas seule. Avalon n'avait pas perdu le bout du fil et m'a fait signe. 

Je suis allée lire chez elle. J'ai déposé des mots. Et puis je suis allée lire chez mes fidèles Françoise, Célestine, AlainX. J'ai lu chez AlainX une belle réflexion (fortement commentée) sur la présence divine et les veilleurs que nous sommes tous les uns pour les autres. 

Oui le fil est solide. Il peut sembler se déliter, disparaître, mais il est bien là. Il suffit juste de le tirer doucement et de le suivre pour se retrouver.

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Un peu de mon jardin 

 

 




 

mardi 10 février 2026

Je me souviens...

 ... Pendant mes études. J'avais choisi un cours de droit privé dont je ne me souviens plus la spécialité. Une heure par semaine avec un professeur au physique singulier, au nom de famille peu flatteur,  peu avenant, et à la voix au timbre nasal. Un cours qui ne m'intéressait pas vraiment... mais il fallait bien s'inscrire quelque part ; j'avais choisi ce cours par défaut. Nous étions une petite vingtaine à le suivre .

Un jour, ce professeur singulier qui n'était pas captivant, nous dit, l'air de rien, qu'il n'y a eu qu'un seul arrêt à la Cour de Cassation sur un cas précis. Moi, en élève attentive, je note la date de l'arrêt et je m'empresse d'aller à la BU trouver cet arrêt et ses commentaires et analyses et de tout photocopier, et de bien le potasser.

Et vous savez ce que nous avons eu comme sujet d'examen  ? pour cette matière dont je ne me souviens pas le nom : l'étude de cet arrêt de cassation. Sans le travail préparatoire que j'avais fait, pas certaine que je m'en serais sortie. De mémoire j'ai du avoir 14/20.

Merci Monsieur le Professeur C. pour votre bienveillance et de nous avoir orientés sur le sujet d'examen que vous aviez déjà certainement choisi quand vous nous avez, mine de rien, glissé l'information.

samedi 24 janvier 2026

Souffler

 illustrations, cliparts, dessins animés et icônes de fille ont compris le coffre, prévenir est vraiment époustouflé - reprendre son souffle

Un endroit, une personne auprès de qui souffler quand c'est trop, quand ce n'est pas assez, quand ça ne va plus, quand...

A la naissance de mes deux enfants (les deux le même jour à 10 minutes d'intervalle) c'est chez ma maman que nous allions souffler. C'était indispensable. Le samedi nous allions souffler dans ce cocon, dans cet espace d'amour et d'entraide. Au premier été après leur naissance c'est chez mes beaux-parents que nous étions allés souffler. J'étais au plus bas de ma fatigue physique. J'ai pu m'y requinquer.

Je pouvais souffler aussi auprès du père de mes enfants, le soir quand, après le travail, il y avait un trop-plein, quand la migraine me vrillait les tempes, quand l'impuissance prenait toute la place...

 Pendant très longtemps c'est auprès de ma maman que je me suis réfugiée pour souffler le temps de quelques heures, d'une balade, d'un thé, d'une conversation.

Le père de mes enfants, un jour, a fermé la porte et n'est jamais revenu.

Le cerveau de ma maman a fait des siennes et s'est enfoncé dans la confusion. Quelques années plus tard elle est décédée... quatre ans déjà.

Je n'ai plus personne pour souffler. J'en ai toujours besoin. C'est fatiguant d'être seule face à ses fragilités, ses maux physiques, ses inquiétudes, ses vides. C'est fatiguant de puiser dans le peu de ressources qu'il nous reste pour, seule, s'autoriser à souffler. Il en faut du courage et de la persévérance.

Ce soir je suis fatiguée. J'aimerais un sourire, une épaule, une main, un échange pour... souffler. Je vais aller dormir. Peut-être que mes rêves me donneront cet espace dont j'ai besoin.

 illustrations, cliparts, dessins animés et icônes de fille ont compris le coffre, prévenir est vraiment époustouflé - reprendre son souffle

 

samedi 10 janvier 2026

Semaine de "rentrée"

 Quelle drôle de semaine cette semaine de "rentrée".

D'abord, il y a eu lundi. Cours de gym pilâtes où je suis allée seule, ma compagne habituelle ne m'ayant pas rejointe sur le chemin. Au milieu du cours, les bavardes (on a deux petits groupes de bavardes dans ce cours - parfois il est difficile de se concentrer), donc les bavardes s'exclament : "Il neige !". En sortant du cours, le sol est tout blanc, les flocons tombent en douceur. Je rentre à la maison, à pas précautionneux.Que c'est agréable cette marche lente et silencieuse sous cette neige.

Une fois rentrée à la maison, le groupe whatsapp de l'atelier multi-techniques s'affolent. Le cours du soir es annulé. Pas de Turner à l'horizon. Ce sera pour la semaine prochaine.

 Puis, il y a eu mardi. Un soleil éclatant accueille le matin. Tout est blanc. Dès que je suis prête je sors, appareil photo à la main. Qui sait quand nous reverrons de la neige dans ma Bretagne !

L'après-midi j'entreprends une peinture dont j'avais le projet depuis quelques semaines. Technique utilisée : peinture acrylique au couteau, sur carton toilé. Cela m'occupe plusieurs heures. Et bien évidemment une fois terminé, je vois tous les défauts. Quelques jours plus tard, je me réjouis de ce travail. Je le trouve beau finalement.

Puis, il y a eu mercredi. Ce sont les pluies verglaçantes et la neige gelée qui accueillent le matin. J'attends que je jour se lève pour aller au marché. Quand je rentre il est trop tard pour aller faire ma mission de bénévolat à la Banque Alimentaire. Ce sera pour la semaine prochaine.

Le soir je retourne avec plaisir au cours de yoga. Notre professeure a été absente en décembre pour raison de santé (elle avait été remplacée) et c'est une jolie joie de la retrouver, avec sa douceur et sa bienveillance. 

Puis, il y a eu jeudi. La tempête Goretti est prévue pour la fin de journée et la nuit. Ce jeudi au programme de l'après-midi une conférence "Café, thé ou chocolat" sur l'histoire du petit-déjeuner en Europe. Je dois y aller avec une amie qui me téléphone pour me dire qu'elle est dans un état cotonneux et fébrile et qu'elle ne viendra pas. Vers midi je reçois un message d'un de mes amis qui fait partie de l'organisation des conférences, pour me prévenir que la conférence est annulée. La conférencière est lorientaise et craint que les trains ne soient annulés à cause de la tempête et qu'elle ne puisse pas rentrer chez elle.  Ce sera pour l'année prochaine.

Je propose à cet ami de venir passer un moment à la maison, à défaut d'aller à la conférence. Avant qu'il n'arrive j'ai le temps de faire quelques amaretti que nous dégustons au chaud avec un bon thé, tout en bavardant.

Puis, il y a eu vendredi. Le matin c'est le café-philo mensuel avec un sujet difficile "Peut-on revendiquer le droit à mourir". J'aime ce café-philo que j'ai rejoint en septembre dernier. J'y ai rencontré de nouvelles personnes. Les échanges sont toujours empreints de bienveillance et de respect. J'y élargis mon champ de réflexion. Dans ce café-philo il y a aussi des échanges de livres. Ce vendredi je repars avec un livre de Lauren Bastide "Enfin seule". Un essai qui parle des femmes seules. J'en ai déjà lu un tiers hier soir. Si je me sens l'âme d'une chroniqueuse, je reviendrai vous en parler un peu. 

Et maintenant il y a samedi. Le soleil rentre à grand flot dans la maison. Je vais aller sur mes chemins, le nez en l'air et les yeux éveillés, ressentir la nature après le passage de la neige et de la tempête.

 

 
"Ma" campagne mardi,  à 100 mètres de la maison 


 
Mon inspiration - de nouveau Emmanuel Lepage
 
 

Ma "croûte"
 
Et "ma" petite loutre au crayon de bois que j'avais envie de vous montrer.
Plusieurs heures de travail  - une méditation.
 
 


 

 

dimanche 4 janvier 2026

"Dommage...

 

 

 

 ... que tu n'écrives plus"  me dit-on.

J'ai longtemps écrit sur les blogs, tellement longtemps. C'était un indispensable, un exutoire quand j'allais mal, très mal. C'était un remède  à la solitude. Des personnes à la fois inconnues et connues étaient là dans un autre coin de France, en Belgique. Elles me soutenaient. Elles me permettaient de me tenir debout. J'étais presque "avide" de leur réaction à mes écrits. J'existais grâce à elle.

J'en ai rencontré quelques-unes (très peu). Je suis restée en lien avec l'une d'entre elles, une femme du Nord. On se téléphone (pas souvent), quand elle passe en Bretagne elle vient à la maison. On se raconte dans toute notre vérité profonde.

Les années ont passé. Le mal-être s'est atténué. Et surtout la retraite est arrivée. J'ai créé d'autres liens bien réels, des personnes que je peux rencontrer dans la commune où je vis. J'ai créé de nouvelles amitiés. Je me sens moins seule. Je ne ressens plus ce besoin "avide" de "reconnaissance", d'"existence" à travers le blog. 

L'écriture, j'ai continué à la pratiquer au travers de quelques ateliers d'écriture. Mais là aussi, l'envie est passée. Ou du moins avec cette personne là. Si l'occasion se présente j'aimerais explorer un autre genre d'écriture.

Maintenant je peins, je dessine dans un atelier hebdo d'art plastique. Certes il ne s'agit pas de création car nous travaillons à partir d'oeuvres existantes. Cette année le thème est "Le fond, la forme, le flou".

Je publie mes productions sur instagram (et ou facebook). Un autre besoin de reconnaissance ?

Je n'écris plus... mais je dessine, je peins, j'aquarelle, je pastellise...

 

 

Travail personnel - d'après une BD d'Emmanuel Lepage - Pastel sec

 

 

En séance collective d'après Mathurin Meheut - Pastel sec

 

En séance collective d'après Mathurin Méheut - Feutre et crayon de bois 

 

 

En séance collective d'après Mathurin Méheut - Feutre 

 

 Travail personnel d'après Mathurin Méheut - encre aquarelle sépia

 

En séance collective d'après Odilon Redon  - Pastel sec.

 

(Photos faites avec mon téléphone  - Rendu pas optimum). 

Demain soir ce sera une oeuvre de Turner - Technique annoncée : aquarelle + gouache ! Ce sera une découverte cette technique, et ce sera très intéressant.

J'ai commencé, cet après-midi, un travail personnel : une loutre dans un paysage un peu "celtique". Pour l'instant au crayon de bois pour "m'entraîner". Le projet final est un dessin à "la sanguine". 

Qui sait, à défaut d'écrire, je reviendrais peut-être ici vous montrer ce que j'aurai réussi à faire... 

Très bonne année à toutes celles et ceux qui aurons la curiosité de venir ici et de lire jusqu'à la fin.

Mes fidèles... qui ne sont plus très nombreux. 

 


samedi 20 septembre 2025

Partir...

 J'ai fait partie de ce petit monde pendant 17 ans. Nous avons vieilli "ensemble". Je ne m'y suis pas fait vraiment d'ami-es mais j'ai fréquenté quelques personnes en dehors de nos séances hebdomadaires. Je me doutais bien qu'un jour je recevrai un mail, ou un appel téléphonique me disant que l'un ou l'une d'entre nous avait quitté ce monde.

Et voilà c'est arrivé. L'une d'entre nous.  Elle a choisi de mourir, par trop de mal de vivre. Elle m'avait confiée, un jour, qu'elle avait été mariée... avec un homme qui la battait... et qu'elle avait failli en mourir. Elle n'avait pas réussi après à avoir de relations amoureuses durables et en confiance... et pourtant elle avait un grand coeur qui n'attendait que ça...  rencontrer un vrai amour bienveillant. Les années passant elle avait renoncé. Elle n'avait pas d'enfant.

Dans ce monde là, j'ai rencontré au cours des ces 17 années quatre femmes battues (il y en avait peut-être d'autres qui n'ont rien dit). Deux se sont bien "reconstruites". Une autre, je n'ai plus de nouvelles depuis plusieurs années... Je ne sais pas. 

Et M.A qui a préféré mourir. Elle avait 64 ans.

 

 

Les associations d'aide aux femmes © Getty 

 

lundi 8 septembre 2025

L'été, enfin...

 ...est terminé. Oui enfin ! Pour moi l'automne est arrivé (malgré les températures élevées) vers la mi-août. Comme tous les ans le rouge-gorge s'est mis a lancé son cri d'alerte dans le jardin. Les jours ont bien raccourci. Il ne me restait plus qu'à attendre septembre... parce que l'été, pour quelqu'un qui vit seul, c'est long, long, long, beaucoup trop long. Si je vous dis que la semaine du 15 août (à part quelques passants quand j'allais marcher, et mes vendeurs habituels au marché) je n'ai parlé à PERSONNE. Oui personne pendant 7 jours. 

Je renais. La famille, les amis sont rentrés de vacances. Le tissu associatif se remet en marche. Que cela fait du bien !

L'été, enfin, est terminé... et moi je revis. 

jeudi 26 juin 2025

Atelier 2024-2025

 Fin juin. Fin des activités. Début du grand été, trop long été. Heureusement il me reste mes missions hebdomadaires de bénévolat à la banque alimentaire pour m'occuper et me faire rencontrer "du monde".

Peut-être que je vais trouver l'élan de dessiner, de peindre. C'est ce que je m'étais dit l'été dernier et je n'avais rien fait.

En toute modestie, voici ma production 2024-2025 (excepté deux/trois travaux dont je ne suis pas assez satisfaite). (L'an passé, j'avais particulièrement aimé travailler d'après Françoise Petrovich - cette année mes coups de coeur vont au grand pastel de Mary Cassat et celui de Gabriele Münter).



 
 Acrylique d'après Magritte
 

 
Aquarelle et dessin au crayon de bois d'après illustration japonaise
 

Sanguine d'après Julio Mariano

 
Pastel sec d'après Gabriele Münter
 

 
Aquarelle d'après Mary Cassatt

 
Acrylique d'après Dali

 
Pastel sec d'après Mary Cassatt

 

 

vendredi 4 avril 2025

Epoustiflant...

 Si, si...Ce mot existe... je l'ai lu chez Célestine. On ne met pas en doute l'orthographe d'une maîtresse d'école. Faute de frappe ? Que nenni. Célestine est aussi une fée qui invente des mots plus beaux les uns que les autres.

Célestine, en ce moment, est époustiflée par sa prairie fleurie.  A l'autre bout de la France, en diagonale au delà du Rhône, de la Loire, des montagnes, mon petit jardin est également pris de cette douce folie printanière, et ressemble (en modèle réduit) a cette vague célestienne (je suis peut être moi-même un peu korrigane et je m'autorise à créer des nouveaux mots - hé, pourquoi pas !) .

Ce midi encore j'ai passé un long moment à "faire le tour du jardin" (je fais le tour du jardin plusieurs fois par jour). Et puis tiens, c'était tellement comme j'aime, coloré, sauvage et bucolique, que je suis allée chercher l'appareil photo. 







Les photos ci-dessous c'était la semaine dernière ! (je ne me lasse pas d'admirer la Nature)










 

mercredi 26 mars 2025

"Dans la rue"

 C'était en été. En juillet 2009. Il faisait beau. Après le travail avec mon ex-mari nous allions dans ce quartier décentré et populaire où cette année-là le Festival de début juillet s'était délocalisé. Nous baguenaudions autour de la maison de quartier, assistions à des spectacles de rues... et toujours une bande son avec des chansons des artistes programmés... et une voix qui m'envoutait. Alors j'ai pris le programme et j'ai écouté tous les artistes programmés...  j'ai découvert que cette voix était celle de Piers Faccini.

Nous sommes allés à son concert.

 Depuis, de cette voix d'or que j'ai rencontrée "dans la rue", je ne me suis jamais lassée et je l'écoute très régulièrement.

.. Et je guette un éventuel autre concert autour de chez moi. 

 *Article inspiré par Myrte

lundi 20 janvier 2025

Blue monday

 Depuis que je ne travaille plus, ceux que l'on appelle les mois noirs en Bretagne (novembre et décembre) ne me sont plus pénibles. Plus de trajets dans la nuit noire. Avoir le temps de profiter du moindre rayon de soleil. Se cocooner les jours pluvieux. Se prépare à la chaleur des temps de fêtes de fin d'année. Je me suis surprise à vivre ses deux mois dans la légèreté de l'esprit et de l'âme. Et c'était bien agréable.

 

Cette année c'est janvier qui m'est pénible, malgré les jours qui rallongent.

Je n'en peux plus de ce froid humide. Je n'en peux plus de ces jours gris. Je n'en peux plus de la morosité du monde. Les difficultés deviennent des montagnes à gravir.

Heureusement il y a le chant des oiseaux (celui des mésanges en particulier) qui m'encourage, qui me dit que le printemps va arriver c'est certain, que les journée vont se réchauffer, c'est certain, que les fleurs vont éclore, c'est certain, que le ciel va devenir de plus en plus bleu, c'est certain...

Alors en cette journée de blue monday, faire le dos rond, affronter, s'encourager, persévérer, espérer.


Blue Monday : une invention marketing ou une réalité scientifique ? | Le  Mag de Cadeaux.com



jeudi 26 septembre 2024

Réflexion pêle-mêle

 Quand on est quitté-e  c'est comme se retrouver dans un désert sans gourde d'eau. Plus de partage, plus de toucher, plus de caresses, plus d'amour. 

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Quand ma maman était à l'epahd , son esprit embrumé souvent rempli d'inquiétudes, d'angoisses, je prenais toujours soin de la prendre dans mes bras, de l'embrasser, de lui caresser les  mains, de l'apaiser. Parfois ma soeur m'accompagnait (à deux c'est plus facile quand le parent que l'on vient voir ne communique plus beaucoup) Un jour ma soeur m'a dit : "Maintenant je fais comme toi. Je prends Maman dans mes bras, je lui caresse les mains". A me regarder, elle a appris

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L'isolement des confinements, la peur de "L'attraper", la peur de mourir... toutes ces confusions, toutes ses imprécisions, toutes ses interdictions.

Depuis les gens ont changé. De la distance, des regards noirs à une personne qui tousse (même 4 ans après), des peurs toujours, des comportements presque maniaques de désinfection, etc.

Je regrette "le temps d'avant" plus insouciant. 




lundi 22 juillet 2024

10 mois de découvertes

 Je l'avais décidé. La première chose que je voulais mettre en oeuvre pour ma vie de jeune retraitée c'était de rejoindre un "cours" de peinture. Je voulais aller avec G. que je connaissais un peu car c'est l'animatrice de l'atelier Argile auquel ma soeur participe. En juin 2023 j'étais allée voir l'expo de fin d'année de l'atelier "multi-techniques" que G. anime dans une commune à côté. Je suis repartie avec un bulletin d'inscription. J'ai longtemps hésité et puis un mois plus tard j'ai envoyé mon bulletin et mon règlement.

Septembre. J'arrive à la première séance. Je ne connais personne. Mis à part G. qui expose le programme qu'elle a prévu pour cette année : le grand thème : le corps, la peau, les portraits. Et uniquement à partir d'oeuvres d'artistes femmes. Mince commencer le dessin avec uniquement des représentations humaines. J'ai l'estomac qui se creuse !

Premier travail : dessin au crayon d'après Suzanne Valadon. Je choisis le dessin le plus simple possible. Je sors une feuille de papier et un crayon. Et je cale. Je sèche. Je me demande ce que je suis venue faire dans cette galère. Les autres personnes ont commencé sans aucune hésitation. Elles dessinent bien. G. vient à mon secours. Ouf ! Elle me guide, me conseille. Et ben voilà premier dessin fait :



Suzanne Valadon va nous occuper pendant plusieurs séances : dessin au fusain, au pastel sec. A chaque fois j'ai l'angoisse de la page blanche. Le pastel, ouie, ouie. C'est difficile. Comme je suis persévérante j'en ai même fait un chez moi pour m'entraîner :



Octobre nous fait changer d'artiste: Charlotte Salomon. Encre de chine et aquarelle. G. nous avait montré la peinture qu'elle nous proposerait de travailler. Je me suis entraînée à la maison. J'en ai fait au moins trois versions. Et le soir de la séance je m'en suis sortie honorablement. :



Novembre et début décembre : Tamara de Lempicka : acrylique ou huile sur toile. Galère. Heureusement j'ai pu me rattraper avec un dessin aux sanguines. J'ai beaucoup aimé :


 

Décembre et janvier nous enmènent chez Marie-Guillemine Benoît : pastel et/ou dessin au crayon. Je souffre toujours avec le pastel et prend de plus en plus de plaisir avec le dessin au crayon.

Et voici février et Françoise Petrovitch. G. a choisi une technique d'aquarelle sur papier mouillé. Pendant deux séances nous nous entraînons sur des petits formats 10 x 15 cm avant d'entamer un très grand format 50 x 60 cm. Et vraiment quel plaisir. Environ 6 heures pour ce travail, 6 heures de bonheur :


Mars, avril, il y a beaucoup d'absences. C'est difficile pour G. de gérer le groupe. Et puis il y a  un projet "Fresque JO". Alors nous faisons à l'aquarelle des esquisses de sportifs que nous reproduirons sur le mur mis  à notre disposition par la mairie pour cette fresque. Je choisis un dessin facile :




Mai et Claire Tabouret : acrylique sur toile. Bouh. Pas facile. Je m'en sors quand même. Et comme certaines personnes ont pris du retard en raison de leur absences, celles qui ont finit le travail sur toile sont invitées  à un autre travail d'après Claire Tabouret. Je choisis de dessiner au fusain :

Fin mai nous commençons la fresque à la faveur d'un soir de beau temps (le reste sera fait le week-end). 

En Juin pastel d'après Chen Ke. Et moi je lui dit à G. "Le pastel c'est difficile". Certaines sont en train de terminer leur toile "Claire Tabouret". Moi et une autre personne (qui porte le même prénom que moi) nous commençons  le pastel Chen Ke. Et je ne sais par quel miracle je prends un plaisir incroyable au fur et à mesure que j'avance dans la réalisation. Et toutes les copines me félicitent et G. me dit "Tu as beaucoup progressé au cours de cette année".



Vous savez quoi ? En septembre prochain j'y retourne à cet atelier !


mardi 16 juillet 2024

Alors voilà...

 ... La première année de ma nouvelle vie de retraitée est terminée. Un autre anniversaire ! J'ai trinqué avec ma fille.

Cette première année fut bien remplie et aussi bien vide, une succession de pleins et de vides. Après tant d'année passée à travailler 39 h par semaine auxquelles s'ajoute le temps passé dans les déplacements et la pause déjeuner (soit 2 h par jour) celà en fait des secondes, des minutes, des heures, des jours de vacuité qui débarquent d'un seul coup dans la vie.

J'ai appris. J'ai appris à aménager ce temps offert.

De nouvelles activités : dessin/peinture, chorale, italien, du bénévolat.

De nouvelles rencontres : deux nouveaux amis, et une multitude de nouvelles relations... mais pas d'amoureux.

La période dite de "vacances" est arrivée. Je me retrouve avec encore plus de vide que de plein. Plus d'activités, ne reste que le bénévolat. Un ami parti en vacances. 

Un autre temps à habiter, à enjoliver : plus de temps dans le jardin, plus de temps à lire, plus de temps à contempler. Dessiner. Ecouter de la musique. Se prélasser.

Je pense déjà à la rentrée : gym pilates, feldenkrais et l'atelier dessin/peinture.

J'hésite pour la chorale, la biodanza. L'italien je ne continue pas. Trop cher.

Je m'étais donnée une année pour explorer sans compter. Mais maintenant il va me falloir m'adapter à cette pension de retraite  un peu serrée aux entournures et donc faire des choix. Les voyages que font très souvent les retraités ce ne sera pour moi.

Bel été à ceux qui passeront ici.

dimanche 9 juin 2024

Atelier d'écriture du 8 juin - 1

 Il est dix-huit heures quand il quitte la maison et descend le raidillon qui conduit à la cale. Le soleil va bientôt se coucher. Il a pris une lanterne qui se balance au bout de son bras.

Encore un soir. Un soir de plus. Un ultime répit.

Dans le ciel duveté de nuages, les goëlands font des arabesques, silencieusement, le saluant de toutes leurs ailes.

Au bout du raidillon, la mer l'accueille dans son éclat de velours rouge.

Au bout de la cale, son sinagot oscille dans l'air doux.

Les voiles pourpres se fondent avec le soleil couchant. Il approche doucement. De sa main rugueuse il caresse le bois du vieux gréement. Il hume l'odeur saline de la voilure. Son regard se perd dans l'enchevêtrement ordonné des cordes et des drisses. 

De ses yeux, délavés par tant de mer et de soleil, les perles de son émotion coulent. C'est le dernier soir. Il n'a pas eu son mot à dire. Ses enfants ont décidé pour lui. "Tu es trop vieux, trop affaibli. Tu ne peux plus faire de bateau". Les enfants ont vendu le bateau. Demain le nouveau propriétaire en prendra possession.

Les goëlands, auparavant silencieux, lui lancent un grand cri.

Le feu du soleil s'apprête à glisser dans l'horizon.

Tout l'appelle.

Alors il lâche les amarres, s'allonge sur le fond plat. C'est marée descendante. Le bateau doucement glisse vers le large pour un dernier voyage.

 

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Phase 3 d'une consigne d'écriture à partir d'une image (écriture en 4 phases et à 6 mains)


- Une personne 1  écrit ses sensations à partir d'une image - phase 1

- Une personne 2  écrit le descriptif d'après la liste des sensations (elle n'a pas vu l'image) - phase2

- Une personne 3  écrit un texte d'après le descriptif (elle n'a pas vu l'image) - phase 3 - (texte ci-dessus)

- La personne 1 (qui a reçu l'image et qui a écrit les sensations) écrit sur l'image qu'elle a reçue - phase 4


L'image est révélée au groupe après la lecture des phases 1, 2 et 3.

Pour terminer il  y a lecture de la phase 4

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 Un sinagot, vieux gréement du Golfe du Morbihan


Nos bateaux – Les Amis du Sinagot

mardi 4 juin 2024

Par une nuit d'insomnie

 Je suis allée hier

Dans mon jardin d'hiver

Une petite véranda

Au toit presque plat

J'ai admiré 

Les citronniers

J'ai épousseté

Les orangers

A la lumière pâle

Du soleil hivernal

Je me suis réchauffée

Bercée par mes pensées

Je me suis assoupie

Dans l'air adouci


_______

Il fut un temps ou pendant mes insomnies mes pensées galopantes m'inspiraient et me disaient, "demain tu  iras l'écrire dans ton blog". Et puis au matin, pfff, tout avait disparu.

La nuit dernière je me suis levée et j'ai écrit sur un cahier cette poésie naïve  qui se balançait dans ma tête.


Citrus limon - Citronnier - Arbre fruitier - Persistant - ⌀21 cm - 70-80 cm

mercredi 24 avril 2024

Le petit réveil

Le petit réveil, là, bien au chaud sous la cage protectrice des côtes.

Ce petit réveil, tic-tac, tic-tac, inlassablement rythme les heures, les jours,les ans.

Et puis

Un jour, ou plutôt une nuit d'anxiété et de grande solitude

Tic-tac  Tic-tac  Tic-tac  Tic-tac....... Tic-tac Tic-tac Tic-Tac  Tic-tac Tic-tac  Tic-tac.... Tic-tac

Ce silence, cette absence, entre deux Tic-tac

Et ça recommence dans le noir de la nuit suivante


Le médecin qui a reposé son stéthoscope et qui dit "Votre coeur va bien".

Puis ça recommence quelques semaines plus tard

Puis le médecin "Votre coeur va bien"

Et une troisième fois "Votre coeur va bien.  Pour vous rassurer aller voir ce cardiologue."

C'était en automne 2019. Rendez-vous au mois de mai suivant. Ah vous vous souvenez de ce printemps 2020 ! Rendez-vous annulé. Puis nouvelle proposition en juillet. 

Le petit réveil semblait s'être calmé et d'ailleurs l'électrocardiogramme était "normal". Mais avant de quitter la salle de consultation ça recommence. Tic-tac  Tic-tac  Tic-tac  Tic-tac....... Tic-tac. La cardiologue peut enfin le constater en prenant tout simplement le pouls. Alors échographie la semaine suivante qui ne dévoile rien d'alarmant. Rendez-vous dans trois ans.

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Trois ans et demi plus tard (en janvier)

(Entre-temps le petit réveil semble aller assez bien. A chaque consultation le médecin vous confirme qu'il va bien.)

Rendez-vous "de routine" chez la cardiologue. Et là ! les silences, les absences du réveil se révèlent dans toute leur splendeur !

Deux mois plus tard (en mars)

Pose d'un ECG portatif pendant 24 heures. Le lendemain test d'efforts, échographie et re-ECG.

Cette fois-ci nul doute, le petit réveil n'en fait qu'à sa tête. Tous les 20 Tic-tac  environ il fait l'école buissonnière. Il n'est pas assez fort  lors du test d'effort, et il s'affole.


Pour le moment "on" ne fait rien. Rendez-vous dans un an. Et faites des exercices d'endurance pour muscler un peu ce réveil paresseux.

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Je ne m'y attendais pas. Mais si un peu quand même, vu les examens complémentaires requis.

J'ai pris cela avec détachement. Puis je suis entrée dans une grande fatigue. Maintenant ça va un peu mieux. Je me sens quand même fragile. J'ai envie de faire l'autruche face aux difficultés.

Les premiers symptômes (ceux de 2019) sont apparus alors que je vivais un grand épuisement professionnel. 

Mon coeur s'est peut-être usé de trop de stress, de trop d'inquiétudes, de trop de chagrins. Qui sait ?

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J'aimerais plus de douceur dans ma vie. J'aimerais un amour à partager. J'aimerais plus de légèreté. Que mon petit réveil capricieux puisse s'apaiser et m'accompagner chaque jour pour goûter aux beautés et joies de ce monde.

 

 

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Note  : j'ai osé faire cette confidence après avoir lu chez Célestine "C'est mon coeur".




Danser...

   J'étais enfant quand mes parents m'ont inscrite à un cours de danse classique. Une heure par semaine, le jeudi (puis le mercredi)...